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2 soeurs à en(bip)er

  • Titre original : Art of Love
  • Titres alternatifs : Art of Sex
  • Réalisateur : Ralf Scott
  • Année : 1998
  • Pays : Allemagne
  • Genre : La menace Fantofesse (Catégorie : Erotique)
  • Durée : 115 mn
  • Acteurs principaux : Sibylle et Sylvia Rauch, Mike Foster, John Walton, Andrew Youngman
Note :
4
Kevo42
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Chronique

Cette chronique traite d’un film à caractère pornographique. Elle a été conçue pour être la plus safe possible, mais vu le matériau originel, on vous conseille quand même de ne pas la lire au boulot…



C’était le 23 mars 2013, à la Cinémathèque française. Nuit excentrique, nuit électrique. Dans la salle, tout le monde retient son souffle : quelle folie l’équipe de Nanarland a-t-elle trouvé pour égayer les cuts ? Quel sera le nouveau Birdemic, le nouveau Endhiran ? Cette année, le film qui a traumatisé la salle portait un nom des plus fleuris : Deux sœurs à enculer.

Avec un tel titre, on peut se douter qu’il ne s’agit pas d’un remake de La mélodie du bonheur, mais bien d’un film de divertissement pour adulte. Ce genre de cinéma est réputé pour ce qu’on y voit, pas pour ce qu’on y entend. Pourtant, Deux sœurs à enculer possède ce qui fait la force des grands films : des dialogues absurdes jusqu’à l’hilarité absolue, par la grâce des meilleurs amis du nanarophile français : les doubleurs.



Un sens de la transition entre les scènes qui a aussi beaucoup impressionné les spectateurs de la IXe Nuit Excentrique.


On connaissait les doubleurs du trio magique Eaux sauvages, Wendigo, Jamaix plus encore, les délires enfumés de Blood Freak, ou la dyslexie de Jaguar Force, mais le doublage de Deux sœurs à enculer (quel titre...) propose une nouvelle forme de folie, nous montrant encore une fois que quand on croit avoir tout vu et tout entendu, et bien non, il surgit encore quelque chose de nouveau des profondeurs les plus abyssales (si on peut dire).



Allô Godfrey ? C’est pour l’annonce de casting...


Une présentation (un peu) racoleuse


Mais avant d’aller plus en avant dans cette chronique, laissez-moi vous présenter ce drôle d’objet. Deux sœurs à enculer nous vient d’un recoin peu exploré de l’industrie pornographique : les films distribués par la société de vente par correspondance Concorde. Cette société se spécialise dans le film discount, le film au kilo, vendu par pack de 5 h de pratiques exotiques, le genre de cassette au visuel ultra vulgaire, que vous espérez vraiment avoir bien caché quand viennent à dîner vos amis du Rotary Club. Parce que quand vous vendez par correspondance, vous devez vendre quelque chose de fort au client, et vous ne lui vanterez pas des dialogues extraordinaires, ni du frais romantisme, mais du « 100 % sodos au ras des couilles » ou des « pipes juteuses ». Je vous laisse profiter de la poésie du résumé proposé par la jaquette.



Je retape le texte ci-dessous pour ceux qui auraient du mal à lire :

« Un cambrioleur, spécialiste des œuvres d’art est surpris par la secrétaire de la galerie. Aussi séduisante que nympho, elle gardera le secret à condition que le séduisant cambrioleur l’encule à fond la caisse. Deux sauterelles se bouffent la clitoune quand arrive l’amant de l’une d’elles, pour le coup, la belle en sera quitte à se faire décalquer le fion de sa grosse pine tandis que l’autre aura droit à sa fessée. Une blonde aux gros seins sort de son sommeil un black qui somnolait car cette assoiffée de sexe est venue pour goûter à la sève de cet homme des bois, sachant qu’il n’y a pas mieux pour se faire violer la gorge qu’une bonne grosse queue de black. Deux ravissantes lolitas s’offrent la queue d’un beau voyou qui, après les avoir baisées à tour de rôle, se videra les couilles sur leurs visages de jeunes putes. Sybille Rauch, quant à elle, n’a pas que des gros nénés, elle est également pourvue d’un anus fort accueillant qu’elle offre à qui veut bien s’en servir. D’autres petites perversions vous attendent dans ce film bâti autour d’une sombre histoire de tableaux volés. Tout cela n’est que prétexte à fornications diverses dans un univers de luxure et volupté. »

Un scénario des plus complexes


J’espère que vous avez apprécié la qualité d’écriture de ce résumé et que vous vous êtes lavés les yeux avant de continuer. Ce petit texte, certes un tantinet vulgaire, a le mérite de résumer l’histoire de manière à peu près satisfaisante. Car bien que « prétexte à fornications diverses », il faut bien dire que celle-ci est très compliquée. En gros, il y a deux intrigues. La première concerne un cambrioleur nommé Fantofesse, qui vole des œuvres d’art et couche avec les femmes qui ont le malheur (ou le bonheur, c’est selon) de croiser son chemin. La deuxième concerne Darlène et son amie Joanne, qui ont des choses à garer : tout d’abord une grosse voiture à 6 roues achetée à Marrakech, puis un catamaran géant. Cette histoire n’est pas très développée, il faut bien l’avouer.



Quand le sage montre le doigt, le pornographe regarde la lune.


Le film est très compliqué à comprendre pour trois raisons :

1) La première est qu’il manque manifestement des bouts : je ne sais pas s’il existe une version longue, mais telle quelle, la partie centrée sur les sœurs Rauch n’a aucun sens, et l’histoire de Fantofesse est très elliptique.

2) Les personnages sont difficiles à reconnaître, car tout d’abord ils ne sont pas présentés (leur prénom ne sera jamais évoqué plus d’une fois), ensuite ils sont filmés en contre-plongée le visage dans l’ombre (la mise en scène de Ralf Scott n’est pas particulièrement subtile), et enfin ils sont tous doublés par les deux mêmes comédiens, ce qui n’aide pas non plus.

3) Manifestement, personne n’a traduit les dialogues pour les doubleurs, qui improvisent joyeusement tout du long.







Des cadrages qui ne facilitent pas la reconnaissance des personnages.


Du coup, pour espérer comprendre quelque chose, vous pourrez trouver dans la partie bonus des fiches résumant les actions de tous les personnages. J’espère qu’elles vous seront utiles.



Allô Monsieur Ho ? Oui, moi aussi je sais répondre au téléphone, et jouer dans des intrigues mal raccordées, je peux travailler avec vous ?


Pour faire simple, je vous propose un petit schéma, parce qu’à Nanarland on aime bien les schémas.



Un titre mystérieux


Cette dualité dans l’histoire se retrouve bien dans les deux titres du film : le titre original : "Art of love" ou "Art of sex", met en valeur l’intrigue du cambrioleur Fantofesse. Le titre Deux sœurs à enculer a une origine plus complexe, que je me dois de vous expliquer.

Sibylle Rauch est une actrice qui était assez populaire en Allemagne. Ancienne miss Playboy, elle était devenue un visage (on va dire) connu grâce à la franchise "Eis am Stiel", série de comédies pour ados gentiment érotiques tournées en Israël, produites à l’origine par Menahem Golan et Yoram Globus, précurseurs à leur façon de films comme "American Pie", et qui ont cartonnées en Allemagne au point de devenir des co-productions entre les deux pays. Dans les films de cette série traduits en Français, on citera notamment Le tombeur, le frimeur et l’emmerdeuse et Le tombeur, le frimeur et l'allumeuse.



Lorsque sa carrière érotique a ralenti, elle est passée au hard, en compagnie de sa sœur Sylvie. On a pu les voir dans des films aux titres aussi évocateurs que Une famille de salopes ou Double Trouble. Dans ce dernier, les deux partageaient une scène lesbienne, ce qui est, heu, assez étrange quand même. Depuis, la carrière de Sibylle a pris un tournant encore plus dramatique, entre drogue, prostitution, et menace d’apparition dans l’équivalent allemand de la première compagnie (rappelez-vous, la télé-réalité avec Jean Roucas…).

Dans Deux sœurs à enculer, les Rauch jouent deux amies depuis le lycée : le titre joue donc plus sur la réputation des actrices que sur le vrai contenu, ce qui n’est pas illogique vu qu’il a avant tout été créé pour attirer l’attention et pas pour décrire le contenu du film.



Sibylle et Sylvia Rauch...



... au sommet de la classe et de l’élégance.


Le vrai contenu du film, nous n’en parlerons pas vraiment ici : il s’agit d’un film pornographique assez classique, c’est-à-dire mal filmé, avec des acteurs et actrices qui ne vous feront pas franchement rêver, bercé par une musique au mètre oscillant entre acid jazz du pauvre et pseudo-reggae, sans jamais être en accord avec ce qui se passe à l’écran. Rien à déclarer.



Un film aux décors de rêve...



... agrémentés d’accessoires originaux.


Un doublage de génie


Deux sœurs à enculer est en fait l’un des rares films porno où les spectateurs accélèrent les scènes d’action pour passer aux scènes de dialogue. Elles remplissent 25 minutes sur 1 heure 25 de film, ce qui est un ratio plutôt acceptable, voire très bon quand on prend en compte leur pure folie. Doublé à l’économie, le film propose une voix pour les hommes et une pour les femmes, deux malheureux comédiens qui doivent donc prêter leur timbre à une multitude de personnages. En voyant le film, on imagine la scène : il est 22h et après une pause pizza, les doubleurs sont presque seuls dans le studio. Ils sont fatigués, c’est leur cinquième film de la journée. Le stagiaire chargé de la synchronisation n’a pas su vraiment leur expliquer de quoi retournait le film, alors ils improvisent.



Oui allô Monsieur Godfrey Ho ? ... Ma participation à votre prochain film ? Que je m’assoie dessus ? ... Ok.


Une femme téléphone à un homme : que peuvent-ils se dire ? En réalité, on ne le saura jamais. En Français, cela donne un dialogue purement absurde où il est question de voiture à 6 roues achetée à Marrakech, d’un hôtel qui s’appelle La Babounia… les voix sont au-delà du blasé, les silences sont embarrassants.

On préfère vous montrer le dialogue sinon vous n'allez pas vouloir nous croire.



Rodrigo essaie de boire pour mieux comprendre, sans succès.


Et puis vient le coup de génie : Fantofesse. Comment crée-t-on un pseudonyme aussi grandiose ? Il mêle en effet les deux parties de la personnalité du personnage : à la fois fente aux fesses par sa qualité de marteau-pilon anal, et Fantofesse parce que, comme Fantomas (phantom ass ?) il est un criminel insaissable.

Si tous les dialogues mériteraient de figurer dans la rubrique « ils l’ont dit » de ce site, c’est parce que les doubleurs ont un véritable sens de l’humour, étonnamment élaboré, qui repose sur :

- Le sens de l’absurde. En plus de la voiture, on aura le catamaran géant, le totem magique, un homme qui après une scène de sexe regarde par la fenêtre et se lance dans un éloge délirant de son plat pays, un sixième sens qu’on peut se foutre au cul, des conversations qui n’aboutissent systématiquement sur rien.

- Le sens du tempo pour combler les silences dans la conversation. Entre deux phrases banales, les doubleurs rajoutent volontiers de grosses inepties, comme par exemple lorsque Fantofesse examine des tableaux en disant « ah ma mère, et là ma famille, et oh, le soleil ! », ou bien lors d’un passage où un peintre va pour coucher avec l’une des sœurs / amies et qu’une femme débarque, faisant naître le dialogue suivant :

- « Oh, je ne me souviens plus qui vous êtes ?

- Je suis, je suis...

- Murielle ?

- Je suis moi

- Oh, je suis moi, quel sens de l’humour, j’adore…
»



Murielle et Joanne font connaissance.


- La voix des doubleurs. En plus de l’effet d’étrangeté lié au fait d’avoir une voix vaguement modulée pour tous les personnages d’un même sexe, et en plus d’avoir un enregistrement assez rudimentaire (on entend très fort le studio derrière), le tempo des voix est très étrange : l’acteur à la voix entièrement neutre passe son temps à faire des pauses comme dans cette scène.



Un doublage grand comme ça !


En somme, vous l’aurez compris, Deux sœurs à enculer est un film étrange : si on met de côté son scénario aux allures de gruyère, laissant fortement penser qu’il manque des scènes, il n’a de remarquable que son doublage français. Mais ce doublage est si puissamment inepte qu’il emporte tout sur son passage pour vous plonger dans l’antre de la débilité furieuse. Une expérience qui ne vous laissera pas indemne.

Merci Fantofesse, grâce à toi, nous sommes tous fourbus.



- J’ai loué ce film, qui s’appelle Deux soeurs à enculer, il paraît que c’est très classe

- Oh oui, regardons le vite, il paraît que Fantofesse est très beau.


Bonus : Les fiches des personnages pour tout comprendre à l’intrigue


Les personnages principaux

Rodrigo (joué par Mike Foster) :



Il a un restaurant et une amie qui est allée dans un club de vacances à Marrakech. Il a aussi deux amies bi-sexuelles : il les fouette, l’une part, car elle n’aime pas trop ça, l’autre reste. Il collectionne les œuvres d’art africaines.Le vol de deux de ses statuettes par Fantofesse le plonge dans le désespoir et la ruine (si on en croit le doublage allemand qu’on entend sous la version française). Il décide de se suicider en se jetant dans l’eau du port.

Darlene (jouée par Sylvie Rauch) :



Elle cherche une place de parking pour sa grosse voiture à 6 roues achetée à Marrakech, où elle résidait à la Babounia. Elle trouve Rodrigo saoulant. Ensuite, elle cherche une place au port pour garer son gros bateau. Par la suite, elle va, dans une drôle de tenue, embêter un agent de sécurité, qui lui propose de lui montrer le totem magique, ce qui a l’air de l’intéresser. Elle est amie avec Joanne depuis le lycée en Suisse. Elles ont tout partagé à l’époque. Elle cherche à redonner le sourire à Joanne, qui est un peu déprimée.

Joanne (Sibylle Rauch) :



Elle ne dit rien. Elle a des problèmes d’argent, mais elle a toujours la classe et de très belles chaussures. Elle va voir un peintre dans une tenue effectivement très classe. Elle veut bien voir le gros pinceau du peintre. Elle dit « camion » à Murielle, une amie du peintre.

Fantofesse (joué par John Walton) :



Il cambriole des tableaux moches, qu’il sort de leur cadre en les coupant au cutter. Sa technique est d’aller là où se trouve des femmes seules, de les « enculer jusqu’aux couilles » (dixit la jaquette), et de profiter de leur contentement pour filer. Il reçoit un coup de téléphone de Léo, et lui explique qu’il est soucieux à cause de ses côtes de bourse (ce qui est bien légitime vu ses actions dans le film), et qu’il marche sur l’herbe (encore une métaphore). Il veut refaire une soirée avec Léo. Il cambriole la maison de Rodrigo, couche avec sa copine avec l’aide de John le policier, endort les deux, repart avec des statuettes. On n’arrête pas… Fantofesse.

Un flic pugnace qui se prénomme John :



Il arrête des suspects en se basant sur son sixième sens. Son chef qu'on suppose bourru (mais lui-même est appelé « chef » par la suite, ce qui rend la situation hiérarchique un peu confuse) lui dira de se le foutre au cul. Ensuite il met un beau costume et cherche à parler à quelqu’un qui semble être un indicateur, mais est en réalité un subalterne, et qui en tout cas est gêné de le voir dans le quartier, et lui demande de l’appeler. Sauf que quand il l’appelle, il ne répond pas. Faut dire que soit il est en train de coucher avec deux femmes dans son immense appartement, soit il est en route pour lui dire qui est Fantofesse. Il essaie d’arrêter Fantofesse, mais préfère le rejoindre dans une scène à trois avec la copine de Rodrigo. Il ne comprend pas qu’il s’agit là d’une ruse de Fantofesse le fourbe, qui va profiter qu’il soit fourbu, pour l’endormir et ainsi s’échapper.

L’indic de John qui est en fait un flic infiltré (joué par Andrew Youngman) :



Il n’a pas envie d’être vu dans le quartier avec John. Il ne répond pas à John car il est occupé avec deux jeunes femmes. Il aime le soleil, et son pays, qui est plat, et les filles de son pays aussi. Il a un tableau flamand représentant un enfant qui pleure. Il sait qui est Fantofesse, et est très heureux de le dire à John, mais hors-champ. Comment peut-il se payer un appartement immense avec des toiles de maître et des femmes à poil ? Nul ne le sait.

Les personnages secondaires

Les victimes de Fantofesse :

Une jeune femme anonyme (jouée par Laura Black) :



Elle vient travailler tard le soir mais ne connaît pas le mot de passe de son ordinateur qui parle. Fantofesse vient cambrioler les tableaux qui se trouvent dans son bureau. En guise de promotion, elle a droit à une rencontre avec Fantofesse. Elle est comblée par Fantofesse, ce qui la laisse « fourbue ».

La copine de Rodrigo (jouée par Yvette ou Suzanne, voire Silly, le générique n’est pas très clair) :



Elle est très distinguée. Elle se fait violer par Fantofesse, mais quand le policier arrive pour arrêter Fantofesse, elle dit qu’elle est prête à tout pour qu’il ne l’arrête pas. Vraiment très distinguée, quoi. Fantofesse la remerciera en l’endormant avec de l’éther.

Les personnages de l’intrigue des deux sœurs Rauch

L’homme du port :



Il laisse sa carte de visite à Darlene pour qu’elle puisse garer son bateau, en lui disant qu’il y a moyen de s’arranger pour pas trop cher si elle fait un effort. Vu que l’on ne le reverra pas du film, on peut penser qu’elle n’en a pas fait cas. Ceci dit, notre amie Darlene fait peut-être juste des blagues pour remonter le moral de Joanne, et n’a en réalité ni voiture à 6 roues de Marrakech, ni catamaran géant.

Un agent de sécurité (joué par Franco Roccaforte) :





Est-il le même homme que sur le port ? Rien n’est moins sûr : il semblerait qu’il ait la peau plus claire, mais comme on n’a vu l’homme du port qu’en contre-plongée et à contre-jour, il est difficile de se prononcer. Quoiqu’il en soit, il montre à Darlene son totem magique. Alléluia petite sœur !

Le peintre :



Il peint dans un style abstrait et bleu, qui « rappelle Micasso ». Il suggère à Joanne et Murielle de se toucher les seins pour avoir de l’inspiration, bien qu’une amie lui ait dit que ça ne servait à rien, que c’est bizarre, qu’on ne savait pas quoi faire dessus.

Le personnage neutre :

Ding, l’ami de Mickey :



Il squatte et mate chez Rodrigo. Ensuite, il regarde Fantofesse et John s’occuper de la maîtresse de maison, sans esquisser le moindre geste. Serait-il un pervers ?



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Cote de rareté

Le film a été édité en DVD et est trouvable dans son extraordinaire version française sur le site de "Concorde", son distributeur. Par contre, nous n’avons pas réussi à trouver la version anglaise ou allemande de chez "Super Interactive", et c'est bien dommage, car nous aurions bien voulu en savoir plus sur l'intrigue originale.
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