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Tango & Cash

  • Titre original : Tango & Cash
  • Réalisateur : Andrei Konchalovsky, Albert Magnoli
  • Année : 1989
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : Tango & Cash Converters (Catégorie : polémique)
  • Durée : 1h44
  • Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Robert Z'Dar, Billy Blanks, Kurt Russel, Teri Hatcher, Jack Palance
Note :
2.5
mattg
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Chronique

J'ai longtemps pensé que Tango & Cash n'était qu'un triste navet, mais depuis sa vision, il me semble pouvoir dire qu'on tient là un vrai nanar.







Ce film est une première tentative foirée pour Sly de casser son image de grosse brute hirsute et gueularde à la Rambo. Sly veut changer, il souhaite montrer à tout le monde qu'en fait il peut jouer autre chose. Le ton est donné dès la première scène, qui fait office de présentation du personnage de Tango (Sly), et se découpe ainsi :



- Tango débarque de sa voiture en costard Cravate et lunette de profs (pas crédible les lunettes intello sur Sly), au loin un gros camion 35 tonnes déboule à toute berzingue.

- Tango dégaine un revolver microscopique et fait mine de viser. Enfin Sly essaye de le jouer mais c'est plutôt raté.

- Dans le camion les conducteurs se demandent qui peut bien être ce blaireau planté en plein milieu de la route, mais il est déjà trop tard : Tango tire sur le camion qui est stoppé net, les deux conducteurs sont éjectés hors de la cabine puis immédiatement arrêtés par Sly, imperturbable.





Si Jacky Chan peut arrêter un bus d'une balle dans "Police Story", je peux le faire aussi




Vient ensuite la scène qui introduit Cash (Kurt Russell) :



- Cash rentre chez lui peinard après une journée de boulot bien remplie, lorsqu'il se fait attaquer. Comment s'en sort-il ? Facile : il feinte magistralement son assaillant en lui tirant dessus avec un pistolet planqué dans le talon de sa santiag. La classe.

- Il s'ensuit une course-poursuite entre Cash et son agresseur, qui aura pour conséquence la transformation d'un beau parking en ruines fumantes. Il fait pas dans la finesse, Cash.





Yeah, je suis une action movie star moi aussi !




Après ces deux premières séquences, voilà le spectateur déjà rassuré quant au potentiel nanar du film. Le spectacle continue :



On apprend via quelques scènes pourries que Tango & Cash sont les deux meilleurs flics de la ville et qu'ils sont rivaux (pour être LE meilleur).





"- Tu l'as lu le scénar, toi, avant de signer ?

- Ben non, comme toi..."




Le méchant de l'histoire, joué par un Jack Palance sorti de sa retraite et au bord de la sénilité, en veut ET à Tango ET à Cash. Il va donc provoquer une pseudo-embrouille policière pour que les deux olibrius se retrouvent condamnés pour un crime qu'ils n'ont pas commis. L'erreur judiciaire validée (je l'ai oubliée mais de toute façon on s'en fout, à ce stade le spectateur aura compris que le scénario du film est naze) Tango & Cash se retrouvent tous les deux en prison. Quand Tango déclare à Cash qu'il a arrêté la moitié des gangsters présent dans la prison, Cash lui rétorque qu'il en a arrêté l'autre moitié (notez les dialogues poseurs et bidons au passage). Tous les prisonniers veulent leur faire la peau, y en a même qui veulent les violer. Le genre du film évolue du polar buddy movie crétin au film de prison crétin.





Dès qu'il a plus ses lunettes, il est tout désemparé notre Sly...




Après quelques castagnes viriles en Marcel avec de méchants prisonniers engagés par Jack Palance (dont Robert Z'Dar et Billy Blanks), Tango & Cash décident que trop c'est trop : à l'image du reste du film, leur évasion sera ridicule. Et que j'fais mine d'amener un chariot de linge sale à la laverie ni vu ni connu, et que je passe par un conduit d'aération, et que je bloque les pâles d'un ventilo géant avec un bout de ferraille, et que je passe finalement par le toit, et qu'en plus des gardiens y a partout des méchants prisonniers engagés par Jack Palance pour vous faire la peau, et même que Z'Dar finit électrocuté sur les câbles d'un transformateur électrique (qu'est-ce que ça foutait sur le toit de la prison ça ?). Et puis que finalement on s'évade en glissant attaché à sa ceinture sur des câbles à haute tension avant de se jeter dans le vide et de se relever dix mètres en contrebas en grommelant juste un "ouille". Un peu facile.



Tango & Cash vont ensuite découvrir que c'est Jack Palance qui les a foutus en prison, après une rapide déduction du genre "Ah oui au fait Jack Palance, il ne serait pas notre ennemi commun ? Mais oui, c'est certainement lui qui est derrière toute cette affaire". Très forts, Tango et Cash.





"First, they meet. Then they meet and they fight. And then at the end, they fuck. It's unbelievable !"




Cash s'aperçoit bientôt que Tango a une sœur, qu'il retrouve dans une boîte où elle danse (Tango lui avait demandé de prendre soin de sa sœur). Le show de la sœur, ridicule au possible, ressemble à la Gym Tonic de Véronique et Davina avec une bande-son très disco. La sœur tombe sous le charme beauf de Cash et va lui faire un massage, pour lui remettre une côte en place qui avait été déplacée lors de son évasion.





Teri Hatcher cherchant à percer bien avant "Lois et Clark", "Demain ne meurt jamais" ou "Desesperate Housewives"...




Ils seront surpris par Tango qui va plutôt mal le prendre au point de bastonner Cash. On ne s'y attendait pas du tout. On change à nouveau de registre en passant du film de prison crétin à la comédie policière poussive.



Tango & Cash reprennent malgré tout leur enquête et tombent bientôt sur un sbire de Jack Palance, qu'ils vont interroger en lui glissant une grenade dans le slip. Le sbire croit que la grenade est dégoupillée - alors qu'elle ne l'est pas - et lâche tout ce qu'il sait.





Brion James, indispensable gueule de méchant des eighties.




Mais comme Jack Palance est un authentique méchant de film d'action, il va enlever la soeur de Tango. Tango & Cash vont décider de lui rentrer dans le lard. C'est la baston finale attendue à la fin de chaque film de ce genre.





Jack Palance : les années 80-90 furent impitoyables pour sa filmographie (Terreur Extraterrestre, Alerte dans le cosmos, Voltan le barbare, Gor, Les Bannis de Gor, Cyborg 2...).




Le tandem débarque chez Palance avec une camionnette et des Uzis plein les mains. Après avoir tout ravagé à la mode "film d'action crétin des 80's", il vont se bastonner avec quelques seconds couteaux : le sbire va ainsi avoir droit à une nouvelle grenade dans le slip, mais dégoupillée cette fois-ci.





Faut arrêter de jouer avec n'importe quoi...




A la fin, comme on pouvait raisonnablement s'y attendre, il ne reste plus que Tango, Cash, Jack Palance et la sœur de Tango. Jack Palance aura le temps d'initialiser le sempiternel mécanisme d'autodestruction avant de mourir comme une merde (et de soulager le spectateur qui n'aura plus à supporter son odieux cabotinage). Les scénaristes nous ressortent en effet le coup du flingue caché dans la santiag de Cash pour tuer Jack Palance. Comme d'hab', Tango & Cash et la sœur arrivent à sortir du complexe en 10 secondes, juste avant que tout explose.





"Et encore là je mange mon pain blanc parce que bientôt ça sera "L'embrouille est dans le sac" et "Arrête ou ma mère va tirer" !"




Le film est achevé. Le spectateur aussi. Par ses nombreuses scènes incohérentes, mal foutues et mal jouées, un scénario mal alambiqué partant dans toutes les directions et pour ainsi dire grotesque, Tango & Cash a bien mérité sa place sur Nanarland.





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Tango & Cash
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Les notes des membres

Moyenne : 2.17
avatar de John Nada John Nada : B.F.
avatar de Kobal Kobal : B.F.
avatar de LeRôdeur LeRôdeur : B.F.
avatar de Mayonne Mayonne : 2
avatar de Nikita Nikita : 2
avatar de Rico Rico : BF
avatar de Wallflowers Wallflowers : B.F.
avatar de mattg mattg : 2.5

Cote de rareté

A bon action movie debilos calibré avec ses stars, bon gros DVD de chez "Warner" avec 5.1, image nickel et pléthore de langues. Pas de bonus hélas, cela reste une édition simple.
Cote de rareté : 1/Courant Consulter le barème de notation