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White Fire

  • Titre original : White Fire
  • Réalisateur :
  • Année : 1985
  • Pays : France / Turquie / Grande-Bretagne
  • Genre : Ultime (Catégorie : Pur et dur)
  • Durée :
  • Acteurs principaux : Belinda Mayne, Daniela Goodman, Mirella Banti
Note :
5
La Team Nanarland

Chronique



Ce qui caractérise le vrai, le pur nanar, c'est l'altération, ou plutôt le détournement du propos originel en une sorte de farce, par les faiblesses (ou l'âge) du film lui-même, et cela de façon complètement involontaire de la part des auteurs. Le décalage entre l'intention et le résultat. Avec "Vivre pour survivre", on a la plus parfaite démonstration de ce que peut apporter de magie et d'humour un tel décalage.


On s'éclate chez les mineurs !


Je ne préfère même pas vous parler de l'histoire, des personnages ou même vous décrire une petite scène pour vous mettre l'eau à la bouche car je ne serais que choisir tant tout ceci fourmille ici. Tout respire l'amateurisme de bout en bout... mieux que cela : ça fleure si bon le nanar qu'en y pensant, il me vient par comparaison des images culinaires comme l'idée de passer devant une boulangerie, de saliver à l'odeur du pain frais et encore chaud, et de finir par céder à la tentation en allant s'acheter une gourmandise.

Je vais quand même vous donner quelques indications et remarques sur ce bijoux ainsi que quelques pistes pour profiter pleinement des délices comiques de ce nanar.


Fred Williamson, ultimate cool badass attitude !


Tout d'abord, on peut le souligner, c'est un film très homogène dans sa conception ; tout est au top du nanar : l'histoire, le montage, les personnages, la musique, les acteurs (principaux ou figurants), le script, les trucages... tout vous dis-je !


Robert y croit à fond, ça se voit !


Allez, encore quelques hommes de main turcs moustachus...


C'est pourquoi, devant une telle richesse il convient d'être aussi attentif lors du "visionnage" de cette oeuvre que pour des jeux tels que "trouvez les dix erreurs". Mais comme il est hors de question de regarder tout ça avec sérieux je me permets de vous donner quelques conseils pratiques.


Même les acteurs ont l'air de bien s'amuser !


Tout d'abord regardez-le à plusieurs, entre amis. Il devrait en résulter une saine émulation interactive car, rassurez-vous, il y a bien plus de dix erreurs à trouver !


"Déjà première erreur, mon agent qui m'a fait tourner là dedans : je l'ai viré !"


N'hésitez-pas à utilisez à fond les possibilités du magnétoscope : arrêt sur image, ralenti, retour en arrière ; c'est souvent payant en éclats de rire (pour tout vous avouer, les trois visions que j'ai faites de "Vivre pour survivre" se sont chacune étalées sur deux heures ou plus, alors que le film doit durer à peine une heure et demi ! J'ajouterai qu'à chaque fois j'ai eu la joie de découvrir de nouvelles incohérences).


"...Quant à savoir si White Fire est un film étrange ou non, je ne peux pas vous répondre (...) je ne l'ai jamais vu !" (dixit Gordon Mitchell dans l'interview qu'il nous a accordée)


Mais attention à ne pas se braquer sur les absurdités et à être de mauvaise fois ; c'est tentant mais ça fini par desservir la qualité d'appréciation du côté naïf-candide-comique de la chose ; blasé, on n'est plus aussi réceptif aux douceurs de la surprise. Le scénario n'est par exemple pas aussi incohérent qu'il y paraît de prime abord et certaines aberrations s'estompent lorsqu'on fini par comprendre ce qu'a voulu raconter l'auteur (trois visions nécessaires pour cela quand même). En y prêtant attention, on déchiffre le fond de l'histoire un peu comme lorsqu'on demande à un enfant de décrire le dessin qu'il vient de faire. C'est en fait surtout la très mauvaise qualité du montage et du script qui noie l'histoire dans l'absurde... et qui rend le film si ludique à regarder !


L'actrice britannique Belinda Mayne. Ses titres de gloire : un dixième rôle dans Krull, la vedette dans "Alien 2 sulla Terra" de Ciro Hippolito et une poignée d'apparitions dans des slashers indigents ou des productions télé allemandes.


Je l'ai dit, le déroulement de cette histoire, les enchaînement de scènes, les cascades et les personnages principaux (Mike notamment) sont au top et il y a de quoi beaucoup rire ne serait-ce qu'avec cela. Mais pour ce qui est des détails, que ce soit au niveau des figurants ou des décors, ça en devient carrément hilarant ! C'est parfois si énorme qu'on ne le remarque pas au premier abord (allez je craque en vous livrant dans cette parenthèse la piste d'une incohérence qui ne m'est apparue qu'à la troisième vision : quelque chose cloche dans la maison de Mike et sa famille... je n'en dirai pas plus, mais sachez que ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres) !



Un film dans le vent !



Gare au sbire turc moustachu (on ne s'en lasse pas !)


Non franchement, je ne vois rien à redire sur ce "Diamant", alias "Vivre Pour Survivre" alias "White Fire" (les trois titres sont si bien trouvés que je comprends l'indécision de la production à en choisir un), je ne peux que vous le conseiller vivement.


Un final dans le soleil levant. Tout simplement la classe...



White Fire

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  • Rhétorique nanarde
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