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Air Force One

  • Titre original : Air Force One
  • Réalisateur : Wolfgang Petersen
  • Année : 1997
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : I love America (Catégorie : Pur et dur)
  • Durée : 2h04
  • Acteurs principaux : Gary Oldman, Harisson Ford, Glenn Close
Note :
2.5
Alf
Alf

Chronique



Dans le genre "le président américain est le plus fort du monde mais c'est normal parce que c'est le président et qu'il est américain", Independence Day faisait déjà très fort. Mais c'était sans compter la grosse bouse ultra-patriotique que notre vache yankee (notre préférée) allait nous démouler violemment au visage. Deux ans après Bill "Colgate" Pullman, il fallait trouver un remplaçant, un acteur pouvant prendre sur lui tout le poids de la connerie du film. Et cette personne est, vous l'avez deviné, Harry Sonne Fort.



Harison Ford est James Marshall, le fantabuleux Président des youèssé.


Oui, M. Han Solo, M. Indiana Jones en personne, le roi du pisto-laser et du fouet ! Le film commence sur une musique militaire (résumant à elle seule l’ambiance du métrage, puis l'arrière plan noir laisse place à l'action du film : un attentat américain visant à neutraliser le méchant russe (pléonasme: je vous rappelle qu'on est dans un film américain) de l'histoire, avec descente en rappel, talkie-walkie et tout le bordel. A travers les costumes moulants, on devine des couilles grosses comme ça. Normal, ce sont des Américains. L'opération est évidemment une réussite. Normal, ce sont des Américains. Mais si le méchant russe est arrêté, c'est la fin du film, et pas une trace de mon ami Harry ? Non, car on est à la cinquième minute du film, il nous reste donc 1h59 de métrage, et mon ami Harry arrive à la scène suivante.



Le bon...



...la brute...



...et, euh... Glenn Close.


On assiste alors, au cours d'une réception officielle où sont invités des membres du gouvernement russe (n'oublions pas l'intérêt commercial), à un discours hilarant (commençant en russe) faisant la part belle à la pseudo-bonne conscience américaine, qui me rappelle celui d'Hot Shots 2, dans lequel le président Benson déclare lors d'une réception officielle où il reçoit son homologue japonais "C'est hier encore que je lâchais des bombes sur vos maisons, mais je vous prie à genoux de ne plus construire de voitures aussi belles". Sauf que dans ce dernier cas, c'était volontairement drôle ! Puis, à la fin du discours (celui d'Air Force One), le président se lâche en disant quelque chose qui n'était pas prévu, déstabilisant tous ses adjoins, pour bien montrer à quel point il est couillu. Normal, c'est un Américain, et le président qui plus est. A ce moment, on assiste à l'acmé (de la connerie) de la bonne conscience, consistant à dire que les intérêts politiques ne passeront plus avant le devoir moral (on y croit tous).



Un scénario un peu téléphoné.


Ensuite, on nous présente des Russes qui n'ont pas l'air très net (1°: Ce sont des Russes, 2°: On sait que Gary Oldman est le méchant). Ce qui nous réconforte quant à l'intérêt dramatique du film. On s'aperçoit que ces méchants rentrent dans Air Force One avec une facilité déconcertante : où se sont-ils procurés leurs faux papiers, pourquoi la femme qui vérifie les papiers fait confiance à un groupe de Russes, alors qu'elle a certainement vu les derniers James Bond ? Nul ne le sait. C'est ce qu'on appelle la magie du cinéma, ou la fumisterie du scénariste.



Gary Oldman passe quand même beaucoup de temps à téléphoner.


En parallèle, le président entre dans son avion blindé, rejoint sa femme et sa fille, et préfère rester avec eux, plutôt que de parler politique (la famille est plus importante que tout chez les Américains). Quelques minutes plus tard, les figurants sont tués. Seuls restent les méchants, un pilote, quelques administrés du président, la famille du président, et... le président qui s'est planqué comme une lopette "mais-c'est-pas-sa-faute-c'est-son-garde-du-corps-parce-que-lui-voulait-sauver-sa-famille".



Ne vous inquiétez pas, l'Amérique va redresser la tête !


Résultat, tout le monde croit qu'il s'est sauvé dans sa capsule personnelle. Comme un des pilotes a été tué, l'avion commence à redescendre : Korshunov (Gary Oldman, surjouant à mort) oblige alors le pilote qui reste à remonter, ce qu'il fait tout en évitant à 0,0001mm près l'avion devant lui ! Puis l'action revient momentanément sur la terre ferme, à la Maison-Blanche, avec entre autres la vice-présidente, le secrétaire d'Etat, les généraux et les administrés. Les terroristes à bord de l'avion promettent d'exécuter un otage toute les 1/2 heure, si leur chef (capturé au début du film) n'est pas libéré. Le président étant considéré comme mort, car on n’a retrouvé personne dans la capsule, on assiste à un combat d'écolier entre la vice-présidente Glenn Close et le secrétaire d'Etat Dean Stockwell à propos de qui doit prendre le pouvoir (apparemment, ils n'ont que ça à foutre, alors qu'au même moment, l'avion du président est pris en otage) : "- Nan c'est moi qu'a le pouvoir, c'est la Constitution ! -Nan, c'est moi ! - Menteur ! - Arrête ou je l'dis à la maîtresse. Maîtreeeeesse !!!". La "maîtresse" arrive et finalement Glenn Close a le pouvoir. N'oublions pas l'un des moments les plus drôles du film où le président donne enfin un signe de vie (après avoir essayé de faire comprendre à la standardiste qu'il est réellement le président, et que ce n'est pas un canular de Laurent Baffie). Les administrés restés à terre poussent alors un "ouais !" de soulagement, complètement ZAZien (ou Montypythonesque) reléguant l'enthousiasme du public du Bigdil à celui de Pyramide !



Un classique du film catastrophe : les scènes de conseils de crise qui n'aboutissent généralement à rien...


Au cours du film, plusieurs otages sont tués (on voit du sang), pour bien montrer à quel point les Russes ne rigolent pas (mais on ne touche pas à la famille du président), le président (donc) se transforme en Mc Gyver, a un bol de cocu (cf: la scène classique des fils qu'il faut couper, "il y a 5 fils : rouge, jaune, vert, blanc et bleu".



Le président est encore mal en point mais dès qu'il aura repris son souffle, ça va charcler sec.


Là, je croyais que Bernard Minet allait arriver dans son costume en chantant "Bioman, Bioman !', sans oublier le fameux "non, pas le rouge !!!", ainsi que les nombreuses scènes où il passe d'une pièce à l'autre sous le nez des Russes, pile-poil au moment d'inattention de ces derniers), parle un russe im-pec-cable (même les Russes s'y laissent prendre, qu'est-ce qu'il est fort le président des USA !), nique la gueule à tous les méchants Russes armés, combat comme un catcheur (ce qui lui permet d'anéantir le plus gros méchant, Gary Oldman), s'improvise pilote (sa fille l'embrasse, tellement qu'elle aime son papa) et enfin, est un bel enculé (il fait tuer sa traductrice prise en otage en ne voulant pas se dévoiler, mais bon, ce n'était qu'une traductrice) !



"Allô, Billy ? Oui, je voulais te dire que c'est fini, tu es viré, je ne veux plus de toi comme agent."


Enfin, au moment où l'avion qui doit rapatrier tout le monde ne peut plus faire que deux voyages, il reste trois personnes à bord. Evidemment, il laisse aller William Macy (figurant connu) et son garde du corps. Lui préfère mourir (le président américain est d'un courage exemplaire). Willy se fait tuer par le garde du corps, le gros traître de l'histoire. Le problème est donc résolu.



Dis donc William, pourquoi tu fais toujours la gueule dans tes films...


Le président s'agrippe pour entrer dans l'avion de secours. L'avion Air Force One s'écrase avec le garde du corps (qui est un traître donc il peut mourir). Le président rejoint sa famille (le plus important).



Le Président prend les choses en main.


Happy End. Les Américains sont rassurés : ce sont toujours les plus forts du monde.



Alf
Alf

Air Force One
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Les notes des membres

Moyenne : 1.8
avatar de Alf Alf : 2.5
avatar de Mayonne Mayonne : navet
avatar de Nikita Nikita : 2.5
avatar de Peter Wonkley Peter Wonkley : 2
avatar de Rico Rico : 1
avatar de Wallflowers Wallflowers : 1

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