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Gameka et les Trois Super Women

  • Titre original : Uchu kaijû Gamera
  • Titres alternatifs : Space Monster Gamera, Gamerak, Phoenix Dominator : Mission invasion Terre, Gamera, le monstre de l'espace
  • Réalisateur : Noriaki Yuasa
  • Année : 1980
  • Pays : Japon
  • Genre : (stock-shots de) monstres aux yeux globuleux (Catégorie : Monstres géants)
  • Durée : 1h32
  • Acteurs principaux : Mach Fumiake, Yaeko Kojima, Yoko Komatsu, Keiko Kudo
Note :
4
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Chronique



On le sait : les Japonais copient tout. Centrales électriques, prototypes automobiles, parfums de luxe, TGV, rien n'échappe à ces maîtres de l'espionnage industriel. Il suffit de voir une trentaine d'entre eux, mitraillant sans relâche une sanisette Decaux pour être sûr que deux mois plus tard, les mêmes chiottes envahiront les rues de Tokyo et d'Osaka. Et, dans le domaine du cinéma, c'est un peu la même chose. Un bon concept se verra copié sans vergogne et décliné à l'infini. Telle fut la mauvaise surprise d'une jeune et novateur artisan hongkongais, un certain Godfrey H. (qui souhaite rester anonyme).



Audacieux créateur du concept du film "plusieurs-en-un", il aurait pourtant dû se méfier de ces dizaines de Nippons qui l'entouraient, occupés à shooter le moindre détail de son travail grâce à leurs Nikkôn autofocus greffés sur le bas-ventre. Et pendant que l'honnête Godfrey poursuivait méticuleusement son oeuvre de Compagnon du Devoir, cherchant et recherchant encore la perfection quasi démiurgique afin de savoir s'il était opportun pour l'unité de son récit que "les trois coyotes de Maurice violent Rose afin que George puisse épouser Jenny pour lui rapporter tous les agissements d'Interpôle", dans une tour de Tokyo, plusieurs dizaines de scientifiques aidés des super-calculateurs les plus performants analysaient, décryptaient, étudiaient la technique du "plusieurs-en-un" hongkongais. Le seul scientifique qui osa sous-entendre qu'un film réalisé sur de telles bases ne pourrait se retrouver que sur un site français traitant de nanars fut contraint de se faire rituellement Hara-Kiri pour avoir osé attenter à l'honneur du divertissement nippon.



Une petite contradiction entre le titre français du film et celui qui apparaît à l'écran.


Quelques mois plus tard, le chef de la section "Recherche et Développement" de l'entertainment japonais pouvait enfin se présenter devant le directeur de Sami Film International et lui tenir à peu près ce langage :

- "Salut à Toi, O Très Noble et Très Divin Fils du Dragon ! Puissent les Mille Trésors du Ciel devenir autant de Pétales de Cerisiers en Fleurs qui guideront Tes Pas sur le Long Chemin de la Gloire et de la Lumière. Tel l'Humble Cloporte pénétrant dans la tanière du Tigre, Permets à ton Humble serviteur de se présenter servilement devant Tes Yeux afin d'être Porteur de Bonnes Nouvelles ! Sache désormais, O Noble Enfant du Soleil que nos recherches sont terminées et que l'art du "plusieurs-films-en-un" n'a plus aucun secret pour nos savants. Nous sommes prêts à passer aux applications pratiques. Devons-nous le faire, O Thuriféraire de Sagesse ?"

Le directeur se lève silencieusement, prend son jeu de Yi-King, lance les baguettes et regarde le résultat d'un air pénétré... il prend la parole :

- "Hum...

La goutte d'eau ruisselle sur le toit,

Un pétale de rose se pose sur la fenêtre,

Le Printemps descend sur le Fuji-Yama !"


Il se rassied en silence, fermant les yeux d'une manière solennelle, un peu comme le font les Japonais dans Taxi 2.

- "Pardonne Mon Ignorance et Mon Impertinence, O Divin Réceptacle de Savoir, mais l'Humble Scolopendre que je suis a bien peur de ne pas avoir saisi Tes Paroles..."

- "Ça veut dire, balance la sauce, tocard ! On a assez de stock-shots de films de monstres qui n'ont jamais été finis pour retripatouiller là-dedans et pondre une daube qui nous coûtera pas un sou et nous rapportera un max de brouzoufs ! Allez, on se magne tant que le marché est encore porteur !"

Cette petite historiette, que j'ai pris un plaisir certain à vous narrer, fut ainsi à l'origine de la genèse de Gameka et les 3 Superwomen. Si, si, promis, juré, c'est vraiment comme ça que ça s'est passé ! C'est franchement pas mon genre de raconter des craques à propos d'un sujet qui en vaut vraiment la peine !!! Et de toutes façons, j'ai reçu un diplôme de "Déontologie et Vérité" à l'Université Thierry-Meyssan de La Ferté-Combette, c'est vous dire si cette anecdote ne peut être que rigoureusement authentique !



Mais commençons par le commencement : qui est donc Gameka (ou plutôt "Gamera" en Japonais mais la VF a ses raisons que la raison ignore) ? Et bien, bande de petits curieux, Gamera est une tortue géante, qui vole, crache le feu et passe son temps à se latter contre d'autres monstres tout aussi improbables qu'elle. Dans l'absolu, Gamera est l'un des nombreux craignos monsters sortis de l'imagination débridée des Japonais (eh, les copains, z'avez compris le jeu de mots ???... "Débridé"/"japonais"... Z'avez compris ??? Hahahaha ! C'est drôle, hein !) après le succès de Godzilla et de ses séquelles. Personnage assez populaire, Gamera, depuis sa création en 1965, a connu pas moins d'une dizaine de films à sa gloire, affrontant d'autres monstres caoutchouteux dont beaucoup seront repris sous forme de stock-shots dans le film qui nous préoccupe. Contrairement à Godzilla, étiqueté "méchant" à ses débuts avant de glisser progressivement vers le divertissement familial et se bonifier avec l'âge, Gamera, elle, a toujours été "gentille", d'où sa popularité auprès du public enfantin.





Gameka fait la hola.



Le gros barreau de Gameka


Habituellement, les scénaristes ne se foulaient pas des masses pour concevoir leurs intrigues : un monstre géant débarquait sur Terre, commençait à détruire des monceaux de maquettes et Gamera arrivait pour lui foutre une raclée. En somme, c'était assez simpliste. Mais pour les besoins de Gameka et les 3 Superwomen, les scénaristes se sont vraiment rongés le cerveau pour trouver quelque chose de suffisamment créatif - comprendre "grotesque" - pour arriver à concilier plusieurs combats de monstres-stock-shots et essayer de dénicher une trame narrative qui justifie leur présence dans le film. Sans aller jusqu'aux délires Godfreyiens mêlant empires ninjas, agents d'Interpol et exécuteurs défiant l'empire du Kung Fu pour arriver à un métrage cohérent (enfin... pour peu qu'on soit ivre mort en le regardant), les Japonais ont tout de même produit un petit chef-d’œuvre de l'improbable, une merveille de l'irréel, un pied de nez à la rationalité, ancêtre probable de tous les délires filmo-mangateux issus de l'archipel nippon.



Mais laissons plutôt la parole au narrateur de cette histoire...

"Il y a plus de 100 milliards d'étoiles dans notre galaxie, l'une de ces étoiles est le Soleil avec ses 9 planètes. Notre système solaire n'est qu'un ensemble parmi des milliards de systèmes solaires de la galaxie... mais dans l'immensité de l'univers, une galaxie elle-même n'est qu'un point minuscule. L'univers est sans fin. Son mystère est sans doute éternel. A cette minute même, il y a peut être 1000 guerres à des centaines, des milliers, ou des millions d'années-lumière."





"Au secours, notre planète Terre est menacée ! En ce moment, un vaisseau spatial se dirige vers nous avec des intentions meurtrières... C'est Zanon, le vaisseau pirate, Messager de la Mort... La mission de Zanon est d'attaquer et d'asservir la Terre !"

Et bé ! Nous voilà bien emmerdés. Encore une fois, notre pauvre petite planète bleue est l'objet des convoitises d'un quelconque empire spatial nanar et a besoin de héros pour la protéger. Que faire ? Bioman est en vacances, X-Or préfère tourner dans des films de Tarantino, les Chevaliers du Zodiaque ont raté deux métros pour arriver à temps et même le Président des Etats-Unis, roi du bottage de fesses d'aliens mal embouchés dans Independance Day n'est pas conscient du danger !

Heureusement, pour nous protéger des appétits conquérants des tyrans from Outer Space, il y a une tortue volante géante et trois superwomen en costume lamé argenté. Nous voilà rassurés.



Car il faut savoir qu'il y a vachement longtemps avant, Zanon a déjà détruit plusieurs planètes, dont celle des Superwomen, ne laissant que trois survivantes, propulsées dans l'espace et arrivées sur Terre à bord du "vaisseau de la paix M-88". Ces trois survivantes, ce sont... ben euh, les fameuses superwomen du titre. Se mêlant à la population terrestre, elles se sont adaptées et chacune d'entre elles a adopté une identité et une profession humaine. La première, Kilara est devenue propriétaire d'une animalerie, Marsha est pour sa part vendeuse de bagnoles chez un concessionnaire Mazda au logo bien apparent (ah oui, on se demandait d'où venait le budget du film...) et enfin, Mitan, elle, préfère se consacrer à l'enseignement en tant qu'institutrice.



Pas étonnant que Nissan ait été racheté par Renault. Leurs derniers modèles laissaient franchement à désirer.





Les trois Superwomen, en civil.



Les mêmes, revêtues du traditionnel costume folklorique de leur pays.



L’une des superwomen, posant devant la tour Eiffel, comme toute bonne touriste japonaise qui se respecte.


Ceci dit, je parle des "trois superwomen", mais il serait plus juste de dire "une superwoman et ses deux sbires". En effet, Kilara, la cheftaine superwoman est clairement mise en avant par rapport à ses deux sidekicks, qui n'ont pas vraiment plus à faire qu'une simple figuration. Il faut dire que la star du film, c'est elle, Kilara. Interprétée par la jolie Mach Fumiake, une catcheuse japonaise alors au sommet de sa gloire et présentant un joli minois (à la différence de ses collègues lutteuses, plutôt taillées sur le modèle "camionneuse stéroïdée"), celle-ci se taille la part du lion dans ce film, même si, finalement, les scènes des superwomen ne sont que des compléments aux scènes de la tortue Gamera. Plutôt charismatique, elle réussit à tenir son rôle assez dignement, en dépit de ce qu'on lui fait jouer.



Mach Fumiake avant qu'elle ne se compromette aux côtés d'une tortue géante.


Bref, les trois superwomen, dans leur van magique (SFX craignos inside) réussissent à capter l'ultimatum de Zanon, leur annonçant que la Terre sera conquise quoi qu'il arrive et que toute résistance est inutile. (D'où ce dialogue des plus pertinents: "Superwomen, je sais que votre mission est de protéger la Terre, mais vous n'y arriverez pas : JE SUIS TROP FORT !", et Kilara de constater : "C'est une voix ennemie !" Bravo, Kilara ! On a donné des DESS pour moins que ça !). Que font les Superwomen, alors ? Et bien, elles décident de se re-transformer en humaines grâce à leurs chorégraphies idiotes que même Spectreman il a pas les mêmes, et de continuer à mener tranquillement leur vies de travailleuses modèles, organisant de ci de là quelques briefings, histoire de s'agonir sur les malheurs de la Terre et de commenter les combats de Gameka. De grands rôles oscarisables, donc...

Toutefois, les scènes des Superwomen permettront d'introduire un autre personnage récurrent (et crispant) du film, le petit Keishi. Insupportable petit étron gesticulant, sale tête à claques qui réveille immédiatement en chaque spectateur le tortionnaire qui sommeille.



Le petit Keishi : un mignonnet et adorable bambin, qui ne répugne pas, par ailleurs, à pousser la chansonnette. (Le salaud !)


Chacune de ses apparitions est un argument supplémentaire de la défense au procès Dutroux. Le voir chanter "la marche de Gameka" sur son clavier Yamaha (ah tiens, l'autre moitié du financement du film...) donne irrémédiablement envie de lui exploser les gencives à coups de manche de pioche ! N'y voyez ni frustration ni violence exutoire de ma part... non, c'est comme ça ! Il est insupportable et le restera tout le film...



L'euthanasie obligatoire à 8 ans. Pour ou contre ?


Alors, à quoi sert-il au final, ce petit con ? Ben, pas à grand chose... juste à donner une caution "enfance innocente" au film, ce dont les Japonais raffolent. En fait, c'est lui qui achète puis relâche la tortue qui deviendra la puissante Gamera par la suite, simplement parce qu'il a été gentil avec elle et qu'il lui jouait du synthé Yamaha. Si vous possédez une tortue et un synthétiseur (je pense que ça doit marcher aussi avec un Bontempi), je vous invite évidemment à user des mêmes méthodes, tant on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve et quels potentats interstellaires pourraient avoir dans leur planning un projet d'invasion de la Terre. Et quand bien même aucune guerre cosmique ne serait à l'ordre du jour, avoir une tortue géante chez soi est toujours efficace pour impressionner le voisinage.



En dépit des efforts des ingénieurs de Sushisashimi Technology, la machine à cloner Michel Petrucciani n'est pas encore au point.


Mais je parle, je parle, et pendant ce temps-là, l'invasion a déjà commencé ! A la différence des aliens américains lamentablement prévisibles, se contentant de détruire des villes avec leurs gros lasers, ou alors d'infiltrer l'humanité grâce à de subtils déguisements qui les empêchent toutefois de baisser le petit doigt, les envahisseurs extraterrestres japonais ont une manière de procéder bien plus originale : ils envoient des monstres en caoutchouc détruire le monde (enfin, le monde... Tokyo et sa proche banlieue; c'est déjà un début). Esprit samouraï oblige, ils ont tout de même la courtoisie de n'envoyer qu'un monstre à la fois, un peu comme les méchants de Vega n'opposaient qu'un seul Golgoth à Goldorak par épisode. Le premier d'entre eux est "Gaos, le monstre supersonique", une espèce de chauve-souris en balsa des plus mal foutues qui détruira les trois quarts des maquettes d'avions composant la puissante armée japonaise avant de se faire humilier par Gamera lors d'un combat qui fleure bon la "Ed Wood touch" (maquettes tenues par des fils, lasers rajoutés à la gouache etc...)



Gaos, le monstre supersonique !


Mais ce n'est que le début du festival des monstres interstellaires en mousse, puisqu'après chaque défaite de ses créatures, Zanon se décide à en envoyer une autre, qui finira de toutes façons par périr sous les prises de catch de Gameka. Après Gaos, c'est au tour de "Zigra, le monstre des mers" (un espadon en plastique) de finir en bâtonnet du Cap'tain Igloo, puis vient celui de la pieuvre anthropomorphique "Viras, le monstre des profondeurs" qui aura bien du sushi à se faire face à la tortue cosmique avant que "Jiger le monstre de l'espace" (un quadrupède difficilement descriptible tant sa laideur est grande) ne se décide à pointer le bout de son nez pour avoir lui aussi droit à une fessée bien méritée.




Gaos, le cauchemar des modélistes





Gamera vs Zigra. Ca va sentir le poisson pas frais dans pas longtemps les gars...


Afin de meubler, chaque combat de Gameka est entrecoupé de scènes impliquant les Superwomen, Gilage (l'espionne de Zanon sur Terre chargée de repérer les Superwomen) et l'abominable Keishi. Scènes sans queue ni tête, filmées et montées n'importe comment, où l'on voit les Superwoman dormir dans une valise miniature, faire des chorégraphies à la Bioman sans autre but que de rajouter du temps de métrage. Keishi, l'abjecte petite chose gigotante, pour sa part, se fait embobiner par Gilage (qui la persuade qu'elle est elle-même une superwoman afin qu'il lui balance la planque des vraies, ce qu'évidemment, ce sale merdeux fait sans attendre) avant de se faire reprocher par sa mère qu'il ne pense pas assez à ses études (apparemment, au Japon, le fait que des monstres géants ravagent le pays n'est pas un événement assez important pour justifier l'arrêt des cours...).



Les meilleures scènes "de complément" restent incontestablement les rapports qu'envoie Gilage à Zanon après chaque défaite... "Gilage, tu as encore échoué... tu seras détruite", "Oh, non, pitié, laissez-moi encore une chance de me rattraper..."... "Hum, bien ! Mais attention ! C'EST TA DERNIÈRE CHANCE CETTE FOIS-CI". Assez classique, sauf... que ça arrive quatre fois dans le film ! Finalement, le tyran galactique semble être assez coulant comme gars.

Jusque-là, le film restait encore logique et cohérent (si, si !), mais, dès lors, le réalisateur sombre définitivement dans la folie furieuse et lâche complètement ses sphincters cinématographiques. Gameka se paye une petite virée dans l'espace où elle poursuit le Galaxy Express 999, le train de l'espace issu du dessin animé éponyme (des stock-shots de dessin animé mixés avec des scènes filmées... franchement, on en est plus à ça près), avant de se retrouver sur une planète quelconque et d'affronter "le diabolique Guiron", un autre monstre en mousse que la décence m'interdit de décrire mais qui lance des shurikens avec sa tête. Retour sur Terre et combat avec Barugon "le monstre qui gèle tout sur son passage" que Gameka renvoie illico presto dans son congélateur.



Guiron, la terreur des huîtres.



Barugon, le caméléon de l'espace.


Histoire de finir sur une note tragique, mais morale, Gilage se suicide de manière expiatoire avant que Gameka ne se sacrifie à son tour en se jetant sur Zanon façon Star Crash. Crac Boum, Zanon explose, la Terre est sauvée, même si la mort de la tortue fait pleurer le morveux (Bien fait ! Chiale sale mouflet, tu pisseras moins la nuit !).

J'avoue avoir eu honte pour mon magnétoscope une fois la cassette rembobinée. Ce pauvre vieux Toshiba qui n'osait plus me regarder en face, tendant vers moi ses petites mimines toutes moites dans un geste suppliant, peut-être pour se faire pardonner d'être de la même nationalité que ce film... j'en ai eu un crève-coeur, je vous l'assure. Fallait-il pourtant que je parle de ce métrage, au risque de voir mon Toshiba déshonoré et n'avoir aucune autre alternative que de se faire dignement seppuku ?

Oh oui, il le fallait.

Pour information, Mach Fumiake n'a pas persisté dans le cinéma. Après quelques figurations dans divers films de cet acabit, il semble qu'elle ait quitté les feux de la rampe pour ceux du ring où elle exercerait encore. Elle tâte occasionnellement de la chansonnette en plus de ces performances martiales (d'ailleurs, c'est elle qui chante le générique du début. Keiko Kudo (Gilage) aurait elle repris son métier de mannequin avant de décéder récemment d'une attaque cérébrale. Pour finir, Koichi Maeda (le petit Keishi) serait devenu artiste peintre, connu au Japon comme militant de la promotion du cannabis et pour avoir ouvert son propre coffee-shop à Tokyo (peut-être pour revoir des tortues qui volent ?). Aucun des acteurs ne semble avoir réellement persisté dans le cinéma après Gameka. Et le cinéma les en remercie.

On ne peut que recommander chaudement ce film nippon véritablement excellent, dont la nanardise ne se contente pas de sauter au visage du spectateur, mais, plutôt, lui jappe au nez ! Gameka, c'est un pur concentré de nanardise, ne vous faites aucun sushi à ce sujet !

Je vous remercie d'avoir ri à ces lamentables calembours et je vous rappelle qu'au besoin, j'anime vos mariages, enterrements de vie de garçon, baptêmes et bar-mitzvahs. Je vais maintenant passer parmi vous... domo aligato et sayonara.



Photo de famille : de haut en bas et de gauche à droite : Gaos, Viras, Gamera, Zigra, Jiger, Guiron et Barugon.




Zord
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Gameka et les Trois Super Women
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Les notes des membres

Moyenne : 3.75
avatar de John Nada John Nada : 4
avatar de Kobal Kobal : 4
avatar de Labroche Labroche : 3
avatar de MrKlaus MrKlaus : 3.5
avatar de Rico Rico : 4
avatar de Zord Zord : 4

Cote de rareté





Un super DVD japonais de chez "Daiei" existe avec plein d’interviews, de bandes-annonces, de teasers etc., le tout vendu en individuel ou dans un box grand luxe 4 DVDs (vendu 22 000 yens avec un Gamera en plastique, une affaire !). Et si vous êtes fan vous prendrez bien les 3 boxs pour avoir l’intégrale des 12 films de la tortue à réaction ! Comment ça introuvable chez nous ? Que nenni, car "WE prod" et "M6 vidéo" se sont associés pour éditer cette intégrale dans nos vertes contrées ! Et dans le lot, on le retrouve sous le titre "Gamera le monstre de l'espace" dans une édition de belle qualité, mais hélas seulement en VO sous-titrée.



L'intégrale.



Egalement disponible en 3 volumes individuels.


Sinon pour retrouver en plus la VF perrave, il va falloir aller re-piocher une des vieilles VHS titrées "Gameka et les 3 super women" chez "Stemick production" (en version bleue ou blanche), "Gamerak" chez "MVP" (des souvenirs de Goldorak ?) voire "Phoenix Dominator : Mission : invasion Terre" avec deux jaquettes au choix : un habillage très polar chez "BM Production" (des tout-fous ceux là !) ou plus top gunnesque chez "Magical Moment" (il s'agit en fait de la même boîte). Un grand festival de jaquettes volantes donc…









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