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Malibu Express

  • Titre original : Malibu Express
  • Réalisateur : Andy Sidaris
  • Année : 1985
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : TF1 en quête de sens (Catégorie : Pur et dur)
  • Durée : 1h45
  • Acteurs principaux : Sybil Danning, Darby Hinton, Art Metrano, Niki Dantine, Lori Sutton
Note :
3,5
Kobal
Kobal

Chronique





Un rapide pitch pour résumer le bête : la CIA est bien embêtée car les Russes ont 5 ans de retard en informatique et volent plein de PC américains via des sociétés écrans implantées dans des pays soi-disant alliés. La Comtesse Luciana (Sybil Danning) est ainsi mandatée pour envoyer Cody Abilene (Darby Hinton), détective privé, enquêter auprès de Lady Chamberlain (Niki Datine). Et là, c'est le drame, car un domestique est assassiné. Très vite, Cody comprend qu'il va devoir se taper toutes les nanas à la ronde pour pouvoir progresser dans son enquête.



« Malibu Express » est un des premiers films du scénariste-réalisateur Andy Sidaris, amateur de productions au label 0 brain cell needed, véritable fer de lance du cinéma nanar hawaïen. Sidaris s'est en effet spécialisé dans la série B érotico-actionesque délirante et ensoleillée, où les femmes sont pulpeuses et libérées, les hommes hypermusclés et où le port du lance-roquettes est monnaie courante, bref un ami du nanardeur en quête de débilité.





Je vais être soft, mais je ne pouvais pas faire l'impasse sur le premier plan-nichon.





Idem pour le premier plan-fesses.




A la vue de « Malibu Express » (qui ne se déroule d'ailleurs pas à Hawaïï), on sent bien qu'il commence à développer son style très nichon-nichon, creusant très loin dans ce sous-genre à la Hollywood Night qu'il affectionne tant. Le spectateur va ainsi en avoir pour son argent, car les playmates, et autres Miss Overdrive qui défilent à l'écran sur fond de musique country pittoresque n'hésitent jamais très longtemps à se dénuder et à remuer leurs protubérances mammaires dans tous les sens pour séduire notre héros moustachu, tout cela dans une débauche non-stop complètement hallucinante de professionnalisme ; Sidaris sait ce qu'on veut, et il nous l'assène à un rythme effréné qui en surprendra plus d'un par la gratuité la plus absolue de certaines paires de nib'. Le record de vitesse est ainsi atteint lorsque notre héros recherche une voiture d'occasion et qu'il se voit littéralement violée par la vendeuse après seulement 30 secondes d'apparition à l'écran.





- Je cherche une occas'.





- C'est moi la plus belle occasion du coin. Ca te plaît ?

- Oh pitié...




Félicitons le chargé de casting qui su retenir pour ce film un parterre de poitrines naturelles fort rafraîchissant en ces périodes synthétiques de prothèses généralisées. Et quelle variété : des gros qui tombent, des petits bien fermes, des en poires, des en gouttes, etc. C'est un véritable hymne à la diversité de la femme (presque une pub pour Yves Rocher dis donc).



On remarquera la présence à l'écran de la célèbre Sybil Danning ( Hurlement II, Hercule, « Chained Heat » entre autres...), gage de qualité pour le cinéphile déviant célibataire, qui réussit l'exploit insensé de montrer ses seins sous tous les angles possibles (et je pèse mes mots), sans pour autant jamais montrer ses tétons (reste de pudeur ou défi technique ?).



FESTIVAL SYBIL :























A ce stade de ma chronique, je me dois d'aborder un point qui me paraît important. En effet, le côté prédominant de l'avalanche de plans nichons va peut-être rebuter plus d'une demoiselle, effrayées par ce qui semble être une ode aux soirées bière-foot-playboy. Déjà, je préciserai que je ne bois pas de bière, que je n'aime pas le foot plus que ça, et que je n'achète pas Playboy. Ensuite, je ne trouve pas que « Malibu Express » soit un film réellement macho : bien sûr, les "actrices" jouent quasiment toutes des cruches nunuches comme pas permis. Mais les protagonistes masculins néanderthaliens sont aussi cons que ces pin-ups écervelées, même notre héros Cody n'étant pas franchement une lumière. J'irai même jusqu'à dire que les femmes y sont bien souvent plus débrouillardes que les hommes : un exemple récurrent en est l'incapacité des mecs à tirer correctement avec des armes à feu. Cody Abilène est ici un incompétent notoire qui se repose entièrement sur ses comparses pour se sortir des échauffourées balistiques (un détail que l'on retrouve d'ailleurs dans « Piège Mortel à Hawaï »).





C'est toujours la même qui fait tout ici.




De plus, Andy a aussi pensé à vous mesdemoiselles : Mr Universe, Mr Arizona, bref, de beaux mâles bodybuildés viendront faire miroiter leur musculature huilée et nous faire part de leur profondes réflexions proto-métaphysiques sur le monde (ambiance lombrics qui réfléchissent). Même Cody Abilène donne de sa personne sous la douche, et surtout de son viril postérieur, qui vous ravira toutes (et tous, allez quoi, faites pas vos machos). Bref, y'en a pour tous les sexes dans le monde de Sidaris.





Cody, le sex-symbol.





Cody, son butt-symbol.





C'est-y pas super glamour, ça madame ?




...



Bien, revenons-en à nos nichons.





Ahem.




De toutes mammaires, il serait un peu simpliste de résumer « Malibu Express » à des glandes manières. En effet, le scénario indigent, les perfides techniques de chantage vidéo, les personnages ultra-débiles, les répliques fulgurantes de connerie (ce film est un réquisitoire vigoureux pour les dialogues nanars), les doublages en parfaite adéquation avec tous ces intellects déficients, la moustache héroïque, une véritable enquête au dénouement Agatha Christie-like, font de ce film un nanar ma foi très divertissant. De toutes façons, un film où un personnage explose à la grenade ne peut pas être mauvais.





- Vous êtes détective privé, on voudrait savoir si vous comptez enquêter sur nous ?





Un technicien à l'autre : - Je te dis que cette bagnole elle tient pas la route, c'est une vraie savonnette.

La demoiselle blonde, ouvrant sa combinaison : - Aaah oui, et ces savonnettes-là, elle tiennent pas la route non plus ?




Cody Abilène accompagne le film au rythme de sa voix-off commentant les aléas de sa vie sexuelle éreintante, à destination de son nouveau dictaphone. Ce qui rend bien cocasse cette scène où on l'entend décrire la situation pendant qu'on le voit s'écrier "Wouhaaaaaaa" dans son joujou. Il porte comme véritable étendard la texan way of life partout où il va, dans une indifférence vestimentaire du plus mauvais goût. Et comme tout bon privé viril qui se respecte, il ne peut s'empêcher de repomper les mythiques vannes de Dirty Harry en pointant de manière phallique son arme de destruction massive personnelle.





Je sais ce que tu te demandes...





...combien de balles j'ai tirées ? 5 ou 6 ?





Les lunettes noires lors d'une réception en intérieur, quelle classe !




Certains détracteurs ont pu évoquer son caractère volontaire, un peu comme pour toute la filmo de Sidaris. C'est effectivement le cas : le réalisateur-scénariste est sans doute bien conscient du faible niveau intellectuel de son ouvrage et vise sans l'ombre d'un doute le simple divertissement décomplexé. Mais l'excès qu'il met à la tâche provoque un sur-nawak suffisamment déjanté à mon goût pour faire tomber son film dans le vrai nanar, complètement imbécile, mais tellement hilarant. Comment ne pas rire lors de cette course-poursuite où une des nénettes du héros ne trouve rien de mieux à faire que de lui obstruer la vue avec ses nibards alors qu'ils roulent à 230 Km/H, poursuivi par des tueurs en hélicoptère ?





Luc, Matthieu et Marc (les Apôtres).





Gnééééééééé.





Gnuuuuuuuuu.





Menaçant le pilote : - Vas-y, fonce le vieux, tu vas te magner ? Tu fais ce que je te dis ou je tire !





Après quelques instants de réflexion : - Matthieu, tu es fou ! Mais qui conduira l'hélicoptère maintenant, si tu le descends ?




Si « Malibu Express » reste néanmoins en deçà de « Piège mortel à Hawaï », grande réussite nanarde qui explore de nombreux horizons cinématographiques, c'est sans doute parce qu’il se concentre un peu trop sur l'étude de la surexposition de seins au cinéma et perd ainsi en variété. Mais quelle fantastique tranche de rigolade, tout de même.





Andy Sidaris sait très bien ce qu'il vaut.





Hahahaha, quelle aventure mes amis. Remémorons-nous les meilleurs plans-nichons... (véridique).




NB : La plupart des légendes en sous-titres sont de vraies citations du film.





Kobal
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Malibu Express

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Cote de rareté

Une seule édition de disponible en VHS apparemment, celle de "CIC".







Malibu Express n'a pas encore bénéficié des récentes éditions DVD Z2 de la filmographie Sidaris, à l'exception notable d'un DVD aux Pays-Bas en anglais sous-titré hollandais.











Il existe tout de même un DVD Z1 en collector box ou en solo dans la collection "Bullets, Bombs and Babes" chez Sidaris himself.









Et même en VCD hindou.
Cote de rareté : 3/Rare Consulter le barème de notation