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La planète des dinosaures

  • Titre original : Planet of Dinosaurs
  • Titres alternatifs : Planet of the Dinosaurs, Mysterious Planet, Deathbeast
  • Réalisateur : James K. Shea
  • Année : 1978
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : Le Monde perdu... dans l'espace (Catégorie : Venus du fond des temps)
  • Durée : 1h24
  • Acteurs principaux : Max Thayer, Louie Lawless, James Whitworth, Pamela Bottaro, Derna Wylde
Note :
1
Wolfwood
Wolfwood

Chronique



1976. La mode cinématographique n'est plus vraiment aux monstres gigantesques. Cependant, un film va changer la donne et relancer un peu le genre : il s'agit de King Kong de John Guillermin, remake du classique de 1933. Le succès du film incite les producteurs à s'introduire dans la brèche et à mettre en chantier plusieurs métrages. "Planet of the Dinosaurs" fait partie de ceux-là.



L'histoire débute dans l'espace, où un vaisseau commercial est victime d'une avarie (quelle est-elle ? Et que fait donc cet engin au milieu de nulle part ? Difficile à dire, et puis est-ce que je vous en pose des questions ?).





Le vaisseau des héros…





…plein de voyants qui font blip et qui font blop.


Fort heureusement, certains passagers arrivent à s'en tirer via une petite navette, qui fuit le danger à vive allure vers la planète habitable la plus proche. Quoiqu'à défaut de "vive allure", disons plutôt que les acteurs se penchent en arrière pour nous simuler l'accélération.





Allo Houston ? Ben oui, comme d'hab…



Ouf, il était temps, le vaisseau vient d'exploser.


Manque de chance, la navette se crashe dans la mer.





Encore un plan qui tombe à l'eau.


L'équipage arrive toutefois à sortir à temps pour rejoindre la terre ferme. Ses membres sont plutôt hétéroclites et vêtus de tenues des plus intrigantes :





Il y a le capitaine, qui crie "Aline" pour qu'elle revienne.





L'assistante du capitaine, incarnée par Pamela Bottaro (également vue dans "La Dimension de la Mort").





La scientifique.





L'employeur de tout ce petit monde (à droite) et… euh… un homme, parce qu'il devait rester une place de libre.





Une blonde, si, si vous verrez c'est important une blonde.





La secrétaire particulière (hum hum) du patron.





L'un des seconds du capitaine.


Ce dernier personnage est relativement intéressant, incarnant l'archétype même du râleur, toujours en désaccord avec son supérieur. Il ne rit d'ailleurs que très rarement et semble prendre son rôle - à savoir veiller sur tout ce petit groupe - très au sérieux.







Tous les acteurs pourraient d'ailleurs rivaliser au jeu de la plus pauvre filmographie, ce film étant souvent leur unique expérience devant la caméra (et pour certains, ça se voit !). A l'exception de James Withworth, notre barbu, présent dans "La Colline a des Yeux" 1 et 2, aucun n'a eu son quart d'heure de gloire. Même constat pour James K. Shea, le réalisateur, qui après ce seul et unique film a lui aussi disparu de la circulation.

Ola, attendez, stop !

Dans la précipitation, j'ai oublié de vous présenter quelqu'un, l'autre second du capitaine. Quel oubli impardonnable pourtant, car cet homme...

...c'est lui...

...c'est Max Thayer !








Quelle classe ce Max Thayer !


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, sachez qu'il n'est pas venu les mains vides puisqu'il a pris...





...son Laser Force !!!


Mais trêve d'excitation, revenons à notre histoire : notre groupe d'explorateurs se retrouve donc sur une planète inconnue. Une grande partie de l'équipement étant par le fond, il est décidé manu militari d'aller le récupérer. Et c'est là que notre blonde entre en jeu !





Quoi ? Comment ça "un prétexte" ? Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler.


Car en effet, à quoi sert une blonde dans ce genre de film ?





A se faire déguster à la première occasion par une bestiole qui passait par là, bravo, vous avez gagné, on applaudit bien fort ! (faut dire aussi qu'il n'avait pas de noir dans l'équipe...)


Amputé d'un membre, nos compagnons s'en vont alors découvrir ce monde qui se révèlera... peuplé de dinosaures (sans blague ?). Comme toute expédition qui se respecte, les embûches seront nombreuses. Et qui dit obstacles dit moyens de les surmonter, c'est d'ailleurs bien là le problème. En effet, tout le monde a une vision bien précise des actions à entreprendre pour survivre. Ce qui vaut bon nombre de discussions et de tensions. Faut-il créer un camp et attendre (sans aucune nourriture, en voilà une idée brillante) ? Partir en expédition ? Trucider du vélociraptor pour déconner un coup ? Faire la fête autour d'un feu…? Tant de questions existentielles qui feront l'objet de débats assez houleux.





C'est moi qui donne les ordres !

- Moi, j'aime pas les ordres.

- Mais c'est moi le chef !

- J'aime pas les chefs.


Même notre héros préféré en prend pour son grade quand il décide de confier son arme à l'une des femmes de l'expédition :







Pour qui tu te prends espèce de freluquet ? T'as affaire à Max Thayer, un peu de respect.


Comme tout cela ne suffit pas, la joyeuse troupe a une tendance assez systématique à se mettre dans le pétrin.





Tout le monde dort et personne pour surveiller ? A la 1ère compagnie, ça tenait pas une semaine tout ça...





Oh, un plan fixe pendant que la scientifique s'amuse avec sa Gameboy…





Cela n'a pas loupé. Voilà un dinosaure derrière eux…





...et un autre devant !





Même notre héros ne s'en laisse pas compter... cours Max Thayer !





En même temps, c'est super impressionnant un dinosaure, surtout quand il change de couleur d'un plan à l'autre.


Il y a également quelques constantes toujours savoureuses, parmi lesquelles le sacro-saint sauvetage de jouvencelles en détresse. Il est en effet notoire qu'en territoire hostile, les femmes doivent s'en aller seules, sans armes et cela pour quelque motif que ce soit.





Oh, tiens, si j'allais à la cueillette dans une grotte sombre et lugubre ?





Mais... qu'est ce que c'est ?





Derrière toi, Pamela, une horrrrriiible araignée…





Mmh... pour être bien certaine de ne pas m'en sortir, je vais m'adosser à une paroi de la grotte et hurler plutôt que fuir !





Heureusement, le preux Demis Roussos, n'écoutant que son courage, est là pour terrasser cette vilaine bête en plastique.


Le taux de mortalité chez les protagonistes est d'ailleurs assez important. Inutile de vous faire un dessin, la plupart des membres de cette fine équipe n'en sortiront pas vivants, l'une des morts les plus grotesques revenant sans surprise à l'ennuyeur de service, c'est-à-dire le patron.

Et Max Thayer dans tout ça ? Je ne vous dévoilerai pas la fin, sachez simplement que notre héros affrontera ni plus ni moins que le dernier des dinosaures vivants, et non, ce n'est pas Denver mais un T-Rex ! Ben oui, c'est Max Thayer quand même, il fallait au moins ça !





Un choc de Titans !


Notre héros non plus n'est pas avare en moments de bravoure : qu'il s'agisse de terrasser un dinosaure avec un arc et des flèches qui font "sbouig", ou récupérer une arme tombée alors qu'un combat fait rage entre deux prédateurs à écailles, Max Thayer ne recule devant rien pour se montrer à la hauteur de sa légende. En plus, il prend même le temps de draguer :





Quel tombeur ce Max Thayer !


Pour conclure, il me faut quand même avouer que "Planet of The Dinosaurs" n'est pas franchement un gros morceau. Il y a certes quelques passages plutôt drôles mais globalement le rythme n'est pas assez soutenu pour être à la hauteur de nos attentes, la faute notamment à un nombre incalculable de discussions oiseuses parfaitement inutiles si ce n'est pour meubler et atteindre tant bien que mal les 1h24 de métrage. A noter qu'il n'existe à ma connaissance aucune version française, qui par son doublage aurait sans aucun doute gonflé le potentiel involontairement sympathique de l'œuvre. Ce film reste toutefois indispensable, ne serait-ce que pour découvrir l'un des premiers rôles d'une icône immortelle, un héros d'un genre nouveau et rien que pour cela, nous pouvons le dire à nouveau : bravo Max Thayer !





Ah je viens de comprendre à quoi sert ce personnage : bondir dans tous les sens comme un ahuri.





Pleure pas Max, on t'aime !




Wolfwood
Wolfwood

La planète des dinosaures
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Les notes des membres

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avatar de Wolfwood Wolfwood : 1

Cote de rareté





Après être resté longtemps invisible chez nous, ce film a été édité en DVD en 2010 par "Artus Films" dans sa collection dinosaures, nanti d'une V.O. et d'une V.F. ainsi que d'une intervention de Christophe Lemaire. Belle initiative. Toutefois comme notre camarade Wolfwood l'a fait remarquer sur le forum... "l'accroche me dit vaguement quelque chose. De là à suspecter qu'ils l'ont pompés sur le genre de la chronique présente sur le site, il n'y a qu'un pas que je me garderais bien de franchir... mais quand même..."



Le DVD zone 0 de chez "Good Times Entertainment" sortie en 2001, bien sûr uniquement en anglais.






Dernier détail : en 1992 est sortie une œuvre semi amateur nommée "Galaxy of the Dinosaurs" et qui utilise à tour de bras des stocks-shots tirés de "Planet of Dinosaurs" mêlés à des plans tournés, dit-on, dans la forêt derrière la maison des parents du réalisateur Lance Randas. Ce film au canevas semble-t-il similaire à son aîné pour un budget encore moindre est ressorti dans la collection "Bad Movies Police" de chez "Tempe Video" qui se donne la noble tâche de traquer les pires films du cinéma (généralement issus des invendus de son catalogue) pour exposer ces crimes à la connaissance du public pour son édification.

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