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Spiders

  • Titre original : Spiders
  • Réalisateur : Gary Jones
  • Année : 2000
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : Nanarachnophobia (Catégorie : Animalier)
  • Durée : 1h34
  • Acteurs principaux : Lana Parilla, Josh Green, Oliver Macready
Note :
4
Alf
Alf

Chronique





Attention, cette chronique est suivie de deux avis optant pour une nanardise involontaire... Au lecteur de se faire son propre jugement.







Cinq ans après « Mosquito » et un an avant « Octopus » (des « Citizen Kane » en puissance comme dirait l'autre), le réalisateur Gary Jones s’est dit : ''Tiens, si j'essayais de faire plus con encore ?" Grand bien lui en a pris puisque en l'an 2000 (l'année de la... de la quoi déjà ?) sort « Spiders », un film avec des... araignées (bravo, tu as gagné !).



Attention, pas n'importe quelles araignées hein, pas celles qui se glissent dans le lit et font sauter au plafond votre copine (ou copain d'ailleurs). Non, là c'est d'la bonne grosse araignée, bien génétiquement modifiée comme il faut. En gros ça reprend le même schéma que « Mosquito » avec (très) légèrement plus de moyens.



Tout commence par une expédition de stock-shots dans l'espace où la NASA envoie des astronautes pratiquer des expériences sur des araignées.





Merci la NASA !! C'est sympa de nous servir de 2ème équipe.




Hélas, la plus grosse des araignées de l'espace, surnommée "la mère supérieure", s'énerve (pas question qu'on l'empale avec une seringue dans le cul, elle a quand même sa dignité) et massacre tout le monde à bord. Puis une maquette de la navette se crashe sur Terre (en vitesse réelle et pas au ralenti, ce qui fait qu'on n'a pas cette impression de lourdeur du poids, mais plutôt d'un jouet en plastique qui fait toc) sous les yeux de nos trois jeunes héros (dont une journaliste en herbe) qui découvrent que tout cela a l'air louche. Surtout que des agents du gouvernement tentent de cacher la vérité à la population.





Mattel inside !.




La journaliste étant ce qu'elle est, elle entraîne ses deux acolytes avec elle et va découvrir à l'intérieur d'une base militaire des choses extraordinaires. Notamment des araignées mutantes qui donnent naissance à des araignées encore plus grosses, à une vitesse prodigieuse. A la fin, l'araignée doit bien atteindre les 5 mètres. Mazette !





Ouh la grosse bête !




Ce film fait parti de ces productions qui, conscientes des faiblesses de leurs moyens, les compensent en partie, voire les transcendent par des idées jubilatoires et une certaine générosité. Une générosité qu’illustre à merveille cette volonté de montrer ces sales bestioles pendant une bonne heure de film sur 1h20 au total, à mille lieux des navets d’horreur indigents qui nous montrent leur(s) monstrueuse(s) créature(s) une poignée de secondes dans la pénombre à la toute fin du film.





T'as un truc sur ta chemise là...




Pour notre plus grand plaisir, on constatera que les araignées en 3D ont certes parfois tendance à bien s'intégrer à l'image (il faut être honnête), mais ont souvent tendance à mal s'intégrer à l'image aussi (il faut être honnête). Les scénaristes sont tellement fiers de leurs dialogues qu'ils nous foutent les mêmes tout au long du métrage (du style : "il faut sortir d'ici !", "partons !", "allons-y !"). La mention ''volontaire'' du nanar m'a été confirmée par la réplique "on se croirait dans une série B d'horreur". Il faut voir certaines hénaurmes, jouant à fond la carte de l’excès et de la démesure : l’héroïne tenant son lance-roquettes comme s’il s’agissait d’un simple bout de tuyau en plastique (d'ailleurs, c’en est un), l'araignée géante explosant en projetant une matière à mi-chemin entre le vomi et des bouts de potirons…





L'Horrrrrrrrrible invasion !




Bref, dans ce spectacle de total n'importe quoi, on ne se prend pas au sérieux une seule seconde. Le générique avec le titre qui « fonce » vers l'écran ainsi que son design font clairement référence à ces séries B des années 50 peuplées de monstres et d’extraterrestres improbables. Même la musique du générique de fin, une chanson type rock des 50's top nanarde, semble être là pour dire aux plus sceptiques "Hé ho, c'était pour rigoler !". Enfin, l'attaque de l'araignée en ville provoquant la panique des piétons est tout simplement irrésistible de drôlerie (les gens se foncent dessus comme c'est pas permis) !





Fricassée de figurants à prévoir !




Les contre-expertises de Rico et Stirba :



Rico : Ouh je l'ai vu celui-là, il est effectivement très nanar, mais probablement pas volontaire car même si toute l'équipe de tournage est parfaitement consciente de la nullité crasse de ce qu'elle tourne, le film est vendu très sérieusement comme un mix de SF et d'Horreur. Les effets spéciaux sont particulièrement laids, du crash de la maquette absolument honteux au final avec des images de synthèse indignes d'une Game Boy- Au passage, il semble que ça ait marché parce qu'ils ont tout de même fait un 2 !





Coucou !




Stirba : Je suis du même avis que Rico, « Spiders » m'a laissé une forte impression, mais une impression de nanar classique, mal torché et crétin, bref nanar tout court comme on les aime. Pas volontaire en tous cas.



Et une grosse araignée par-ci (40 cm), une plus grosse là (1 m), une encore plus grosse (3 m), une vachement maousse (genre le tyrannosaure de « Jurassic Park »). Pauvreté et répétition des décors complétant l'aspect archi-linéaire totalement dépourvu de moyens et d'imagination.



Content de voir que cette superbe scène de crash nous a tous réjoui (j'avoue que ce côté maquette + rochers en polystyrène, même s'il est classique, me fait toujours gondoler, c'est la tarte à la crème du nanar). La fin atteint des sommets de bêtise et d'invraisemblance et repompe allègrement « Le Monde perdu » de Spielberg.









Alf
Alf

Spiders
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Les notes des membres

Moyenne : 3.17
avatar de Alf Alf : 4
avatar de Kobal Kobal : 2.5
avatar de Rico Rico : 3

Cote de rareté

Les productions "Nu Image" sont en ce moment la providence des collections DVD à petits budgets et des deuxièmes parties de soirée sur M6. "CNC" a dégainé le premier (en mettant l'accent dans sa pub sur "la sidérante crédibilité " des araignées !) avec une galette se contentant de la VF et d'une bande-annonce pour tout bonus. Le numéro 2, signé de ce bon vétéran de Sam Firstenberg, se passe cette fois-ci sur un bateau et se contente prudemment de ne nous montrer ses bestioles qu'en toute fin de métrage. C'est étonnant qu'ils ne nous aient pas encore sorti les 2 films en pack pour 1,99 € tiens...





C'est gentil d'être velu...
Cote de rareté: 2/Trouvable Consulter le barème de notation