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Super Angel

  • Titre original : Angel of H.E.A.T.
  • Titres alternatifs : The Protectors # Book 1
  • Réalisateur : Myrl A. Schreibman
  • Année : 1983
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : Harry Covert et la croupe de feu (Catégorie : Espionnage)
  • Durée : 1h33
  • Acteurs principaux : Gerald Okamura, Marilyn Chambers, Mary Woronov, Stephen Johnson, Dan Jesse, Milt Kogan
Note :
3,5
Zord
Zord

Chronique

Marilyn Ann Briggs, alias Marilyn Chambers, héroïne du film qui nous intéresse ici, est décédée le 12 avril 2009. Cette chronique fut rédigée quelques mois auparavant, ce qui explique l'emploi du présent de la part de l'auteur, l'estimé zord, qui s'est d'ailleurs fendu depuis d'un article hommage pour dire tout le bien qu'il pensait de l'actrice.












Comme le disait le célèbre philosophe italien Roberto Malone, "Le X mène à tout, à condition de se sortir le zob du cul !" Cet aphorisme, plein de bon sens, de sagesse, d'épicurisme et de sécrétions visqueuses, résume à lui seul la quintessence d'une pensée antéplatonicienne qui, de Messaline à Aria Giovanni en passant par Rocco Siffredi et Lucrèce Borgia, démontre qu'on peut avoir commencé une carrière grâce à son fessier et malgré tout réussir une reconversion professionnelle des plus ambitieuses. Si certains hardeurs sont parvenus à émerger - même provisoirement - dans le milieu de la politique (Ilona Staller, alias La Cicciolina), ou dans la chanson à destination des clubbers de province (Clara Morgane), la plupart des ex-acteurs pornos reconvertis le furent en général dans le cinéma dit traditionnel ou la production TV. On se souvient, la larme à l'oeil et avec un trémolo d'émotion contenue dans la voix, du défunt Désiré Bastareaud, dit Giant Coocoo, ex "Nain assoiffé de perversité" devenu l'inénarrable élément comique du "Miel et les abeilles" d'AB Prod, mais aussi de Traci Lords, qui après avoir côtoyé Max Thayer - merde, quoi, la classe ! - et tourné un paquet de boulards alors qu'elle était encore techniquement mineure, connut une reconversion plutôt réussie dans le milieu du téléfilm ("Les Tommyknockers") et de la série TV ("Profiler").





Affiche espagnole.




Selon l'adage en vigueur dans le milieu sadomaso : à tout seigneur, tout honneur. Marilyn Chambers, pionnière dans le X, fut fort logiquement l'une des premières à en sortir temporairement pour apparaître dans des productions dites "classiques". Pionnière dans tous les sens du terme, d'ailleurs. Car si elle fut effectivement l'une des premières "stars" à vivre confortablement de sa carrière porno, elle montra également la voie en acceptant de faire quelques galipettes devant la caméra avec une personne de couleur. Elle avait parmi ses spécialités le fait de recevoir sur son corps l'éjaculation provenant de plusieurs partenaires simultanés (dit "bukkake", pour les spécialistes) et se distingua en étant l'une des rares actrices à pouvoir avaler en entier le pénis du célèbre John "35 cm" Holmes. Je tiens à remercier par ailleurs l'immense culture générale de Nikita, l'un des piliers de ce site, sans lequel je n'aurai pu communiquer tous ces détails aussi historiquement rigoureux qu'indispensables à la rédaction de cette chronique. Le réel charisme et l'énergie que la mignonne Marilyn était capable de déployer à l'écran firent d'elle l'une des premières superstars du boulard dès les années 1970, comme Linda Lovelace ou Georgina Spelvin, mais lui valurent également d'être contactée pour quelques films non classés X, comme "Rage", de David Cronenberg. Aujourd'hui semi-retraitée et occasionnellement militante dans un parti libertaire Américain, elle revient de temps à autres en studio pour quelques cameos référentiels ici ou là, voire n'hésite pas à mouiller sa... hem... chemise dans quelques productions spécialisées sur le créneau "femmes mûres". Toujours d'après notre confrère Nikita, l'Alain Decaux des plans-nichons, la belle se montre toujours aussi... professionnelle et dévouée envers ses partenaires que dans sa folle jeunesse ! L'amour du travail bien fait, on l'a dans le sang, ou on ne l'a pas.







YaYaYiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!




"Angel Of H.E.A.T." ("Super Angel" en VF) est donc l'une des rares incursions de Marilyn Chambers dans le cinéma tout public. D'ailleurs, c'est même marqué sur la jaquette: "UNE STAR DU X DANS UN FILM TOUT PUBLIC". Mouais... Même avec toute la candeur et la fraîcheur d'esprit possible, le nanardeur s'apprêtant à visionner "Angel Of H.E.A.T" peut tout de même s'attendre à ce que l'héroïne principale montre quelques appas pas forcément "tout public", justement, à l'écran. Et le nanardeur qui soupçonne les scénaristes d' "Angel Of H.E.A.T" de donner à Marilyn Chambers l'occasion de dévoiler plus que ses avants-bras n'aura pas tort puisqu'il ne faut attendre que quelques minutes de générique (un clip psychédélique façon sous-James Bond, où l'actrice, qui n'a manifestement jamais fait de karaté de sa vie, enchaîne des katas aussi improvisés que peu martiaux) pour apercevoir la jolie (bien qu'un peu musculeuse) Marylin totalement à poil, nichons au vent et fessier à l'avenant. Bingo ! Ladies and Gentlemen, bienvenue dans "Angel Of H.E.A.T", un film tout public. Garanti ! Vous pouvez sans problèmes le diffuser en classe si vous êtes enseignant, ou devant vos enfants si vous êtes un heureux papa ou une maman comblée. Bonne jaquette ne saurait mentir.





Quelques atouts "tout public" de la jolie Marilyn Chambers.




Les spectateurs à l'esprit mal tourné pourront rétorquer que la présence d'une actrice de boulard dans un film dont le titre peut se traduire par "l'Ange de la chaleur" (voire, très approximativement et pour ceux qui ont l'esprit tordu, "l'Ange en chaleur") ne laisse pas vraiment augurer une production à visionner en famille, le dimanche après-midi après le traditionnel gigot-flageolet. Devant ces pervers qui imaginent la dépravation partout, même là où elle ne se niche pas, je me contenterai d'éclater d'un rire aussi méphistophélique que paternaliste avant de leur délivrer dans le dos une légère tape amicale et condescendante en leur expliquant - en découpant bien les syllabes de chacun des mots que j'emploie comme lorsqu'on s'adresse à des enfants en bas-âge ou pas particulièrement éveillés - qu'ils sont décidément bien malicieux à imaginer des choses que la morale réprouve alors qu'il n'y en a aucune trace. Vous pensez bien que les scénaristes d'un film tout public n'auraient bien entendu pas pu se montrer intellectuellement malhonnêtes au point de créer le doute dans l'esprit du spectateur en lui vendant un "ange en chaleur" sur la jaquette ! Le "H.E.A.T" en question n'a rien à voir avec une quelconque allusion pornographique, bien évidemment, puisqu'il s'agit du sigle d'une organisation secrète de justiciers dont Marilyn Chambers interprète l'agent numéro 1. Allez ! A l'extrême rigueur, on peut toujours reconnaître qu'effectivement, une bien malheureuse polysémie a pu se cacher dans le titre, mais ce n'est certainement qu'un malencontreux hasard...



A moins que devant le résultat final, les producteurs n'aient opté pour une stratégie visant à présenter le film comme le énième boulard mettant Chambers en vedette histoire d'être assurés d'en refourguer tout de même quelques copies. Mais, à titre personnel, je me refuse à le croire. Le monde serait trop injuste et trop horrible si tel était le cas !





Grâce à cette image, l'ambiance "heat", torride et ultra-caliente retombe d'un coup, là.




Le H.E.A.T est donc une organisation secrète, regroupant des agents d'élite appelés "Protecteurs". Et que font les protecteurs de leurs journées. C'est bien simple : ils mettent leur talent "au service de la paix et de la liberté", car ils sont "libérés des contingences bureaucratiques et de la corruption politique (et) peuvent rapidement et de manière efficace porter des coups au bas-ventre fragile de la horde satanique" comme l'annonce d'entrée de jeu la voix-off censée nous expliquer les tenants et aboutissants de l'intrigue. Bref, des durs, des vrais, des tatoués ! Pas du résidu de technocrate de Washington pourri jusqu'à la moelle engoncé dans des carcans de paperasserie aussi inutile que verbeuse, s'engraissant sur le dos des patriotes et papillonnant auprès de toute la racaille de la Terre pour susurrer des mots doux à l'oreille des dictateurs bolcheviques et des trafiquants de drogues sous le vague prétexte de "faire de la diplomatie internationale". Bref, le H.E.A.T est l'énième variation cinématographique sur le thème de l'organisation secrète de justiciers sans peur, sans reproches (et, très vite, sans vêtements) auto-chargée par elle-même de nettoyer la vermine et de faire valoir le bon droit aux quatre coins du monde au plus parfait mépris des lois en vigueur. Mais comme la diplomatie et les sommets internationaux, dans les films américains des années 1980, c'est juste bon pour les pédés et les terroristes, à la rigueur, on s'en fout.





L'un des supers-gadgets du H.E.A.T : le projecteur holographique qui fait apparaître un lion empaillé.




Le H.E.A.T a d'autant plus de mérite dans sa mission protectrice de la Terre que c'est probablement l'organisation internationale la plus désargentée qui soit ! Soyons même cruels : le H.E.A.T est sans doute le groupe occulte qui fleure le plus la misère et les fins de mois difficiles du cinéma d'action ! Regroupant à tout casser une dizaine de figurants pas vraiment motivés et un peu grassouillets dans un pavillon situé dans la campagne Nord-Américaine (qui doit probablement être la garçonnière du producteur dans la vraie vie), la société secrète ne peut guère compter que sur deux éléments de valeur pour briller un peu : Angel Harmony, l'agente secrète numéro 1, mignonne et pleine d'entrain (on aura reconnu Marilyn Chambers) et Hans Zeisel, le pétulant professeur d'arts martiaux teuton, portant le costume tyrolien traditionnel, s'exprimant avec un accent germanique à couper au couteau à Bratwürst et joué, comme il se doit pour un Allemand caricatural, par Gerald Okamura, dont on rappelle pour mémoire les origines hawaïennes et japonaises, à une pelletée de kilomètres des Alpes Bavaroises.







Contrairement aux apparences, ceci n'est pas l'atelier "smurf et breakdance" d'une MJC des années 80, mais la salle d'entraînement d'un réseau d'espions d'élite. Par ailleurs, l'un des gags les plus navrants du films est que si Gerald Okamura est censé jouer un Allemand, le grand blond à ses côtés est, lui, présenté comme un Chinois dont les répliques sont sous-titrées !




La présence du jovial Gerald dans ce rôle d'Allemand est bien évidemment une source de gags pas très fins car Okamura, lorsqu'il se met à cabotiner comme un damné, peut se révéler très vite un histrion de la pire catégorie, redoutable dans le genre "ronge-cerveau". D'ailleurs, cet élément comique introduit une autre dimension du film : l'aspect parodique d' "Angel Of H.E.A.T", qui oscille en permanence entre le pastiche de film d'espionnage et le polar à peu près sérieux. Reste que quelque soit la note d'intention du film, c'est raté. Car si l'intrigue est trop poussive pour un spy-movie digne de ce nom, l'aspect comique, lui, vole au ras des pâquerettes quand il ne fricote pas carrément avec la vulgarité la plus crasse. Les allusions et situations d'ordre sexuel étant, comme de bien entendu, la base de la plupart des tentatives de gags.





Cachez ce sein que je ne saurai voir qu'en gros plan !




Quant au scénario, il réussit le tour de force d'être à la fois d'une simplicité basique à la limite du mongolisme et d'une complexité kafkaïenne tant il est confus et tiré par les cheveux. Tenter un résumé clair et concis est d'autant plus ardu que l'histoire semble avoir été réécrite plusieurs fois en cours de tournage et que les scènes s'enchaînent sans vraiment de fil conducteur, donnant au spectateur l'impression un peu étrange de découvrir l'oeuvre d'un enfant de huit ans ayant trop tripé sur James Bond dont le synopsis tout enfantin aurait ensuite été confié à un érotomane pervers qui y aurait rajouté ses propres fantasmes malsains. Bref, une bouillie narrative dont on se demande légitimement s'il s'agit de lard ou de cochon. Ne pas céder à la tentation de narrer le scénario scène par scène est d'autant plus difficile que le pitch aurait pu avoir sa place dans le cadre d'une publication de feu l'éditeur Elvifrance, dont elle reprend globalement les grands poncifs : enquête policière en mousse, héroïnes nymphomanes faussement ingénues, gags moisis, sexe crapoteux omniprésent et rebondissements idiots n'ayant pour but que d'amener la prochaine scène olé-olé.



Globalement, le noeud (ha, ha !) de l'intrigue tourne autour d'une découverte scientifique de premier plan tombée entre les mains d'Albert, savant fou mélomane en plus d'être mégalomane, créateur et dieu vivant d'une armée d'androïdes sexuels souhaitant transformer l'humanité en zombies et éradiquer toutes les musiques qui lui déplaisent. Face au despote se dressent évidemment les Protecteurs et plus particulièrement leur meilleur agent, Angel Harmony, ainsi qu'une équipe d'agents semi-gouvernementaux aux patronymes amusants : Mark Wisdom (car il est sage et intelligent), Samantha Vitesse (car elle aime les véhicules qui font vroum-vroum. Ah oui, elle est nymphomane aussi) et leur patron, Harry Covert, sorte de Bosley du pauvre dont le nom constitue l'un des jeux de mots les plus lamentables qui soient. D'ailleurs, "Harry Covert" étant bel et bien le nom du personnage dans la VO , on peut penser à un hasard patronymique malheureux (mais drôle vu d'ici) ou supposer la présence, dans l'équipe de scénaristes, d'un francophone diplômé de l'école du rire.







Harry Covert r'met d'l'ordre à Phoenix.




Les dramatis personae étant présentés (c'est du latin: ça signifie "les ceusses dont on voit le plus la trombine dans le film"), la situation n'est pas pour autant clarifiée. On en sait jamais vraiment qui est qui, qui travaille pour qui, qui veut quoi. La seule certitude tangible, c'est que tout le monde couche avec tout le monde. Et pas de la manière la plus distinguée qui soit : Angel Harmony faisant la ponygirl pour satisfaire les caprices d'un nain libidineux se prenant pour un play-boy, Samantha Vitesse draguant l'épouse du tyran Albert lors d'un match de catch dans la gelée où quatre filles se retrouvent topless sous les yeux d'une foule de routiers surexcités, Gerald Okamura réclamant des petites gâteries en écoutant un opéra Allemand, Albert condamnant Angel et Mike à copuler avec ses androïdes moustachus et bisexuels jusqu'à ce que mort s'ensuive... On nage dans la grande classe et aucun cliché de l'érotisme sordide n'est épargné. Le pire étant que les deux actrices principales, Marilyn Chambers et Mary Voronov (déjà vue en pilote féministe et psychopathe dans "La course à la mort de l'an 2000") semblent s'amuser comme de petites folles et font preuve d'une surprenante bonne volonté devant toutes ces atteintes à leur dignité.









On a la classe ou on ne l'a pas...




Malgré tout ça, "Angel Of H.E.A.T", outre que nanardise sue par tous les pores de la pellicule, garde un potentiel de sympathie énorme. Tout le monde se vautre avec délice dans une orgie de vulgarité d'une idiotie sans pareille, mais cependant, tous semblent bien s'amuser à le faire. Si le jeu de certains des acteurs frôle parfois l'amateurisme (mention spéciale à Dan Jesse, dans son rôle de maître du monde mégalomane qui cabotine comme un diable sorti de sa boîte), la plupart des acteurs ne prennent clairement pas au sérieux ce qu'on leur demande de jouer. Dire que l'ambiance devait être bonne sur le plateau est un euphémisme tant tout le monde semble s'éclater à faire résolument portenawak. Marilyn Chambers, elle, réussit l'exploit de traverser le film avec élégance et (presque, tout est relatif) une certaine grâce. En dépit de situations vulgaires dignes d'une BD de gare pour adultes de dernière catégorie et d'un corps body-buildé qui n'est pas forcément du goût de tout le monde, Chambers garde avec le produit fini une distance qui lui fait honneur. Certes, le fait d'avoir été l'une des actrices porno célèbres pour avoir popularisé l'éjaculation multiple en fin de coït aide à relativiser énormément de choses question dignité, mais il n'empêche que la belle parvient contre toute attente à instiller un petit côté primesautier dans un métrage qui ne serait que glauque et malsain sans cela. Miss Chambers, vous êtes un Grande Dame !







Albert le Terrible !





ALBERT L'IMPITOYABLE !!





ALBERT LE REDOUTABLE !!!





ALBERT EST MÉCHANT !!!!!




"Angel Of H.E.A.T" avait pour ambition d'être le pilote d'une série de films mettant en scène les Protecteurs dans des aventures mêlant le british humor décalé de "Chapeau melon et bottes de cuir" au raffinement coquin et croquignolet de "Change de trou, ça fume !" (concept ambitieux s'il en est). Evidemment, puisque vous lisez cette chronique sur Nanarland, vous devez vous douter que le flop magistral que fut "Angel Of H.E.A.T" aux Etats-Unis fit qu'il n'en est rien. "Super Angel" reste donc à ce jour l'unique aventure époustouflante d'Angel Harmony, la justicière qui couche avec des nains, et dont Austin Powers n'est qu'un lointain descendant spirituel. En même temps, il fallait avoir l'esprit aussi tordu que les scénaristes du film pour penser qu'une telle pantalonnade pouvait avoir la moindre chance de déboucher sur une série de films de prestige. Cependant cette absence de postérité laisse comme un goût d'inachevé dans la bouche : mais bon sang, qu'auraient-ils été capables d'imaginer après ça ?





Un homme, trois femmes, plein de possibilités...






Zord
Zord

Super Angel
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Les notes des membres

Moyenne : 2.67
avatar de MrKlaus MrKlaus : 2
avatar de Nikita Nikita : 2.5
avatar de Zord Zord : 3,5

Cote de rareté









La "renommée" de Marilyn Chambers et l'énergie des Américains en matière d'exhumation du trash étant ce qu'elles sont, le film est disponible en DVD zone 1. En France, par contre, c'est tintin mon copain, et il faut se résoudre à trouver les vieilles VHS toutes pourries, tant qu'elles existent encore sur le marché de l'occasion.
Cote de rareté : 3/Rare Consulter le barème de notation