BRIGITTE NIELSEN
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Symbole de la star nanarde, Brigitte Nielsen aura été l’un des phénomènes médiatiques des années 80. Son apparence de femme bionique témoin d’une époque révolue, son énorme poitrine siliconée et son mariage tapageur avec Sylvester Stallone auront fait davantage pour sa renommée qu’une filmographie au fumet délicieusement nanar.



Brigitte Nielsen avant et après son opération mammaire...


De son vrai nom Gitte (prononcer Guita) Nielsen, Brigitte est née le 15 juillet 1963 à Rødovre, au Danemark. A 16 ans, la grande demoiselle (1 mètre 83) quitte le domicile familial pour poursuivre une carrière de mannequin international qui la mènera en France et en Italie. C’est en 1985 que le producteur italien Dino de Laurentiis, grand pourvoyeur de nanars à gros budgets, la remarque et en fait la vedette de « Red Sonja », laborieux film d’heroic-fantasy (mal) adapté d’une BD de Marvel. Brigitte y fait preuve d’un talent d’actrice inversement proportionnel à sa photogénie, au point que le film sortira en France sous le titre de « Kalidor, la légende du talisman », reportant toute la promotion du film sur son partenaire Arnold Schwarzenegger, qui n’y tient pourtant qu’un second rôle.




Qu’importe, tout le monde a retenu la plastique avantageuse de Brigitte, qui ne tarde pas à rencontrer, puis à épouser Sylvester Stallone, dont elle sera la partenaire dans « Rocky IV » et « Cobra ». Notre amie joue également les éléments décoratifs dans « Le Flic de Beverly Hills 2 », où sa présence tient plus de l’effet spécial que de la prestation d’actrice. Divorcée de Sylvester Stallone à grand renfort de fracas médiatique, Brigitte Nielsen est désormais une icône des médias, à défaut d’être une vraie comédienne.



La Danoise bionique jouera encore dans de nombreux films, dont la qualité déclinera de manière vertigineuse au fil des ans. On regrettera simplement l’annulation du projet « She-Hulk », où elle aurait interprété Miss Hulk, l’héroïne de chez Marvel (oui, la cousine du géant vert !). Quel magnifique nanar potentiel avons-nous raté là…



Elle n’en continue pas moins, toutes proportions gardées, d’attirer l’attention sur elle. Brigitte enregistre des disques, vend des photos dédicacées, et multiplie les mariages. Dans les années 90, elle se replie quelque peu sur l’Italie, ultime sanctuaire de toutes les vedettes au rabais, où elle présente des émissions de télévision et joue dans des téléfilms (la série des « La Caverne de la Rose d'Or » réalisés par Lamberto Bava notamment).



Il reste de Brigitte Nielsen l’image d’un star au sens purement médiatique du terme, qui aura su intelligemment profiter de ses avantages naturels pour construire une carrière riche en nanars mais fort lucrative. Après tout, la légende hollywoodienne est remplie de demi-stars de ce calibre, qui contribuent à son charme kitsch. Brigitte Nielsen aura sans doute été quelque chose comme la Zsa Zsa Gabor des années 80...


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