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Bruce Li

Bruce Li

Biographie



Une simple scène : sur un plateau de tournage, Bruce Lee envoie au tapis quelques adversaires… Un homme rentre dans la salle, Bruce l'accueille d'un joyeux « Salut le tigre ! » avant de venir le voir. Le tigre a l'air soucieux devant l'air fatigué de Bruce. Le petit dragon balaye toute inquiétude d'un revers de main dédaigneux « non ça va… je reçois quelques coups de téléphone bizarres, rien de grave… Mais tu sais, s'il m'arrivait quelque chose c'est toi qui doit me succéder ». Plan suivant, la une d'un journal annonce le décès de Bruce Lee… « Salut le Dragon, bonjour le Tigre… ». Le nom de Bruce Li s'inscrit sur l'écran.



Cette scène, les producteurs hongkongais en ont rêvé. Et comme ils n'ont aucun scrupule, ils l'ont tournée en 1975 (avec un acteur absolument pas ressemblant pour jouer le petit dragon) pour promouvoir la carrière du plus connu des clones de Bruce Lee : Bruce Li.




"So much like him you'll swear Bruce Lee lives !"


La mort de Bruce Lee vit l'émergence d'une cohorte de copies quasi conformes qui inondèrent le marché du film d'arts martiaux jusqu'au milieu des années 80. Plus ou moins ressemblants, plus ou moins doués, ces carbones nommés Dragon Lee, Bruce Leung, Bruce Lea, Bruce Thai ou Bruce Willis (ah, on me dit que non pour ce dernier…) s'efforcèrent de grignoter les miettes du mythe dans des films de plus en plus indigents.




Moins flamboyant qu'un Bruce Le, dont la carrière hétéroclite a déjà été détaillée ici, le Taïwanais Ho Chung Tao est souvent considéré par les spécialistes (ils sont quatre et sous surveillance médicale) comme le meilleur des bruce-like qui déferlèrent sur les écrans après 1973. Né en 1950, Ho Chung Tao passa sa jeunesse à étudier les arts martiaux, dans le but de devenir prof de sport dans un lycée. Toutefois, sur les conseils de ses professeurs, il préféra exploiter ses talents au cinéma et jouer les figurants cascadeurs à Taïwan et à Hong Kong sous le nom de James Ho. Déjà, du vivant de la star, il lui arrive d'être crédité sous le pseudonyme de « Li (ou Lee) Hsiao Lung » soit « Lee Petit Dragon ». Bruce Li plagiait ainsi le nom de Bruce Lee pour le marché occidental ET le marché asiatique, Bruce Lee s'appelant Li Xiao-Long en Asie, et Bruce Li, Li Hsiao-Lung !



A la mort de Bruce Lee, les choses se précipitent. Certains requins des studios de Hong Kong ayant déjà remarqué son profil très « brucien », il participe à un obscur petit film nommé « Conspiracy » avant d'être contacté par les producteurs du « Jeu de la mort » pour terminer le film en lieu et place de Bruce Lee. Il précise même dans une interview que le projet initial de la « Golden Harvest » était d'utiliser trois comédiens différents (deux dont Ho pour les plans larges de combats, un autre plus ressemblant pour le visage) pour obtenir des scènes dignes de Lee. Ho déclina l'offre. Au final le film se fera en 78, deux acteurs étant crédités pour compléter les scènes tournées en 73. Cela n'empêchera par Ho de se compromettre dans des projets encore plus honteux…



Ho est pris en main par l'acteur producteur Jimmy Shaw qui voit en lui un grand espoir potentiel. Malgré ses réticences (Ho avoue encore aujourd'hui être gêné par ses pseudonymes de Li Hsiao Lung - qu'il conservera pour le marché chinois - ou Bruce Li), Shaw rebaptise Ho du nom de Bruce Li. Ca tombe bien, Jimmy et quelques partenaires charognards envisagent un, hum, "documentaire hommage" pour célébrer la mémoire du défunt trop tôt disparu.



Le temps que Ho termine son service militaire et il est parachuté dans « Good Bye Bruce Lee » : une sorte de film hybride composé de chutes de tournages du « Jeu de la mort » (on y croise Kareem Abdul Jabar) et des scènes reconstituées avec Li. Le film insiste tout particulièrement sur la vie sentimentale de Bruce Lee. L'actrice Betty Ting Pei, chez qui le petit dragon eut son embolie mortelle et qui se présenta comme sa maîtresse, participe au film et en profite pour en rajouter une couche sur les aventures extraconjugales du héros. Ce n'est pas le seul biopic auquel Li se livrera puisqu'il récidivera en 76 avec « The Young Bruce Lee », qui nous narre la tumultueuse jeunesse du "Petit Dragon" et qui a la réputation d'être franchement soporifique, puis « Bruce Lee The Man the Myth », cette fois-ci biographie réputée bien meilleure.





Son premier véritable film en 74 n'est guère différent dans le genre escroquerie : « Son Dernier Combat » alias « Goodbye Bruce Lee, His Last Game of Death » se vend comme constitué d'un montage des scènes tournées pour le « Jeu de la mort » et de scènes originales. Pour l'avoir vu je peux vous assurer qu'il n'en est rien. Sur une intrigue prétexte narrant les difficultés d'un acteur qui veut éviter que son film soit racheté par des producteurs mafieux, le tâcheron Pin Lin (qui s'illustrera plus tard avec son documentaire « Bruce Lee The Man the Myth ») nous livre une véritable honte : les combats sont nases et les acteurs occidentaux surjouent comme des bêtes. On peut brièvement apercevoir une ou deux scènes de stock-shot du Dragon (notamment son enterrement) poussivement intégrées au film et puis c'est tout. Pour le reste, c'est Li en survêt' jaune qui essaye de nous faire croire qu'il est le vrai et affronte des adversaires pathétiques (un pratiquant du nunchaku, deux sumos et un boxeur occidental).



Le succès des deux films permet le démarrage de la carrière de Ho. Les producteurs taïwanais ou hongkongais ne se posent même plus de questions et le créditent directement sous le nom de Bruce Lee, se contentant parfois de mettre la photo du maître en grand sur l'affiche sans préciser qu'à l'écran nous avons affaire à son clone. Il enchaîne sur un stupide mais réjouissant « Bruce Lee vs Supermen » (alias « Karaté Contre Supermen » ou encore « Le Grand Combat » ou à la vidéo « Le Combat du Dragon ») où il incarne Kato, l'assistant du frelon vert qui se porte à la rescousse d'un savant dont l'invention permettant de créer de la nourriture à partir du pétrole est convoitée par une organisation criminelle. Au passage, en pleine crise pétrolière je ne suis pas certain que ça soit très malin économiquement mais passons… Les méchants font appel aux Supermen, un groupe de combattants de cirque mené par un zozo avec une cape blanche pour les aider à combattre Kato (parfois déguisé en frelon rouge) contre, je cite, 20 000 $, une brochette de jolies filles et du whisky écossais… L'a bien baissé Superman… En tout cas l'alcool on sait que c'est le scénariste qui l'a sifflé…


Bruce en "frelon rouge"



Les films s'enchaînent au rythme soutenu de 4 ou 5 par an, avec les même acteurs et des scénarios interchangeables. Ce sont très souvent des productions tournées à la chaîne, recyclant parfois des scènes shootées pour d'autres métrages et sortant dans le désordre le plus total. Ce qui rend d'autant plus difficile une chronologie précise des films de Bruce Li. Ajoutez à cela des retitrages cinéma ou vidéo délirants tant aux Etats-Unis qu'en France et il devient vite impossible de suivre avec précision la carrière de Li. Quelques-uns sortent un peu du lot, lorsque l'aspect purement commercial des choses ou le remontage forcené des séquences à coup de stock-shots et de faux raccords ne massacrent pas les indéniables qualités de combattant de Bruce.



Les producteurs n'hésitent désormais plus à essayer de faire passer Ho pour le successeur désigné de Bruce Lee. Ainsi en 76 dans "Salut Bruce Lee, Bonjour le Tigre", Li va démasquer d'odieux mafieux présentés comme responsables de la mort de Bruce Lee. Le film est plutôt pas mal malgré des musiques volées à James Bond, Truck Turner (musique reprise aussi dans Kill Bill ) et aux films de Jim Kelly ainsi qu'un montage hallucinant à force de faux-raccords et de raccourcis scénaristiques (un personnage central comme la fiancée du Tigre apparaît sans explication au détour d'une scène et devient l'enjeu de l'action de la seconde moitié du film, de même une scène commence tranquillement dans une chambre d'hôtel puis d'un seul coup, on se retrouve sans explications dans un combat dans l'entrepôt des méchants). Après un début bien rigolo avec son sosie approximatif de Bruce Lee et un générique déclamé sentencieusement par la voix off des « Incorruptibles » (jusqu'au nom du chef électricien !), le film aligne vite les combats de bonne tenue et les scènes chocs (tortures, viols) avant un duel final de toute beauté sur des rochers battus par la mer.



Il reprend son statut de « Tigre » pour un « Return of the Tiger » follement retitré chez nous « Tiger Ninja » en vidéo, avec Mike Abbott sur la jaquette. Portnawak… Comme de juste, ce film n'entretient rigoureusement aucun rapport avec le précédent et se contente de reprendre le canevas bien rôdé du mystérieux étranger qui monte deux bandes rivales l'une contre l'autre en jouant une mi-temps dans chaque camp. Outre Angela Mao, ce qui retient l'attention, c'est que Bruce affronte le colosse Paul Smith, qui connaîtra plus tard son heure de gloire en jouant les matons sadiques dans Midnight Express (et qui jusque là a surtout été le clone quasi parfait de Bud Spencer aux côtés de Michael Coby / Terrence Hill (Supersonic Man !) dans trois films repompant les Trinita). Un film de bonne réputation semble t-il…



Tant qu'à rester dans l'animalier, on peut citer « Enter the Panther ». "You saw him in EXIT THE DRAGON, ENTER THE TIGER. Now he's back and stalking his prey!”, nous annonce l'accroche américaine de cet ersatz inédit chez nous. Encore une xième histoire de vengeance et de trahison…


Le premier film de Bruce Li, réalisé par Lee Tso Nam (alias To Lo Po, qui a également tourné avec Bruce Le et Jim Kelly) avec aussi Yasuaki Kurata


Après ce film, Bruce continue sur sa lancée avec « Fist of Fury II » qui reprend sans peine l'argument et les péripéties du film original de Bruce Lee et où Li, jeune frère du personnage interprété par le petit dragon dans le film original, tatane de méchants Japonais (pléonasme dans le cinéma d'exploitation chinois). Un peu plus tard, il remettra le couvert pour un « Fist of Fury III » où il continuera à fracasser du méchant japonais.


Une affiche turque d'autant plus extravagante que Bruce Li n'a jamais tourné avec Godfrey Ho ! Allez donc savoir quel film peut se cacher derrière...


Cette même année, il incarne le dragon dans « Bruce Lee the True Story » connu aussi sous le nom « Bruce Lee The Man & Myth », grosse production qui sous des allures de biographie se concentre surtout sur les nombreux combats de la star tant au cinéma que dans sa tumultueuse vie réelle. Tournée entre Hong Kong, San Francisco, Bangkok et Rome, le métrage aligne les reconstitutions de combats chorégraphiés par Li. Le film est un triomphe et les amateurs qui l'ont vu reconnaissent qu'il s'agit de l'un des tout meilleurs biopics de la star…



Les choses se gâtent un peu à partir de 77, les films perdant pas mal de qualité au profit d'un exotisme en carton pâte. Alors qu'il est en Californie, Li en profite pour tourner un réputé mauvais « The Secret of Bruce Lee » où il est censé incarner un Bruce Lee curieusement rebaptisé Bob dans la version anglaise qui fracasse quelques gangsters locaux. Puis il s'envole pour la Malaisie où il s'illustre dans deux films coup sur coup : l'inepte mais désopilant « Big Boss à Bornéo », qui lorgne sur le film d'aventure exotique, et « Karateka l'Invincible » où il affronte carrément des gorilles (enfin des gars dans des costumes de gorilles).



Li préfère les films contemporains, peut-être pour mieux coller avec la carrière de son modèle (il y eut bien un projet de film en costume pour la Shaw Brothers mais il n'a jamais abouti du fait de la mort de la star). Sa seule tentative est « The Ming Patriot » où il incarne (sous son vrai nom au générique) un guerrier au service de l'empire chinois. Il avouera ne pas être très à l'aise dans ce genre de rôle… Les films s'enchaînent jusqu'aux années 80, Li en profitant pour tâter un peu de la réalisation et de la production, reprenant autant que possible son nom réel de Ho Chung Tao pour la réalisation et James Ho pour la production, même s'il reste toujours Bruce Li pour l'export.



Il est à son meilleur avec des titres comme « Le Cascadeur Chinois ». Racontant l'histoire d'un jeune employé d'une compagnie d'assurance qui se retrouve doublure d'une star sur un tournage d'un métrage de kung fu, le film développe une vision acerbe du milieu cinématographique entre producteurs sans scrupule, réalisateur incapable et figurants exploités. On peut d'ailleurs y voir une étrange analogie avec la vie de Ho. Après avoir découvert que la star qu'il double a souscrit une assurance sur sa tête et cherche à le pousser à l'accident, le personnage interprété par Ho livrera une bagarre homérique avant de quitter les plateaux, dégoûté par les magouilles du cinéma…



La vague de la bruceploitation est sur le déclin et Li en a pleinement conscience. Il peine à sortir de son rôle de Bruce-Like et doit subir la concurrence d'un Bruce Le ou d'un Dragon Lee (cornaqué par un Godfrey Ho pré-ninja). Ses films s'espacent et il n'y tient plus forcément le premier rôle. C'est ainsi qu'on le retrouve dans un « Dragon Force » au côté de l'ineffable Bruce Baron. Dans ce film d'espionnage / aventure qui louche très fort sur James Bond sans en avoir les moyens, les deux Bruce incarnent deux supers espions luttant contre des ninjas oranges qui ont capturé une princesse d'opérette. Un grand moment de délire.



En 1985, Ho est frappé par la mort de son épouse. Il met un terme à sa carrière qui de toute façon est moribonde et retourne à Taïwan pour revenir à son premier projet. Il devient professeur de sport à l'université Ping Chung de Taipei, enseignant également les arts martiaux pour les apprentis comédiens. Il n'apparaît plus à l'écran que très brièvement dans des documentaires sur le cinéma d'arts martiaux ou sur Bruce Lee. Il serait depuis parti pour Singapour où il enseignerait toujours.



Bruce Li reste encore aujourd'hui considéré comme le meilleur imitateur de Bruce Lee. Véritable artiste martial, il est toutefois dommage qu'il se soit lui même laissé enfermer dans ce rôle étouffant de clone du maître. Plutôt sobre dans son imitation du Dragon et réellement charismatique, il n'a pas comme un Jackie Chan, qui avait lui aussi commencé comme clone de Bruce Lee, su trouver sa propre voie originale qui aurait pu lui permettre de s'exprimer.



Retrouver la filmographie de Bruce Li relève du travail de moine copiste tant les retitrages cinéma ou vidéo rendent la recherche hasardeuse. L'érudit Dao (qui s'est lancé dans un recensement exhaustif de la bruceploitation) et Mr Klaus ont considérablement défriché le travail, qu'ils en soient ici grandement remerciés. Le début de carrière taïwanais de Ho où celui-ci jouait les cascadeurs-figurants semble totalement perdu. Ce n'est qu'à partir de sa transformation en Bruce Li que l'on peut retrouver sa trace. Les dates sont quant à elles souvent incertaines, les films sortant dans un désordre quasi absolu. Pour simplifier cette recherche nous avons laissé les titres anglais de référence entre parenthèses et indiqué autant que possible les éventuels titres sortis en VHS.








De superbes éditions super 8 allemandes !


Sources :

Les sites anglophones Kung Fu Cinema et Bruceploitation

Rico
Rico

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Filmographie



1992 - Bruce Lee and the Kung Fu Mania (documentaire)

1982 - Dragon Force (Power Force / Dragon Force)

1981 - Bruce Lee et ses mains d'acier (Fist of Bruce Lee)

1981 - Karatés Contre Trafiquants d’Or (The Iron Dragon Strikes Back / The Gold Connection)

1981 - Le Cascadeur Chinois / Karate Bomber (The Chinese Stuntman + Réalisateur/Producteur)

1980 - Fist of Fury (2 VHS françaises différentes) (Fist of Fury 3)

1979 - Le Combat du roi du Kung Fu / Les doigts d'acier (Bruce and the Iron Finger)

1979 - Le Poing Fatal de Bruce (Blind Fist of Bruce)

1979 - The Three Avengers

1979 - Le Tigre sort ses griffes / Tiger Ninja (Return of the Tiger / Silent Killer from Eternity)



1978 - Bruce Lee Vs. The Iron Dragon

1978 - La Vie Fantastique de Bruce Lee (Bruce Lee : The Man, The Myth)

1978 - Diamants et karaté (Image of Bruce Lee)

1978 - Bruce Li's Magnum Fist

1978 - Bruce Lee le Géant du Kung Fu (Dynamo)

1978 - Deadly Strike

1978 - Hong Kong Connexion / La Fureur du Kung Fu ( Edge of Fury)

1978 - Le Message de Bruce Lee (Fists of Bruce Lee / Interpol)

1977 - The Real Bruce Lee

1977 - The Dragon Lives / the New Game of Death

1977 - Salut Bruce Lee, Bonjour le Tigre (Exit the Dragon, Enter the Tiger) (1977)

1977 - Dragon blanc contre Dragon noir (The Ming Patriots / Bruce Lee Secret)

1977 - Big Boss à Bornéo / L’Oeil du Cobra / Bruce Lee en Nouvelle-Guinée (Bruce Li in New Guinea)

1977 - Bruce Lee l’Invincible / Karateka l’Invincible (Bruce Lee the Invincible - Game of the Dragon)

1977 ? - Le Doigt vengeur de Bruce Lee (Soul Brothers of Kung Fu / The Tiger Strikes Again / Incredible Dragon / Kung Fu Avengers)

1976 - The Young Bruce Lee

1976 - Mais Qui a Tué Bruce Lee (Bruce Lee, Super Dragon / Golden Sun / Bruce Lee, We Miss You)



1976 - Enter the Panther

1976 - Story of the Dragon

1976 - La Vengeance aux Poings d’Acier (VHS) / Le Combat du Roi du Kung Fu (Chinese Connection 2 / Fist of Fury 2)

1976 - Les Doigts d'acier (Bruce against Iron hand)

1975 - Son Dernier Combat (Goodbye Bruce Lee)

1975 - Bruce Lee Contre Supermen / Karaté Contre Supermen / Le Combat du Dragon (Bruce Lee Against Supermen)

1975 - Bruce Lee's Big Secret / Dragon Reincarnate / Revenge of the Patriots / The Ming Patriots

1974 - Le Chinois au bras de fer (Chinese Iron Man)

1974 - Hero of Kwantung

1974 - Il était une fois l'Unique (Bruce Lee, A Dragon Story)

1974 - La Fureur du Kung Fu (Edge of Fury) (= Conspiracy ?)

1972 - The Death Duel (figuration)