DAVID WINTERS
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Producteur / scénariste / réalisateur / acteur né à Londres le 5 Avril 1939.



David Winters est danseur de formation. A 25 ans, il est déjà un célèbre chorégraphe qui possède sa propre troupe et apparaît régulièrement à la télévision, notamment dans l'émission musicale Lullabaloo qui accueille toutes les vedettes de la pop music des années 60. En 1965, il travaille pour Nancy Sinatra (la fille de Frank Sinatra, rendue célèbre avec le hit These boots are made for walkin'), et c'est toujours par le biais de la danse que David Winters entre en contact avec le milieu du cinéma. Il règle les chorégraphies des nombreux films du rocker Elvis Presley (tels Viva Las Vegas) et apparait comme acteur dans divers musicals dont l'incontournable West Side Story de Robert Wise.



David Winters passe à la réalisation en 1967. Il signe deux épisodes de la série télévisée The monkees qui met en scène le groupe pop du même nom dans diverses histoires, souvent proches du fantastique.



A l'aube de la décennie 70, David Winters crée sa propre maison de production. Il produira 53 films en l'espace de 30 ans, dont 9 seront réalisés par ses soins. Il entame sa carrière de réalisateur /producteur avec un documentaire sur l'actrice Racquel Welch (Racquel !) et poursuit avec un très curieux téléfilm. Il a en effet l'idée saugrenue (mais néanmoins mauvaise !) de mettre en musique le roman de Stevenson Dr Jekyll et Mr Hyde et d'en tirer une comédie musicale avec Kirk Douglas dans le rôle principal. Toujours dans le domaine musical, et avec nettement plus de réussite, il met en boite le célèbre show grand-guignolesque du Shock Rocker Alice Cooper, Welcome to my nightmare. A cette époque, David Winters a pour compagne Linda Lovelace, devenue star du porno avec Deep Throat. La petite histoire dit qu'il présentera la sulfureuse Linda à Elvis Presley après un show à Las Vegas, mais que celui-ci refusera qu'on le prenne en photo avec elle.



En 1979, David Winters réalise son premier long métrage pour le cinéma, l'histoire d'un séducteur qui exploite financièrement ses conquêtes dans le but de se faire construire un cours de tennis. Le résultat s'appelle Racquet (oh la belle feinte !) et est à la hauteur de l'idée de départ, c'est à dire grotesque. Le film a toutefois comme atout majeur, la présence d'un prestigieux autant qu'inattendu second rôle : Björn Borg, le champion de tennis suédois, alors au sommet de sa popularité.



En 1984, David Winters signe son meilleur film (ou son moins pire !), les frénétiques. Il s'agit un film d'épouvante traité sur le mode parodique, qui met en scène la plantureuse scream queen Caroline Munro, quasiment dans son propre rôle. L'histoire est celle d'une célèbre actrice de série Z venue présenter sa dernière oeuvre au festival de Cannes et qui voit son entourage décimé par un admirateur. Le sujet inspirera assez fortement Les Nuls, dix ans plus tard, pour La cité de la peur.

Avec son film suivant, Skate Gang, David Winters nous refait le coup du film de sportifs. Ce n'est plus le tennis qui est à l'honneur mais la planche à roulette, en compagnie du champion de la discipline, Tony Hawk. Le résultat, un petit polar d'exploitation à destination des préadolescents, serait tombé dans l'oubli s'il n'était la présence de la débutante Sherilyn Fenn dans un second rôle.



La fin des années 80 est, pour David Winters, incontestablement placée sous le signe du nanar. Sur les traces du succès des Rambo et autres Portés Disparus, il produit par paquets de douze des films d'exploitation guerriero-patriotiques ou des polars futuristes nullissimes, dont il confie la réalisation à son compère David A Prior. Tournées avec des budgets restreints et souvent avec les mêmes acteurs (William Zipp ou Ted Prior, le frère du réalisateur), ces productions sont avant tout destinées au marché vidéo et aux deuxièmes parties de soirées télévisées (sur la chaine française La 5, notamment...). Les titres en disent long sur le contenu : Jungle Assault, The Lost Platoon, Hell on the battleground, Mankillers, Killer Workout, Killzone, Future Force, Future Zone, Invasion Force, Operation Warzone, ou encore Strip Girl (avec Brigitte Nielsen).




Les jaquettes québécoises de Future Force (C.O.P.S. en France) et Future Zone, avec David Carradine.


David Winters réalisera d'ailleurs lui-même trois sous-Rambo, tous les trois avec l'acteur Cameron Mitchell, un ex-acteur de la Fox tombé dans l'oubli et la série Z, secondé pour l'occasion par de jeunes stars du nanar : Robert Ginty, Shannon Tweed, Olivia d'Abo ou James Ryan. Ces trois films ont pour titre Rage To Kill, La Mission et Codename Vengeance (c'est original !).



Mais le chef-d'oeuvre de David Winters restera pour beaucoup de cinéphiles tordus Space Mutiny - La guerre du futur. Nanar sidéral bricolé à partir d'images d'archives de la série TV Battlestar Galactica.



Aujourd'hui, retiré des plateaux, David Winters est associé à Patrick Meehan (ex-manager du groupe heavy metal Black Sabbath et du chanteur Elton John) au sein de la société londonienne Equator, l'un des plus gros catalogues de droits audiovisuels outre-Manche.
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