DOLPH LUNDGREN
Hans Lundgren naît à Stockholm en 1959, et reçoit durant ses vertes années une éducation excellemment propre sur elle, où son activité la plus licencieuse fut de se mettre au karaté Kyokushin à l’âge de 14 ans (et de poursuivre jusqu’au troisième dan). Incroyablement studieux, Hans sort diplômé de quatre universités internationales avant de conclure sa scolarité en sortant majeur en ingénierie chimique de l’université de Sydney (le bonhomme aurait 160 de QI). Attachant autant d’intérêt à sa culture physique, il se fait remarquer en Suède pour ses performances en kickboxing et en full-contact, remportant deux prix nationaux dans ce dernier domaine, il fait partie de l’équipe australienne haltérophile en 1982, et fait aussi un peu de fitness, comme ça, presque pour rigoler. Aux alentours de 1983, alors qu’il était en route pour Boston afin de prolonger ses études, il fait une halte décisive à New York, qui finira ironiquement par rendre tout son passif universitaire inutile.
Il rencontre Warren Robertson, professeur d’art dramatique qui va le persuader de tenter sa chance en tant qu’acteur (et d’opter pour le prénom Dolph à la scène). Il essaie d’obtenir un petit rôle dans « Rambo 2 », en vain, et effectue divers petits boulots pour subvenir à ses besoins, comme garde du corps (entre autres de Grace Jones, à qui il sera un temps fiancé) ou comme videur d’une boîte de nuit new-yorkaise huppée, le Limelight Disco, aux côtés de Chazz Palminteri. Sa première apparition sur grand écran date de 1984 dans « Dangereusement Vôtre », James Bond pas génial où il joue le garde du corps du “terrible” colonel Gogol et dans lequel la James Bond Girl est interprétée par… Grace Jones. A peine remarqué par deux trois producteurs assoupis, Dolph décroche la timbale en 1985, en chopant devant 5000 candidats le rôle d’Ivan Drago, le méchant russe némésis de Stallone dans « Rocky 4 ».
Il se doute que c’est l’occasion de faire démarrer sa carrière, et prend son rôle à cœur au point de blesser Sly pendant le tournage d’une scène de combat au gré d’un coup particulièrement violent dans la poitrine. Le film est très drôle, et Dolph impressionne le landernau des actions stars au point que lorsque le tournage des aventures de « Musclor / Les Maîtres de l’Univers » se profile, inspirées d’une franchise de jouets très lucrative, presque la moitié des regards se tournent vers lui. Et en effet, il y est encore plus drôle que dans « Rocky 4 », respectant le matériau d’origine en affichant le même charisme que la figurine dont il s’inspire.
N’offrant que peu de commentaires sur ses performances, Lundgren considère vite le cinéma (et ses films plus particulièrement) uniquement sous l’angle alimentaire, une façon de traduire son imposant travail physique quotidien via un médium plus ou moins de qualité. En 1987 il sort une K7 de fitness inspirée de sa méthode personnelle, « Maximum Potential », qui connaît un certain succès, autant chez les wannabe-action-stars prépubères que dans la communauté gay américaine. Toujours aussi monolithique dans « Scorpion Rouge », un peu moins dans « Punisher », carrément abstrait dans le pas trop mal « Dark Angel », Dolph fait surtout des merveilles dans les rôles de méchant, où il fait varier les nuances de son visage fermé de discrets iotas. Notamment dans « Universal Soldier », où les muscles de Stockholm effacent allègrement ceux de Bruxelles en termes d’efficacité. Gentiment à côté de la plaque en prophète barbu et allumé dans le piteux « Johnny Mnemonic », Dolph se concentre une fois de plus sur les à-côtés de sa vie d’acteur en supervisant l’équipe américaine de pentathlon pour les jeux olympiques de 1996. Un sport qui est devenu son nouveau cheval de bataille, qu’il entend maintenir en tant que discipline olympique dans l’esprit de celui qui l’amena à ce stade, Pierre de Coubertin himself.
Au point que via sa société Thor Productions (créée en 1994 en même temps que sa compagnie de théâtre Group Eight), il écrit et produit le thriller dramatique « Pentathlon », plaidoyer qui fit plier le CIO comme chacun sait. En 1996 toujours sort « L’Homme de guerre », sa meilleure performance à ce jour, où il est crédible en GI virant du bord de ceux qu’il est censé exterminer. L’un de ses derniers rôles à avoir les honneurs du grand écran par chez nous, avant que son visage de statue grecque à jamais figé dans le marbre ne fasse les joies du défunt programme Hollywood Night, avec des œuvres telles que « The Peacekeeper » (réalisé par Frédéric Forestier, futur co-metteur en scène du « Boulet » avec Alain Berbérian) ou encore « Jill the Ripper » d’Anthony Hickox (« Hellraiser 3 », « Waxwork 1/2/3 », « Full Eclipse » avec Mario Van Peebles). En avril 2002, créant un ultime rififi dans le landernau du film d’action dans ta face, Dolph annonce qu’il se retire du métier d’acteur pour se consacrer à sa famille (et peut-être, pourquoi pas, revenir à l’ingénierie chimique).
NDLR : Depuis la rédaction de cette bio, Dolph a repris du service, l'appel du nanar (et des dollars) semblant être le plus fort.
Visitez le site officiel de Dolph et téléchargez de magnifiques fonds d'écran à la gloire de la star, comme celui-ci :
Drexl
