DOUG MCCLURE
Doug McClure nait le 11 Mai 1935 en Californie. Certains témoins racontent qu’à sa naissance, il ressemblait déjà a un gros bébé à l’air ahuri.
Adolescent, Doug suit les cours d’art dramatiques de la Santa Monica High School et de l’UCLA dans le but de devenir professeur d’éducation physique. Hélas, n’ayant pas choisi la bonne filière, il se voit contraint de devenir acteur.
Il tourne quelques spots de pubs et des feuilletons TV avant que le cinéma ne s’empare de sa personne en 1957 pour un film de guerre honorable en compagnie de Robert Mitchum (Torpilles sous l'Atlantique). Dans la foulée, il se compromet en tournant deux boursouflures mélodramatiques, South Pacific de Joshua Logan (déjà coupable de Bus Stop avec Marilyn Monroe) et l’infâme série niaiseuse des Gidget, mais il se rattrape néanmoins dans un second rôle d’un western de John Huston, Le Vent de la Plaine.
Cet emploi lui permet de s’imposer à la télévision, en incarnant ‘Trampas’ de la série Le Virginien, grand succès d’audience qui sera logiquement décliné au cinéma pendant toutes les années 60. C’est la gloire pour Doug, qui en profite pour larguer sa vielle meuf’ et qui épouse une jeunesse du nom de Barbara Luna, future star dans des films de ‘prisons de femmes’. On le voit également (toujours comme second couteau) dans un western sympa en compagnie de James Stewart, Les Prairies de l’Honneur, et dans le remake raté d’un film d’Errol Flynn , A l’abordage ! , retitré pour l’occasion Le Pirate du Roi.
NDLR: Vous ne trouvez pas qu'il a un petit air de Jean-Claude Bourret ?
Au début des années 70 puis dans les années 80, Doug McClure continue de s’investir à la télévision, apparaissant en guest-star dans une kyrielle de série TV dont Chips ou l’Homme qui Tombe à Pic, pour ne citer que les plus radicalement géniales. Ayant fait le deuil d’une carrière au cinéma comme premier rôle dans des grosses productions, Doug se produit désormais en semi-vedette dans des séries Z d’aventures et d’action que son cabotinage outrancier transforme parfois en comédies involontaires.
Il devient notamment l’acteur fétiche de Kevin Connor, fervent admirateur des romans d’Edgar Rice Burroughs, obsédé par la découverte de terres inconnues où ne manque jamais de grouiller tout un tas brontosaures en mousse et autres ptérodactyles en balsa qui viennent embêter le grand Doug : Le 6eme Continent, Le Septième Continent, Le Continent Oublié et Les Cités d’Atlantis sont de gentils films au charme suranné tournés pour pas un rond.
Doug MacClure se risque parfois dans le film d’action mécanisé comme en témoigne ses participations à un film de Hal Needham, Cannonball 2, qui exploite le filon de La Course à la Mort de l’An 2000, et au navrant Firebird 2015 tourné dans un Texas livré à une dictature écologiste.
Dans la comédie, Doug McClure fait également des ravages : il sort ses plus belles mimiques et montre ses fesses chaque fois qu’il peut sous la férule de Sidney Hayers, cinéaste qui avait la fâcheuse réputation de laisser partir ses acteurs en roue libre. Et de fait, lorsqu’on voit Orson Welles dans l’Etoile du Sud ou Doug McClure dans Cet Emmerdeur de Charly, on se dit que certaines réputations sont bien méritées.
Les nanarophiles des Etats-Unis ne s’y sont pas trompés qui ont voué très tôt un véritable culte au grand Doug dont le nom orne désormais le célèbre Walk of Fame Boulevard et qui, gloire ultime, a inspiré à Matt Groening le personnage de "Troy McClure" dans la série d’animation Les Simpson. Malheureusement, on ne saura jamais pourquoi dans Cet Emmerdeur de Charly, Charly était un emmerdeur. A l’âge de 50 ans, Doug McClure emporte avec lui le secret de ce titre énigmatique, victime d’un cancer du poumon.

LeRôdeur
Adolescent, Doug suit les cours d’art dramatiques de la Santa Monica High School et de l’UCLA dans le but de devenir professeur d’éducation physique. Hélas, n’ayant pas choisi la bonne filière, il se voit contraint de devenir acteur.
Il tourne quelques spots de pubs et des feuilletons TV avant que le cinéma ne s’empare de sa personne en 1957 pour un film de guerre honorable en compagnie de Robert Mitchum (Torpilles sous l'Atlantique). Dans la foulée, il se compromet en tournant deux boursouflures mélodramatiques, South Pacific de Joshua Logan (déjà coupable de Bus Stop avec Marilyn Monroe) et l’infâme série niaiseuse des Gidget, mais il se rattrape néanmoins dans un second rôle d’un western de John Huston, Le Vent de la Plaine.
Cet emploi lui permet de s’imposer à la télévision, en incarnant ‘Trampas’ de la série Le Virginien, grand succès d’audience qui sera logiquement décliné au cinéma pendant toutes les années 60. C’est la gloire pour Doug, qui en profite pour larguer sa vielle meuf’ et qui épouse une jeunesse du nom de Barbara Luna, future star dans des films de ‘prisons de femmes’. On le voit également (toujours comme second couteau) dans un western sympa en compagnie de James Stewart, Les Prairies de l’Honneur, et dans le remake raté d’un film d’Errol Flynn , A l’abordage ! , retitré pour l’occasion Le Pirate du Roi.
NDLR: Vous ne trouvez pas qu'il a un petit air de Jean-Claude Bourret ?
Au début des années 70 puis dans les années 80, Doug McClure continue de s’investir à la télévision, apparaissant en guest-star dans une kyrielle de série TV dont Chips ou l’Homme qui Tombe à Pic, pour ne citer que les plus radicalement géniales. Ayant fait le deuil d’une carrière au cinéma comme premier rôle dans des grosses productions, Doug se produit désormais en semi-vedette dans des séries Z d’aventures et d’action que son cabotinage outrancier transforme parfois en comédies involontaires.
Il devient notamment l’acteur fétiche de Kevin Connor, fervent admirateur des romans d’Edgar Rice Burroughs, obsédé par la découverte de terres inconnues où ne manque jamais de grouiller tout un tas brontosaures en mousse et autres ptérodactyles en balsa qui viennent embêter le grand Doug : Le 6eme Continent, Le Septième Continent, Le Continent Oublié et Les Cités d’Atlantis sont de gentils films au charme suranné tournés pour pas un rond.
Doug MacClure se risque parfois dans le film d’action mécanisé comme en témoigne ses participations à un film de Hal Needham, Cannonball 2, qui exploite le filon de La Course à la Mort de l’An 2000, et au navrant Firebird 2015 tourné dans un Texas livré à une dictature écologiste.
Dans la comédie, Doug McClure fait également des ravages : il sort ses plus belles mimiques et montre ses fesses chaque fois qu’il peut sous la férule de Sidney Hayers, cinéaste qui avait la fâcheuse réputation de laisser partir ses acteurs en roue libre. Et de fait, lorsqu’on voit Orson Welles dans l’Etoile du Sud ou Doug McClure dans Cet Emmerdeur de Charly, on se dit que certaines réputations sont bien méritées.
Les nanarophiles des Etats-Unis ne s’y sont pas trompés qui ont voué très tôt un véritable culte au grand Doug dont le nom orne désormais le célèbre Walk of Fame Boulevard et qui, gloire ultime, a inspiré à Matt Groening le personnage de "Troy McClure" dans la série d’animation Les Simpson. Malheureusement, on ne saura jamais pourquoi dans Cet Emmerdeur de Charly, Charly était un emmerdeur. A l’âge de 50 ans, Doug McClure emporte avec lui le secret de ce titre énigmatique, victime d’un cancer du poumon.
LeRôdeur
