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Enzo G. Castellari

Enzo G. Castellari

Biographie

Notre interview de Enzo G. Castellari





Enzo Girolami alias Enzo G. Castellari, alias Enzo Rowland, alias Stephen Andrews, est un cinéaste italien né le 29 Juillet 1938 à Rome. Il est le fils de Marino Girolami, également cinéaste (Opération jaguar). Pour se démarquer de son père, Enzo emprunte le nom de sa femme : Castellari, le G. marquant tout de même la filiation. Mais la tradition familiale continue car Andrea, le neveu d'Enzo, a commencé une carrière d'assistant-réalisateur sur les derniers films de son père, Ennio. Enzo a également un oncle qui n'est autre que Romollo Guerrieri, auteur, entre autres, d'un post-apocalyptique miteux (Final Executor). Il a aussi pour cousin l'acteur et cascadeur Massimo Vanni (alias Alex Mc Bride). Une sacrée lignée donc... C'est d'ailleurs son père qui engage le jeune Enzo comme acteur, dès l'âge de 5 ans, puis comme assistant-réalisateur.



Enzo G Castellari a tourné une trentaine de films qui embrassent les principaux genres de l'exploitation italienne de ces 30 dernières années à l'exclusion du gore (il refusera de tourner Zombi 2 à la fin des années 70, et ses deux seuls Gialli, Gli occhi freddi della paura et La diablesse, demeurent mal connus). Castellari se distingue de ses confrères par un sens personnel du montage (on le compare parfois, un peu abusivement, à John Woo) et par l'utilisation fréquente des ralentis, obtenus en tournant les scènes d'actions à l'aide de trois caméras à différentes vitesses. Parmi ses fidèles, on note Ennio Girolami, son frère, Stephania Goodwin, sa fille, la présence récurrente de l'acteur Franco Nero (popularisé par Django de Sergio Corbucci) dans les westerns et les polars, ou celle des frères De Angelis à la partition musicale. Habile faiseur sachant se débrouiller d'un budget souvent limité, il tourne dans les années 60 et 70 quelques solides westerns et des films policiers, puis, à partir du début des années 80 de sympathiques séries Z qui font aujourd'hui le délice des amateurs de cinéma navrant.



Enzo G Castellari commence sa carrière de réalisateur en 1968 dans le spaghetti western. Il livre, notamment, deux films : Django porte sa croix, en 1968, et Keoma, en 1976, western baroque et onirique avec Franco Nero considéré comme son chef-d'oeuvre. Castellari, plutôt mal aimé de la critique italienne et européenne en général, a de nombreux fans aux Etats-Unis : Tarantino a réalisé un remake d'Une Poignée de salopards (Inglorious Basterds) et Sam Raimi affirme avoir trouvé son style cinématographique grâce à Keoma... Le western reste un des genres fétiches de Castellari qui en 93 tourne Jonhattan degli Orsi (Jonhattan des Ours) avec le toujours fringuant Franco Nero... en Russie, utilisant la population sibérienne pour jouer les Indiens et construisant un village typique sur une ancienne base secrète de l'armée ! En 2001, il en a tourné encore un, lui aussi inédit chez nous : Gli Angeli dell'Isola Verde, toujours avec Nero.





Enzo G Castellari signe quelques polars d'action violents qui mettent en cause l'intégrité des institutions italiennes : Le témoin à abattre, toujours avec Franco Nero et autre pièce maîtresse de sa filmographie, fait le constat d'un système judiciaire corrompu par la mafia auquel viennent se substituer les réflexes d'auto-défense des citoyens. Même thème peu ou prou pour Racket, avec Fabio Testi, tandis que Un citoyen se rebelle avec Barbara Bach (une ex-James Bond girl) et l'incontournable Franco Nero, ainsi que Light Blast avec Erik Estrada (l'un des flics de la série Chips) sont plus convenus et impersonnels. La violence souvent complaisante des films policiers italiens (viols, tortures, flinguages en masse, autodéfense) des années 70 va lui valoir quelques ennuis auprès de la critique qui le qualifiera rien de moins que de fasciste. Des films comme Un citoyen se rebelle (1974) ou Racket (1976) sont parfois considérés comme les précurseurs de la vague de films d'autodéfense américains des 80's, du style Un Justicier dans la ville avec Charles Bronson (même si le 1er opus date aussi de 1974) ou Exterminator avec Robert Ginty.




Enzo G Castellari prend de grandes libertés avec l'histoire dans La grande débandade, comédie (hum...) de moeurs avec Ursula Andress en maîtresse infidèle d'un Napoléon obèse, interprété par Aldo Maccione, puis dans Sur ordre du führer, film d'espionnage, d'action et d'amour sur fond de bombardements à Londres par la Luftwaffe.



Sous l'égide du producteur/réalisateur Fabrizio de Angelis, Castellari signe des films de pure exploitation, dont deux ressassées des Dents de la mer de piètre qualité (La Mort au Large et Chasseur de Monstres) ainsi que quelques films futuristes de la vague post-apocalyptique dont Les Guerriers du Bronx 1 et 2, produits pour 500 000 dollars avec une distribution internationale qui comprend le culturiste Mark Gregory, le vétéran Henry Silva ou encore la star de la blaxploitation Fred Williamson. C'est le débonnaire Fred Williamson que l'on retrouve, du reste, au générique du franchement cocasse Les Nouveaux Barbares, un sous-Mad Max bidouillé avec les moyens du bord.




A partir de la fin des années 80, Castellari, après un détour par Hollywood et une participation à une assez honteuse aventure de Sinbad en compagnie de Lou Ferrigno (L'Incroyable Hulk), se recycle à la télévision : il réalise des épisodes de la série floridienne Extra Large avec Bud Spencer et Philip Michael Thomas (alias Riccardo Tubbs dans 2 flics à Miami), et, en Italie, les nouvelles aventures de Sandokan ou encore un feuilleton d'aventures, Le désert de feu.





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Filmographie

1968 - Sept winchester pour un massacre (Sette Winchester per un massacro / Seven Winchesters for a Massacre)

1968 - Je vais, je tire et je reviens (Vado... l'ammazzo e torno / Go Kill and Come Back / For a few bullets more)

1968 - Aujourd'hui ma peau... demain la tienne (I Tre che sconvolsero il West / I Came, I Saw, I Shot)

1968 - Django porte sa croix (Quelle sporca storia nel west / Johnny Hamlet)

1968 - Tuez-les tous... et revenez seul (Ammazzali tutti e torna solo / Kill Them All and Come Back Alone)

1969 - Sur ordre du Führer (La battaglia d'Inghliterra / Eagles over London)

1971 - Gli occhi freddi della paura

1972 - Ettore lo fusto

1973 - Te Deum

1973 - Le témoin à abattre (La polizia incrimina la legge assolve)

1974 - Un citoyen se rebelle (Street Law / Il citadino se rebella)

1975 - Cipolla colt

1976 - La Grande débandade (Le Avventure e gli amori di Scaramouche)

1976 - Racket / Big Racket (Il Grande racket)

1976 - Keoma / Mon nom est Keoma (Keoma)

1977 - Action immédiate (La Via della droga)

1978 - Une poignée de salopards (Quel Madeletto treno blindato / Inglorious Bastards)

1979 - Chasseur de monstres (Il Cacciatore di squali / The Shark hunter)

1979 - La Diablesse / Diabla (L'Ultima casa vicino al lago)

1980 - Les Guerriers du Bronx (1990 : I Guerrieri del Bronx / 1990 The Bronx Warriors)

1980 - Cobra (Il Giorno del cobra)

1982 - La Mort au large (L'Ultimo squalo / Great White)

1984 - Les Nouveaux barbares (I Nuovi barbari / The New Barbarians)

1984 - Les Guerriers du Bronx 2 (Fuga dal Bronx / Bronx Warriors 2)

1984 - Tuareg (Tuareg il guerriero del deserto)

1985 - Light Blast (Colpi di luce)

1987 - Striker / Cobra Mission

1987 - Hammer (Hammerhead)

1989 - Sinbad (Sinbad of the seven seas)

1991 - Extralarge (série TV)

1993 - Jonathan des ours (Jonathan degli orsi / Jonathan of the bears)

1996 - Le Retour de Sandokan (Il Ritorno di Sandokan) (Série TV)

1997 - Le Désert de feu (Deserto di fuoco) (TV)

2000 - Gioco a incastro (TV)

2001 - Gli Angeli dell'Isola Verde (série TV)

2010 - Caribbean Basterds