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Robert Tai

Robert Tai

Biographie

Pour en apprendre plus sur le personnage, vous pourrez vous pencher avec intérêt sur :

- Robert Tai Temple, le site entièrement à la dévotion du maître par Drélium l'auteur de cette bio.

- Notre interview de Toby Russell, qui a longtemps travaillé avec lui.






Le ninja est une véritable institution fondatrice de Nanarland et ce depuis toujours. Pourtant, serait-il le même sans Robert Tai ? Définitivement, non. Oublié de tous, on aura préféré son collègue plus prolixe et moins discret, Godfrey Ho le roi du 2 en 1 ninja. Pourtant, s’agissant de ninjas de seconde zone et de leur magnétisme hautement mystérieux et fascinant, Robert Tai a son mot à dire et sa pierre de taille à apporter. C’est pourquoi il est temps d’éclairer l’obscur parcours de ce parfait artisan de l’ombre qui n’aura jamais eu la reconnaissance qu’il mérite, trop occupé par ses visions de combats sans règle ni pareil.

Robert Tai, aussi surnommé Gangly, est né à Taïwan en 1953. Son père, militaire gradé, et sa mère envoyèrent leur jeune fils freluquet à l’Opéra Fu Shing à Taïpeï afin de canaliser son énergie débordante. Il commença très tôt à cultiver son goût pour les chorégraphies avec ses camarades de classe, dont Lee Yi Min, Charlie Chin, Chiang Sheng, ou encore Angela Mao, parmi tant d’autres. Forte personnalité, il fait très vite le mur avec ses camarades. Ensemble, ils rôdent autour des tournages où ils enchaînent les petits boulots pour arrondir leurs fins de mois, maigrement récompensés par leurs représentations publiques bien cadrées de l’Opéra.


Robert Tai dans le rôle traditionnel du Général à l’Opéra Fu Shing de Taïpeï.


Au final, plus attiré par les tournages spectaculaires que par l’opéra traditionnel qu’il ne renie pas pour autant, il observe avec passion les coulisses d’un cinéma martial effervescent très demandeur en nouveaux talents et autres acrobates de tout bord. Il débute véritablement sa carrière comme cascadeur dans « 7 man army » (1976) de Chang Cheh, remarqué pour avoir exécuté volontairement un saut dangereux que personne ne voulait exécuter, du moins c’est ainsi qu’il le raconte. Puis Chang Cheh, surnommé l’Ogre de la Shaw Brothers, sélectionne des cascadeurs taiwanais talentueux pour son gros budget suivant, « Shaolin Temple ».

Apprécié dès le départ par ce grand bonhomme charismatique du renouveau martial hongkongais, Robert Tai se révèlera bientôt le suppléant providentiel de Liu Chia Liang et Tang Chia, qui vont eux opérer une scission avec Chang Cheh pour cause de divergence de points de vue. Ces deux légendaires chorégraphes de la Shaw souhaitaient voler de leurs propres ailes et développer leurs propres thématiques martiales plutôt éloignées de la violence gratuite et de l’héroïsme jusqu’auboutiste dont l’Ogre a fait son cheval de bataille. Robert Tai est de son côté un fervent partisan de la violence filmée et de l’action enragée, ce qui lui permet de convaincre Chang Cheh lorsque celui-ci se retrouve un brin abandonné par ses chorégraphes officiels. Tai devient ainsi assistant chorégraphe sur « Le caïd de Chinatown », premier film qui réunit les "5 Venoms", groupe d'artiste martiaux faisant partie de la troupe de Taïwanais évoquée précédemment, puis pour la première fois chorégraphe attitré sur « Brave Archer ».


Robert Tai frime un peu sur le tournage du « Caïd de Chinatown » de Chang Cheh
(1976).



Robert Tai contre Alexander Fu Sheng dans « Le caïd de Chinatown » : quelques secondes de présence à l'écran.


Le cadre fermé des studios Shaw Brothers laisse carte blanche aux chorégraphes, ce qui lui convient parfaitement. Rapidement à son aise, il acquiert une reconnaissance auprès de Chang Cheh pour son originalité, sa fraîcheur et sa grande imagination à inventer et tourner des combats en des temps records. Chang Cheh débute avec lui un long cycle de kung-fus pondus à la chaîne qui visent à concurrencer l’émergence de Jackie Chan et de la nouvelle firme en vogue qui vient d’engager la « relève » du Petit Dragon Bruce Lee, la Golden Harvest. Tai enchaîne alors de nombreux films des Venoms en commençant par le classique très surestimé « 5 venins mortels » et se forge par la même occasion une réputation de forte tête ingérable, capable de quitter le plateau sans prévenir.

Suite au « Caïd de Chinatown », il obtient le salaire de chorégraphe le plus élevé de l'époque (400 000 dollars hongkongais) sur « Four hands of death » (1979), poste qu'il quitte rapidement à cause d'une mésentente, une de plus, avec le réalisateur Lo Wei.


Robert Tai (torse nu) et son mentor Chang Cheh sur le tournage de « Brave Archer » (1977).


Une certaine rivalité, largement fabulée par Tai sans doute, se forme à cette période entre lui et Liu Chia Liang, une sorte de petite guéguerre interne pour décider qui des deux sortira le plus gros succès martial produit par la Shaw. Tai aime particulièrement raconter à ce sujet une anecdote qui voudrait que Liu Chia Liang, éméché, soit venu le menacer un soir en pleine rue, accompagné de sa garde rapprochée, et auquel il aurait évidemment tenu tête sans broncher.

Il quitte finalement les studios Shaw Brothers en 1979 pour revenir à Taïwan, peut-être son plus mauvais choix de carrière, suite à de nombreuses brouilles avec Mona Fong, la toute-puissante productrice du studio, sentant peut-être aussi la pente descendante qu'entame la firme, et ce à la même période où ses proches amis, les Venoms, quittent à leur tour la Shaw, pour certains à contre cœur, pour revenir vers leur patrie d’origine.

Depuis toujours attiré par l’indépendance et l’argent facile, la principale raison de son départ reste la somme rondelette qui lui est proposée pour chorégraphier « Les 5 mercenaires » et « Thundering Mantis » (1979), deux kung-fus très honorables, voire même bon classique pour le second. Il chorégraphie aussi « Shaolin Heroes », wu xia pian (film de sabre) taïwanais avec le grand Ti Lung qui appréciait apparemment ses talents de chorégraphe. Il fait aussi de nombreuses apparitions tout au long de sa carrière, le plus souvent en bad guy, comme dans le nauséeux « Secret Rivals 3 » ou encore « Chinese super ninja 2 ».


Robert Tai dans le rôle de l’empereur Lu Ping dans « Les 5 mercenaires » (1979)
de Cheung San Yee.



Robert Tai dans le rôle de Yamamoto dans « Chinese super ninja 2 » (1980) de Lee Tso Nam, un bon ami taïwanais.


Grâce à l'argent empoché sur « Les 5 mercenaires » et « Thundering Mantis », et à ses nombreuses connaissances dont l’influent producteur taïwanais Lam Tien Hung, Tai réalise son premier film fin 1979, « Devil Killer » alias « Ninja Exterminator », avec sa troupe de fidèles issue pour beaucoup d'entre eux de la Shaw. Un kung-fu rare, 2 en 1 de seconde voire troisième zone qui se révèle loin d'être brillant mais qui a ses adeptes et contient déjà un passage avec deux ninjas de l'ombre. C'est sur ce film que le réalisateur fait jouer pour la première fois à son compte Alexander Lou après leur rencontre initiale sur « Les 5 mercenaires ». Alexander devient son disciple attitré et son héros presque exclusif, un ami proche et un compagnon de travail qu’il materne tout autant que le reste de sa troupe.

Son second film, 100% réalisé par ses soins cette fois-ci, est aussi le plus important au niveau personnel. « Shaolin Vs ninja » (1980-1981 : à ne surtout pas confondre avec le sublime « Shaolin contre ninja », réalisé en 1979 par Lui Chia-Liang), titre concept à lui tout seul est le grand projet du réalisateur en partie influencé par les films avec le fameux Shô Kosugi comme « L'Implacable Ninja » (Enter the Ninja, 1979). Tai plonge dès « Devil Killer » dans la culture ninja et découvre les livres japonais traditionnels traitant de ce phénomène. Son objectif sera dès lors de mélanger ses propres influences à ce qu'il a lu des ninjas (Tai va très peu au cinéma) afin de créer son propre style qu’il veut unique et précurseur. Pourtant, « Shaolin Vs Ninja » est encore très discret concernant les ninjas, malgré son titre. Le film se concentre sur l'affrontement entre moines Shaolin chinois et moines Shaolin japonais montés à tort les uns contre les autres par un clan d'envahisseurs samouraïs mené en secret par un clan ninja (ouf!). Leurs courtes apparitions constituent pourtant un bon avant-goût de ce que va devenir le ninja dans les années 80. De nombreuses zones d'ombre persistent autour de ce film. Généralement daté de 1984 par les sites de base de données, Toby Russell, ami et spécialiste de Tai le date lui formellement de 1980-1981. Aurait-il été plagié dans ses particularités chorégraphiques par Ching Siu Tung, dont le frère travaillait sur le montage, pour propulser son légendaire « Duel to the Death » (1983) reconnu pour être le film précurseur du néo wu xia pian (film de sabre), autrement dit l'aube de l'ère moderne des combats câblés ? Même si certaines scènes de « Duel to the death » sont troublantes de similitudes, il reste très difficile de l'affirmer tant la réalisation globale de « Shaolin vs ninja » reste bien loin de ce grand film clé des arts martiaux. Et finalement, le débat reste assez vain, compte tenu de l'importance de la nouvelle vague hongkongaise qui produit à l'époque de nombreuses autres perles au moins aussi importantes. Premier film malade et total à la fois servi par la crème des athlètes taïwanais et une sauce martiale très relevée, film réputé côté underground, il n'existe pourtant qu'en rip de VHS extrêmement recadré et décrépi et reflète bien tout le paradoxe Robert Tai.




Robert Tai dans « Shaolin Vs Ninja » (1980).


Robert Tai sur le tournage de « Shaolin Vs Ninja ».


Car malgré sa créativité, son originalité et ses compétences chorégraphiques indéniables, confirmées par le petit monde du cinéma martial HK, Tai n’en fait toujours qu’à sa tête. Il préfère largement se concentrer sur de nouvelles façons de faire voler un gars dans les airs, de transpercer un thorax ou de mettre en exergue les capacités exceptionnelles de ses athlètes plutôt que de chercher à soigner sa mise en scène ou même ce qu’on appelle communément la cohérence dans un film. D’ailleurs, il préfère bien vite présenter une bande de gentils face à une bande de méchants qui se frittent pendant 1h30 plutôt que de tenter un scénario qui réduirait la place de l’action. Le succès indéniable mais relatif de « Shaolin Vs Ninja », seul film où il tentait véritablement une approche scénaristique un peu plus élaborée, le conforte d’ailleurs dans cette optique.

Jusqu’ici à total contre-courant de la vague de "kung-fu comédie", Tai entreprend ensuite une grande récréation en guise de réplique personnelle. « Massacre au Village » traduit parfaitement son état d’esprit : l’éclate avant tout ! Mais pas l'éclate comme l'entendent les réalisateurs de kung-fu comédies. Tai reste un fervent défenseur des effets gore cheaps et des chorégraphies imbitables outrancièrement câblées à l’arrache qui mettent en scène un nombre conséquent de combattants colorés.


« Massacre au village » (1981).


Au cœur d’un marché taïwanais qui fonctionne tant bien que mal en vase clos, leader d’une famille unie menée à l’écran par son fidèle disciple Alexander Lou qu’il forme sans relâche, Tai crée ensuite une série de films de ninjas très personnels, de plus en plus à contre-courant, de plus en plus fous, et avec de moins en moins de budget, en commençant par « Mafia vs Ninja », puis « Les gardes de Shaolin » co-réalisé avec William Cheung Kei, « Shaolin Vs Lama » qu'il supervise largement avec Lee Tso Nam, et l’unique, indescriptible et mirifique « Ninja the Final Duel » (1985) considéré par les amateurs comme l’un des films de ninja les plus déjantés de la planète. Folie totale issue de plus de 11 heures de rushs tournés grâce au financement d’un milliardaire Malais du nom de Terry Chang, Tai a largement profité du monsieur très peu impliqué pour tourner jusqu’à ce que l’argent n’arrive plus. « Ninja the Final Duel » est aussi le film préféré du réalisateur.

Dès « Mafia Vs Ninja », Tai s'entoure d'acteurs occidentaux, des gweilos qui garniront sa troupe de combattants attitrés et permettront de nouvelles audaces voire, pourquoi pas, la possibilité d’internationaliser la sortie de ses films. Parmi eux, l'ancien DJ californien Eugene Thomas, le Sud-Américain Silvio Azzolini, le britannique Toby Russell ou encore l'américain John Ladalski. Tous reconnaissent et admirent le talent de Tai pour mettre en place des combats uniques et surdécoupés à outrance.



Robert Tai a obtenu quelques beaux succès et une réputation honnête de ses films chorégraphiés pour Chang Cheh lors de la période dite Shaolin Venoms. Cette vague ninja forge quant à elle sa réputation nanarde menée par « Mafia Vs Ninja » et « Ninja the Final Duel ».

Ainsi, la plupart des attaques légendaires ninjas bien connues de Nanarland s’inscrivent durablement dans l’esprit du public 80’s en grande partie grâce au cerveau surchauffé de Tai qui trouve sans cesse de nouveaux moyens que les plus grands lui envient (enfin, ça aussi, c’est lui qui le dit). Que ce soit les mottes de terre ninja explosives, les araignées sauteuses de « Ninja the Final Duel », les bombinettes multicolores, les escalades de murs en mode reverse, les attaques câblées impossibles, il faut bien reconnaître à Tai une imagination folle et un sens de la dynamique tout à fait unique en son genre.


Les fameuses araignées volantes dans « Ninja the Final Duel » (1985).


Plutôt vénal, comme beaucoup d’autres, Tai tente une expatriation aux USA en 1988, bien avant la grande mode actuelle. Il accouche d'un nanar pur jus : « Blood fight 2 » alias « The Death cage » avec Robin Shou, qui se rapproche davantage au final d'un film de "karaté" typiquement américain tel « Karaté Kid » qu’un de ses films de ninjas.




Dans la cage sur le tournage de « Blood fight 2 » / « Death cage » (1988).


Tai chorégraphie toujours quelques films obscurs et revient trois ultimes fois à la réalisation dans les années 90, en 1992 avec « Legend of the Drunken Tiger », en 1996 avec « Fists of Legends 2 », et en 1998 avec « Trinity Goes East ». Trois touts petits films dont les deux derniers n'ont vu le jour que grâce à un amoureux du personnage, son ami et plus grand fan, Toby Russell, ancien collaborateur du magazine britannique « Eastern Heroes » et cofondateur du label « Eastern Heroes Video », rebaptisé par la suite « Vengeance Video ». Ce dernier le convainc de revenir derrière la caméra et d'apparaître quelques instants devant, espérant qu'il puisse réitérer ses délires d'antan. Malheureusement le résultat est loin d'être à la hauteur des espérances. « Legend of the drunken Tiger », très piteux et bancal, semble totalement suranné. « Fists of Legends 2 » est un improbable 2 en 1 avec un film de 1973 qui met en scène un faux Bruce Lee, un faux Jet Li et un faux Jean-Claude Van Damme (en l’occurrence la vraie doublure de Van Damme, Todd Senofonte).


Todd Senofonte (doublure officielle de JCVD), impressionnant dans « Fists of Legends 2 » (1996). Si l'on en croit Toby Russell, sa performance dans ce film, découverte par Van Damme, aurait même poussé ce dernier à le virer pour ne pas qu'il lui fasse de l'ombre.


Quant à « Trinity goes East », hommage voulu aux films de ninjas de Tai auquel participe une beau duo de gweilos eux aussi amateurs du réalisateur, Roberto Lopez et Steven Tartaglia, ainsi qu'un bel athlète taïwanais inconnu qui prend l'allure d'un faux Bruce Lee avec un brio physique certain, il constitue l'ultime film d'un réalisateur a priori en bout de course et reste désespérément amateur, fauché et plutôt dénué de la folie qui fit sa grandeur. La faute est due en partie à des conditions de tournage exécrables puisque Tai voulait absolument tourner au Vietnam, contre l’avis de tous comme d’habitude. On y découvre tout de même un petit cochon dans un landau lanceur de missiles qui affronte des ninjas tel un hommage Z appuyé à « Baby Cart » !



Aujourd'hui, Robert Tai continue à produire, avec sa femme et par le biais de sa propre entreprise, des séries télé à Taïwan, des drames à l'épée pour la plupart, et le bon paquet d'argent que cela lui rapporte a l'air de lui suffire amplement. Une interview récente nous montre aussi un personnage aigri qui s’autoproclame parrain du kung-fu moderne et conchie avec ferveur la plupart des autres réalisateurs du genre… Un délice.

En 2002, il a été contacté par RZA du Wu Tang Clan pour participer et superviser les chorégraphies d'un film obscur dénommé « Z Chronicles" sorti confidentiellement en 2004.


RZA et Robert Tai dans le plus que rare « Z Chronicles » (2004) réalisé par RZA et chorégraphié par Tai.


Toujours plus de profundis, Ara Païaya, un Écossais d’origine indienne (et un type très cool, soit dit au passage) l’a contacté en 2005 pour jouer la guest star dans un de ses films : « Night Driver », un tout petit film d’action amateur mettant en scène la vraie voiture de K2000…


Ara Païaya dans sa voiture de K2000 dans « Night Driver » (2005).


Une apparition-hommage éclair de Tai dans « Night Driver ».


Largement tombé dans l’oubli, mésestimé et souvent considéré comme un emmerdeur fini mégalomane, Robert Tai n’en demeure pas moins un grand précurseur, enthousiaste, généreux et doté d’une imagination débordante dans la mise en place des combats. Sa filmographie laisse à jamais une trace indélébile dans l'univers du cinéma déjanté et son diamant bis brut, « Ninja the Final Duel », bénéficie encore aujourd’hui, et même plus que jamais, d'une réputation culte chez l’amateur de tatanerie psychotronique, qui le place sur les plus hautes marches des films de ninja de la grande vague des années 1980. Sa suite « Shaolin Dolemite », issue du métrage original qui durait à l’origine 11 heures, peut d'ailleurs tout aussi bien postuler au titre du film de kung-fu / ninja / sorcellerie / wu-tang / Shaolin /etc., le plus déjanté et improbable de tous les temps.


Alexander Lou et Robert Tai dans « Shaolin Dolemite » (réalisé en 1985 et sorti en DVD aux USA en 1999 seulement).


Hélas en août 2017, nous avons eu le regret d'apprendre le décès de Robert Tai qui s'en est allé en toute discrétion, malheureusement oublié de la plupart des médias y compris dans son pays d'origine. Personne ne savait mieux divertir le public avec un budget limité. Personne ne pouvait arrêter le maître Robert Tai quand il avait une idée dans la tête. Ici et pour toujours, Robert Tai, nous vous aimons. Votre Esprit va continuer à vivre.

Bob for ever !

iconographie :
- Eastern Heroes Magazine
- http://drkungfu.free.fr
- http://www.ara.me.uk



Drélium
Drélium

retour vers les réalisateurs producteurs

Filmographie

Robert Tai ayant eu une carrière bien remplie sur tous les postes de tournages nous avons mis en gras les films dont il est le cinéaste (Oui, Cinéaste ! N'ayons pas peur des mots !)



2006 - Death List
2005 - Night Driver (comédien)
2002 (sorti en 2004) - Z Chronicles (chorégraphe)
1998 - Trinity Goes East (réalisateur, chorégraphe et comédien)
1996 (1990 ?) - Iron Bodyguards / Fists of legend 2 (réalisateur, chorégraphe et comédien)
1992 (1990 ?) - Legend of the Drunken Tiger (réalisateur et chorégraphe)
1988 - Blood fight 2 (The Death cage – réalisateur et chorégraphe)
1985 - The Shanghai 13 / All the professionals (comédien)
1985 - Ninja final duel / Ninja the final duel (réalisateur, chorégraphe et comédien)
1985 (sorti en 1999) - Ninja Final Duel 2 / Shaolin Dolemite (réalisateur, chorégraphe et comédien)
1984 - Revenge of the Drunken Master (comédien)



1983 - Shaolin contre Lama (Shaolin vs Lama - co-réalisateur avec Lee Tso Nam)
1983 - Duo mortel (Deadly Duo – comédien)
1983 - Attack of the joyful goddess / The Ghost / Attack of the god of joy /
Assault of the joyful goddess / Attack of the Venoms (chorégraphe non crédité)
1983 - (1981 ? 82 ?) - Mafia vs Ninja (série télé – réalisateur, chorégraphe et comédien)
1982 - The Alliance of Hung Sect (comédien)
1982 - Five Fighters from Shaolin (chorégraphe)
1982 (1980 ?) - Super Ninjas (Chinese super ninja / Five elements ninja – chorégraphe non crédité)
1982 (sorti en 1984) - Ninja vs Shaolin Guards / Guards of Shaolin (co-réalisateur avec William Cheung Kei, chorégraphe et comédien)
1982 (1980 ?) - Mafia vs Ninja (Mafia kids – réalisateur, chorégraphe et comédien)



1981 - A Fistful of Talons (chorégraphe)
1981 - Massacre au village (Shaolin chastity kung-fu / Revenge of the dragon 2 – réalisateur et chorégraphe)
1980 - Challenge of the Lady Ninja (comédien)
1980 - The Woman Avenger / Fatal claws, deadly kicks (comédien)
1980 - Clan of Righteousness (chorégraphe)
1980 - Devil killer / Ninja exterminators / Best and the worst (réalisateur, chorégraphe et comédien)
1980 (1981 ?) - Shaolin contre ninja (Shaolin vs Ninja – réalisateur, chorégraphe et comédien)


Le DVD allemand de Shaolin vs Ninja


1979 - Les 5 mercenaires (The Incredible Kung Fu Mission / Kung fu commandos – comédien et chorégraphe)
1979 - Four Hands of Death / 4 hands of death / Wily Match / The Willy Match (chorégraphe)
1979 - The Shaolin Heroes / Story of chivalry / The Heroes / Unforgiven of shaolin (chorégraphe)
1979 - Secret Rivals 3 new south hand and north kick blows / Northern kicks, southern fists / Northern kicks, southern blows / Challenge of the masters / Assignment to kill (comédien et chorégraphe)
1979 - The Thundering Mantis (comédien et chorégraphe)
1979 - Evil Hits Evil (comédien)
1978 - Les 5 venins mortels (Five deadly Venoms/ The five venoms – chorégraphe)
1978 - Invincible Shaolin / North Shaolin vs south Shaolin (chorégraphe)
1978 - La vengeance des infirmes (Crippled Avengers/ Return of the five deadly venoms / Mortal combat – chorégraphe )
1978 - The Kid with the golden arm / Kid with the golden arms (chorégraphe)
1978 - Ten tigers of Kwantung (chorégraphe)
1978 - Shaolin Rescuers / Avenging warriors of Shaolin (chorégraphe)
1978 - The Daredevils of Kung Fu / Daredevils / Magnificent acrobats / Shaolin daredevils (chorégraphe)
1978 - The Cavalier / The smart cavalier / Dancing kung fu (comédien)
1978 - The Lady Constables (comédien)
1977 - Life Gamble / Life combat (chorégraphe)
1977 - The Naval Commandos (chorégraphe)
1977 (1979 ?) - Le caïd de Chinatown / Le Kid de Chinatown (Chinatown Kid - comédien et chorégraphe)
1977 - Magnificent Wanderers (comédien)
1977 - Brave Archer Part II / Kung fu warlord 2 (comédien et chorégraphe)
1977 - The Brave Archer / Shaolin archer / Kung fu warlord (comédien et chorégraphe)
1977 - Chinese Connection 2 / Fist of fury 2 / Fistful of the dragon / Shanghai tiger (comédien)
1977 - Shaolin monk (comédien)
1977 - Killer from above (comédien)
1977 - La lanterne de jade (Lantern Festival Adventure - comédien)
1977 - Heaven and Hell / Heaven and hell gate / Shaolin hell gate / The Hell gate (comédien et chorégraphe)
1976 - La nouvelle fureur de vaincre (New Fist of Fury - comédien)
1976 - Le vengeur du karaté (Boxer's Last Stand / Fury - comédien)
1976 - The Ming Patriots / Dragon reincarnate / Revenge of the patriots (comédien)
1976 - The Shaolin Avengers aka invincible kung fu brothers (comédien)
1976 - Le temple de Shaolin (Shaolin Temple / Death chamber - comédien)



1976 - Le bras armé de Wang Yu contre la guillotine volante / Le bras armé de Wang Yu / (Master of the Flying Guillotine / One armed boxer vs the flying guillotine - comédien)
1976 - Traitorous / The traitorous (comédien)
1976 - The Condemned (comédien)
1976 - Tamo Monk / Killer priest / Shaolin tamo buddhist monk / Fighting of Shaolin monks (comédien)
1975 - Female Chivalry (comédien)
1975 - The Crazy Guy (comédien)
1975 - Dragon Fury (comédien)
1974 - Crazy Acrobat (comédien)
1974 - Bruce Lee - A Dragon Story (comédien)
1974 - Fury in Storm (comédien)
1971 - Le sabre écarlate (The Fast Sword - comédien)