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Sabrina Siani

Sabrina Siani

Biographie



De son vrai nom Sabrina Seggiani, parfois créditée sous les noms de Sabrina Siarri, Sabrina Sellers, Sabrina Syan ou Diana Roy, cette blonde romaine née en 1963 débute dans son adolescence en posant comme mannequin pour diverses photos. Sa beauté et ses charmes précoces lui valent de percer assez vite au cinéma. Dès 1979, alors qu'elle n'a que 16 ans, elle tourne dans un polar italien, "Napoli la camorra sfida... la città risponde" d'Alfonso Brescia puis dans son premier nanar : "Le Trou aux Folles" (mon Dieu quel titre !) de Marino Girolami (le père d'Enzo G. Castellari).

Elle va, dans sa courte mais active carrière, traverser tous les genres du cinéma bis italien, de l’heroic-fantasy au post-apocalyptique en passant par la « sexy comédie » rétrécie du bulbe et le film policier. une vingtaine de film en 9 ans, 5 rien qu’en 1982.







On la retrouve ainsi fille de la jungle dans une tarzannerie d’Umberto Lenzi, amazone de choc chez Joe D’Amato, reine maléfique au masque d’or chez Lucio Fulci, déesse blanche des cannibales chez Jesus Franco ou princesse en cuir chez Michele Massimo Tarantini. A partir de 1982, le succès de « Conan le barbare » aidant, elle devient l'une des principales interprètes de l'heroic-fantasy à l'italienne : « Ator », « Gunan il guerriero », « Conquest » et autres « Sangraal ». Amazone, princesse, ou déesse masquée, Sabrina est alors au faîte de sa carrière et représente l'atout charme du nanar italien.





Plus qu’une carrière, un sacerdoce. Sortie de quelques polars, son film le plus "ambitieux" est l’abominable « Bon Roi Dagobert » de Dino Risi avec Coluche, Ugo Tognazzi Michel Serrault et Carole Bouquet. Autant dire un désastre ! Après cela, elle croise encore Fred Williamson dans « Black Cobra », photocopie nullarde du « Cobra » avec Stallone, puis termine en beauté avec une coproduction italo-nord-coréenne (oui, oui, nord-coréenne) où au côté de Mark Gregory, Romano Kristoff et Frank Zagarino elle affronte un néo-nazi qui kidnappe des jeunes filles pour en faire des machines de combat génétiquement surentraînées (je donnerais mon bras gauche pour voir ce film !).





Le cinéma bis italien entamant son déclin, Sabrina finit par couper court à sa carrière. S'étant mariée, elle disparaît totalement de la circulation cinématographique en 1988, à l’âge de 25 ans. Un bel âge pour reprendre une vie normale après de tels films... Depuis, elle se consacrerait exclusivement à sa famille. Une reconversion plutôt tranquille pour celle qui fut guerrière amazone et reine des cannibales !





Sources : les sites terrorverlag.de, Zonebis et European Film Exploitation ont été des mines, notamment iconographiques.

Rico
Rico

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Filmographie

1979 - Napoli la camorra sfida... la città risponde (Alfonso Brescia)

1979 - Le Trou aux folles (Marino Girolami)

1979 - Les Contrebandiers de Santa Lucia (Alfonso Brescia)

1980 - Mondo Cannibale (Jesús Franco) a.k.a. Les Cannibales / Une Fille Pour Les Cannibles / Mangeurs d'hommes / La Déesse blonde / La Déesse cannibale / Déesse Cannibale / L'Emprise des cannibales

1980 - La Liceale al mare con l'amica di papà (Marino Girolami)

1981 - La Zézette plaît aux marins (Michele Massimo Tarantini)

1981 - L'Esercito più pazzo del mondo (Michele Massimo Tarantini)

1982 - Due gocce d'acqua salata (Luigi Russo)

1982 - Incontro nell'ultimo paradiso (Umberto Lenzi)

1982 - Gunan il guerriero (Francesco Prosperi)

1982 - Ator alias Ator le Conquerant (Joe D’Amato)

1982 - Sangraal alias l’épée de feu (Michele Massimo Tarantini)

1983 - Conquest (Lucio Fulci)

1983 - Le Trône de feu (Franco Prosperi)

1984 - 2020 Texas Gladiators (Joe D’Amato / George Eastman)

1984 - Le Bon Roi Dagobert (Dino Risi)

1987 - Black Cobra (Stelvio Massi)

1988 - Ten Zan ultimate mission (Ferdinando Baldi / Pak Jong Ju)