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Roger Fellous

Roger Fellous

Biographie

Portrait de Roger Fellous, directeur de la photographie.





Image : Roger Fellous. On a vu tant de fois son nom s'étaler au générique des films les plus douteux du cinéma français qu'on se prendrait à rêver de lui subtiliser son carnet d'adresse. En une phrase comme en cent, il est l'homme qui a réussi le challenge de shooter dans le même mois, pour ne pas dire dans la même semaine, rien moins que trois chefs-d'œuvre du cinéma tourneboulant, j'ai nommé "Vivre pour Survivre", " White Fire" et "Le Diamant". Et à l'Ouest de la nanarosphère, croyez bien que ce seul fait d'arme lui vaut plus de respect que celui dû au pauvre gugusse qui a tué Liberty Valance ! Il n'en aura donc pas fallu davantage à Roger Fellous pour devenir le chef opérateur le plus célèbre de Nanarland. Pourtant, comme souvent il arrive pour les gens dont la carrière s'étale sur plusieurs décennies, il y a bien davantage à connaître.


Ce plan dit du "brushing coton tige" de Robert Ginty dans White fire / Vivre pour survivre / Le Diamant, n'est pas techniquement le plus abouti de la carrière de Roger Fellous, mais c'est ici le plus célèbre.


Un coup d'œil "sélectif" à sa filmographie nous apprendra, par exemple, qu'après avoir été lancé par le king of exploitation made in Gironde - Emile Couzinet soi-même - dans "Un Trou dans le mur", en 1949, il fut encore l'opérateur attitré d'un Max Pécas victime d'une terrible attaque de paludisme tropézien ("On est venu là pour s'éclater", "Belles, blondes et bronzées"…). Ou bien qu'il fut tour à tour le sbire de Jean-François Davy ("Bananes mécaniques"), le comparse de John Love ("Barmaids à jouir"), le nervi Raphaël Delpard ("Les Bidasses aux grandes manœuvres"), l'homme de main de Claude Mulot ("Sexyrella"), l'âme damnée de Michel Vocoret ("Les Bidasses au Pensionnat"), et bien davantage encore, mais je vous ferai grâce des Raoul André, des Alphonse Beni et autres Jacques Doniol-Valcroze planqués dans les buissons (les Jacques Doniol-Valcroze, que dis-je ? Les Maurice Cloche !).


Ray Danton et Roger Hanin, les 007 français.


Au surplus, l'histoire retiendra qu'après avoir filmé Roger Hanin sous tous les angles dans "Corrida pour un espion" et un dénommé Michel Bouffon la nouille à l'air dans "Je suis une belle salope", Roger Fellous relèvera le plus gros défi auquel un opérateur se sera livré depuis 1933 et "l'homme invisible" : tenter d'impressionner une pellicule agfacolor en prenant pour sujet l'homme transparent, Chris Mitchum. C'était pour "Dark mission / Opération cocaïne / Les fleurs du mal" chez ces grands maboules d'Eurociné. Dans la foulée, pour les mêmes - et probablement sous la menace, sinon pourquoi ? - il éclairera un homme-singe nazi du plus bel effet dans "Commando Mengele : L'Ange de la mort", où la tragédie d'Auchwitz-Birkenau est revisitée par une équipe de branquignols après une bonne cueillette de champignons.


Le bestiaire d'Eurociné. En bas à gauche, Howard Vernon entre deux plantes vertes.


En définitive, de ce seul point de vue, c'est une bien belle tartine que l'œuvre fellousienne.

Mais qui donc est vraiment ce Roger Fellous au si lourd passif ? Un mercenaire du nanar ? Un yes man ? Le Bob Denard du vice ? Un homme criblé de dettes ? Un poète ? Un homme libre ? Un fou ?

Non point.

Roger Fellous est - ou plutôt était - un chef opérateur réputé et même très bien considéré par ses pairs, doublé d'un bricoleur de génie tenant davantage de Louis Lumière que de Stelvio Massi. Un homme très humble qui aura consacré sa vie à la technique cinématographique. Son parcours, ainsi que la vision personnelle qu'il avait de son métier, jette un rai de lumière sur une profession paradoxalement sous-exposée (par comparaison aux dits "créateurs" et "auteurs de films", les metteurs en scènes, scénaristes et musiciens) néanmoins tout à fait essentielle du cinéma : celle des pros de photo.


Roger Fellous (photo AFC).


Né le 4 janvier 1919, Roger Fellous, entre dans le métier au début des années 30 comme stagiaire de Kurt Kurant, grand chef opérateur d'avant guerre ayant beaucoup œuvré dans le cinéma populaire allemand, mais aussi pour Tourneur, Lang, Hitchcock, Ophuls ou Chaplin. Passant par tous les postes techniques du cinéma, Fellous sera tour à tour assistant réalisateur pour Yves Mirande, cinéaste et scénariste très suivi de l'époque ("Messieurs les ronds de cuir" d'après Courteline), puis caméraman ou assistant pour quelques grands académiciens de la photo de cinéma, tels Philippe Agostini, Armand Thirard (notamment sur "Hôtel du Nord") ou Michel Kelber.


Le clap sur lequel s'ouvre le cultissime Exhibition (1975), docu de Jean-François Davy sur l'actrice Claudine Beccarie et, à travers elle, le cinéma porno des années 70.


Après la guerre, qu'il a passée dans un stalag, il écume toujours les plateaux à divers postes en relation avec la prise de vue (il met en boite notamment nombre de docus et films d'entreprise) et commence à signer, en tant que chef opérateur, la photo de quelques courts métrages. C'est à cette époque - la fin des années 40, soit dix ans avant la Nouvelle Vague - qu'il tente de se lancer avec quelques amis, dont le jeune écrivain René Barjavel, le monteur Jacques Grassi, et le producteur / réalisateur Marcel Garand, dans la formation d'un groupe de cinéastes indépendants. Hélas, l'équipe, dénuée de moyens, connaît beaucoup de difficultés à mener ses projets à terme. La réalisation de courts films autobiographiques est d'abord mise en chantier avec pour but de constituer une série retraçant les premiers pas de chacun des membres de l'équipe mais l'aventure tourne court. Il n'en sortira qu'un unique film achevé , "Premier Roman", inspiré par les débuts de Barjavel et qui restera, à jamais, le seul travail de Roger Fellous au poste de réalisateur. C'est ensuite un long métrage qui tente d'être mis sur rails, une adaptation, toujours par Barjavel, du "Barabbas" de Michel de Ghelderode, mais là encore, si quelques tours de manivelle sont donnés, le projet finit par s'échouer, faute d'attirer à lui des investisseurs sérieux.


Roger Fellous.


Roger Fellous retourne donc à son métier de technicien, signant comme directeur de la photographie son premier long-métrage avec le très nanaresque bordelais Emile Couzinet ("Un trou dans le mur", donc) puis un deuxième avec le Belge André Cauvin, documentariste au Congo, pour "Bongolo et la Princesse Noire"(1952), vendu comme le premier film en couleurs tourné sur le sol africain.


Roger au Congo vers 1949, où il emploie des caméras légères rarement utilisées à l'époque pour le tournage de "Bongolo et la Princesse Noire" (Photo AFC).


De la décennie qui s'écoule ensuite, on retiendra surtout sa fructueuse collaboration avec André Cayatte, le ténor du drame judiciaire à la française ("Le glaive et la balance") ainsi que beaucoup d'emplois sur des productions populaires ("Julie la rousse", de Claude Boissol en 1960 étant le plus fameux) souvent animées par de fieffées gourgandines telles Nicole Courcel ou Sophie Desmarets qui n'avaient de cesse, à cette époque, que de mettre le feu aux sens d'une audience venue s'encanailler au contact de moult polars "olé olé" et autres comédies polissonnes . Comment ne pas être scandalisé, encore aujourd'hui, par des titres aussi choquants que "Ce soir les jupons volent", "Une fille épatante", "Les Clandestines", "Marchandes d'illusions", ou encore "Nuits blanches et rouges à lèvres"… Honteux !


Cayatte, Boissol, Raoul André, Lautner (et aussi Duvivier, Allégret ou le premier court d'Henri Verneuil). Le cinéma français d'après la guerre et d'avant la révolution.


Mais entre temps, en 1959, se produit un vague événement nouveau qui va bientôt ébranler le petit train-train du cinéma français, et particulièrement celui des opérateurs du cinématographe, à défaut de générer une réelle ferveur populaire. Un grand battage médiatique orchestré par un certain Richard Balducci, alors attaché de presse, se produit sur les Champs Elysées. Badauds atterrés et journalistes circonspects sont au rendez-vous et assistent au spectacle pittoresque d'une bande de pieds nickelés tournant un film en pleine rue. Le réalisateur se livre à un travelling de fortune en baladant son caméraman dans un triporteur et tourne sans scripte ni scénario une histoire de fesse con comme une poule en faisant volontairement des raccords dans l'axe. Des gauchistes, monsieur ! Des zazous ! C'est jeune et ça sait tout et il y en a même un qui est suisse ! Et alors que chacun se demande où va la France, le film dont il s'agit, "A bout de souffle", finit par sortir, marquant le départ d'une nouvelle vague qui déferle bientôt en un tsunami créatif. Les agitateurs en profitent pour faire main basse sur la critique, imposant leurs nouvelles icônes. Ils aiment les films de leurs amis, ceux de Lang, Hitchcock, Ray, Melville, la série B ricaine. Ils conchient les vieilles gloires de la "qualité France" et leurs suiveurs. Mauvais temps pour Cayatte, Raoul André et ceux qui travaillent pour eux, dont Roger Fellous, qui, jeté avec l'eau du bain et bien qu'encore jeune et grouillant d'invention, ne sera pas invité à collaborer. On lui préfère le style flamboyant de Raoul Coutard (Godard), les images esthétisantes et doucereuses de Jean Rabier (Varda, Demy) ou l'élégance froide de Sacha Vierny (Resnais). Roger Fellous ne leur en tiendra pas pour autant grief si l'on en croit ses déclarations : "La nouvelle Vague a été un bien, elle a amené des libertés qui n'existaient plus ou n'avaient jamais existé". Il se défend toutefois pour lui-même de l'accusation de classicisme, rappelant à raison que la nouvelle vague a parfois "enfoncé des portes ouvertes" et qu'avant elle, lui aussi s'y était essayé, de même que certains de ses collègues, tel Henri Decae "considéré comme un opérateur classique, alors qu'il fut pendant longtemps - bien avant la nouvelle vague qui croit l'avoir inventé - un opérateur travaillant avec de petits moyens". Sans souscrire totalement au point de vue vitriolé de Claude Lelouch sur ce nouveau mouvement (pour qui la nouvelle vague n'aura été qu'une "révolution de chefs opérateurs" niant au passage que les metteurs en scène concernés aient pu apporter quoique ce soit de neuf), Roger Fellous reconnaît volontiers que l'évolution des techniques photographiques aura largement contribué à changer la donne, tout autant que l'apparition d'acteurs au jeu plus naturaliste et de cinéastes iconoclastes : "Autrefois, il fallait six heures pour régler un plan. Avec ce style lent, les acteurs ne s'intégraient plus à l'histoire. Ils faisaient leur numéro chaque fois qu'on les appelaient sur le plateau. Aujourd'hui, les acteurs sont sans cesse sollicités par l'histoire. Par cette rapidité , on a créé une sorte de virilité qui n'existait pas".


Darry Cowl et Pierre Fresnay sur le tournage de "Les Affreux" de Marc Allègret, inspectant le zoom Angénieux de Roger Fellous (Photo AFC).


Et si Roger Fellous semble montrer une assez grande empathie pour un mouvement qui l'a somme toute quelque peu laissé sur la grève, c'est autant parce qu'il partage avec ses représentants un goût prononcé pour un cinéma aventureux que parce qu'il y a paradoxalement participé, mais indirectement, par la bande. Roger Fellous, qui se définissait avant tout comme "un passionné de technique" au service de qui l'emploie et "sachant s'adapter à la vision du film", se doublait, en dehors des plateaux et en compagnie de son frère Maurice, également homme d'images, d'un bricoleur infatigable qui n'a rien moins qu'inventé… le zoom sans qui Jess Franco, Michele Massimo Tarantini, Godfrey Ho et à peu près tous les réalisateurs répertoriés ici feraient sans doute du sous-Pialat. Il fut l'un des premiers en effet à adapter avec succès les objectifs photographiques à focale variable de la firme Angénieux ou Pancinor à la technique du cinémascope. C'est Rossellini, le pape du réalisme italien, qui verra le premier l'intérêt du découpage par travelling optique ("Les Evadés de la nuit", 1961) suivi comme un seul homme par l'ensemble du jeune cinéma européen qui va bientôt apprendre à compenser son affaire de morale. Fellous est par ailleurs l'inventeur, dès le milieu des années 60, d'un viseur électronique permettant à l'équipe technique de suivre en direct sur un moniteur la prise en train de se tourner. Cette innovation, reprise à l'ère de la vidéo puis du numérique et nommée aujourd'hui le combo, connaîtra un heureux développement sur tous les plateaux de cinéma du monde.


Un intrus se cache dans cette série d'affiches, saurez-vous le retrouver ?


Réponse : Il s'agissait du "Journal d'une femme de chambre" de Luis Buñuel, ici à gauche en compagnie de Roger Fellous.


Bien que la carrière de Roger Fellous comme directeur de la photographie culmine en 1964 le temps d'une collaboration avec Luis Buñuel ("Le Journal d'une femme de chambre" filmé dans un très lumineux et très beau noir et blanc), elle va prendre un tour qui mènera rapidement l'intéressé vers les tréfonds du cinéma bis hexagonal et tiendra bien moins, au final, de l'art que du cochon. Qu'il s'agisse de faire le point sur des babas cools partouzards chez Jean-François Davy ("Bananes mécaniques"), de cadrer les bas morceaux des bourgeoises nymphomanes chez Claude Mulot (Mes Nuits avec…) ou d'éclairer bidasses en manœuvres, tataneurs camerounais, pétomanes en folie et autres créatures velues encartées au NSDAP, Roger Fellous aura été de tous les coups fumants du cinéma d'exploitation made in France. Quand il ne s'est pas chargé, sublime déchéance, d'illustrer un scénar à la turque dans les rues d'Istanbul, saisissant à l'arrache quelques plans de Droopy sinistré de notre Robert Ginty international sous le regard impavide des passants moustachus transformés pour l'occasion en figurants involontaires d'un film à trois titres, ce monstre tricéphale qu'est White Fire / Vivre pour Survivre / Le Diamant, donc.


Les très riches heures du comique franchouillard, par Raphaël Delpard (assisté de Luc Besson).


Le parangon du cinéma d'action franco-turc, par Jean-Marie Pallardy.


"La rose écorchée" de Claude Mulot, un film d'épouvante français qui doit beaucoup à sa photographie.


"J'aime les éclairages dramatiques avec des visages qui ressortent d'un décor dont l'importance est diminuée. Je dois souvent lutter contre cette tendance". Pour "Bananes mécaniques" de Jean-François Davy, Roger Fellous avait cessé de lutter. Le film se réduirait à pas grand chose sans la belle collection de vignettes érotiques recueillies par l'opérateur.


Faut-il voir dans cette fin de carrière quelque peu indigne de ses capacités, le résultat d'une mise à l'écart par la profession d'un technicien valeureux mais passé de mode (comme cela est arrivé aussi, dans une moindre mesure, à Raoul Coutard) ? Le goût particulier de Roger Fellous pour les aventures à petit budget qui lui laissaient la liberté de l'improvisation, de la bricole et du système D ? Ou, plus simplement, traduit-elle une certaine forme de mercenariat, lui qui déclarait que la qualité d'un opérateur était avant tout "d'être fonctionnel", de "faire ce qu'on lui demande" et de "savoir s'effacer devant le film" ? Jean-Pierre Desagnat (réalisateur de "Pas de roses pour OSS 117", "Flics de choc" ou encore "Les Charlots contre Dracula", et par ailleurs père du comédien Vincent Desagnat) dresse un portrait élogieux de Roger Fellous allant dans ce sens : "Roger était à la fois un homme adorable et un très fin directeur photo. Que le film soit bon ou pas, le budget important ou non, lui faisait son métier. Certains directeurs photo refusaient de se plier au temps imparti et bloquaient le metteur en scène, en passant une heure à éclairer un plan de verre dont on n'allait garder qu'une seconde au montage. Roger, lui, était un vrai professionnel, qui avait une grande faculté à s'adapter au temps : si on lui laissait du temps, il faisait de belles images, bien léchées ; s'il fallait aller vite, il faisait au mieux et s'en sortait avec les honneurs."


"Le Sexe qui parle" de Frédéric Lansac (Claude Mulot) et "Mes Nuits avec..." de Michel Barny. Deux classiques du porno français.


Roger Fellous n'aura jamais tâté de ces petites statuettes compressées - tout autant que compassées - que la grande famille du cinéma français se jette annuellement à la tête pour s'auto-congratuler. Qu'importe. Décédé en 2006 des suites d'une longue maladie, il remportera tout de même une dernière victoire sur l'oubli, mais par le biais de la télévision, cette fois. Il se trouve être l'inventeur pour l'émission "7 sur 7" de ce style élégant qui consiste à détacher, à l'aide d'une lumière vive, le présentateur sur un fond noir, formule mainte fois plagiée depuis. "Anne Sinclair, elle a les yeux bleu piscine, quand on s'approche d'elle, ça sent le chlore !" ironisait Guy Bedos à la sortie de l'émission. C'est un peu à Roger Fellous qu'elle le devait.


Roger Fellous, accroupi à gauche, en compagnie de l'équipe de 7 sur 7 et d'Hillary Clinton (Photo AFC).


Lien : www.afcinema.com : Le site de l'assoc' des directeurs photo du cinéma français, dont Roger Fellous était membre honorifique, contient quelques pages dédiées à sa mémoire.

Bibliographie : "Au générique... les opérateurs" in Cinéma 64 ; Décembre 1964 ; n° 91; pp 83-91.

LeRôdeur
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Filmographie

1949 - Un trou dans le mur, de Émile Couzinet

1949 - Les Nouveaux misérables, de Henri Verneuil

1950 - La Nuit des étoiles, de Louis Fehr-Lutz

1950 - Cet âge est sans pitié, de Marcel Blistène

1952 - Le Gang des pianos à bretelles, de Gilles de Turenne

1953 - Les Hommes de fer, de René Barjavel

1953 - Monsieur Lune habille son fils, de René Barjavel

1952 - Bongolo et la Princesse Noire, de André Cauvin

1953 - Le Témoin de minuit, de Dimitri Kirsanoff

1954 - Marchandes d'illusions, de Raoul André

1954 - Tourments, de Jacques Daniel-Norman

1955 - Cherchez la femme, de Raoul André

1955 - Les Clandestines, de Raoul André

1955 - Le Crâneur, de Dimitri Kirsanoff

1955 - Dix-huit heures d'escale, de René Jolivet

1956 - Une fille épatante, de Raoul André

1956 - Ce soir les jupons volent, de Dimitri Kirsanoff

1956 - Les Aventures de Gil Blas de Santillane, de René Jolivet

1957 - Miss Catastrophe, de Dimitri Kirsanoff

1957 - Les Lavandières du Portugal, de Pierre Gaspard-Huit

1957 - Nuits blanches et rouges à lèvres, de Robert Vernay

1958 - Chaque jour a son secret, de Claude Boissol

1959 - Julie la rousse, de Claude Boissol

1959 - Les Affreux, de Marc Allégret

1959 - Le Fric, de Maurice Cloche

1959 - L'Hiver, de Jacques Gautier

1959 - Bobosse, de Etienne Périer

1960 - Le Voyage en ballon, de Albert Lamorrisse

1960 - Le Passage du Rhin, de André Cayatte

1960 - Marche ou crève, de Georges Lautner

1960 - L'Eau à la bouche, de Jacques Doniol-Valcroze

1961 - Napoléon II, l'aiglon, de Claude Boissol

1961 - A la rencontre de Joseph Haydn, de Pierre Viallet

1962 - La Chambre ardente, de Julien Duvivier

1962 - Le Diable et les dix commandements, de Julien Duvivier

1962 - L'Opéra de quat'sous, de Wolfgang Staudte

1963 - Françoise ou La vie conjugale, de André Cayatte

1963 - Le Glaive et la balance, de André Cayatte

1963 - Jean-Marc ou La vie conjugale, de André Cayatte

1963 - Le Train de Berlin est arrêté, de Rolf Hädrich

1964 - Le Journal d'une femme de chambre, de Luis Buñuel

1964 - L'Amour à la chaine, de Claude de Givray

1965 - Histoires d'hommes, de Claude Boissol

1965 - Les Bons vivants, de Georges Lautner

1965 - La Bonne occase, de Michel Drach

1965 - Corrida pour un espion, de Maurice Labro

1966 - L'Ile au trésor, de Jacques Bourdon

1968 - Sexyrella, de Claude Mulot

1969 - La Rose écorchée, de Claude Mulot

1969 - Un jeune couple, de René Gainville

1970 - Alyse et Chloe, de René Gainville

1970 - Heureux qui comme Ulysse, de Henri Colpi

1970 - Teresa, de Gérard Vergez

1971 - La Saignée, de Claude Mulot

1973 - Bananes mécaniques, de Jean-François Davy

1973 - Prenez la queue comme tout le monde, de Jean-François Davy

1973 - Profession: Aventuriers, de Claude Mulot

1973 - Le Temps de vivre temps d'aimer, de Louis Grospierre

1973 - Le Premier juré, de Roger Burckhardt

1974 - Q, de Jean-François Davy

1974 - Le Troisième cri, de Igaal Niddam

1975 - Exhibition, de Jean-François Davy

1975 - Infidélités, de Jean-François Davy

1975 - Prostitution, de Jean-François Davy

1975 - Le Sexe qui parle, de Claude Mulot

1975 - Les Mille et une perversions de Felicia, de Max Pécas

1975 - Typhelle et Tourteron, de Louis Grospierre

1976 - Les Pornocrates, de Jean-François Davy

1976 - Shocking !, de Claude Mulot

1976 - Suprêmes jouissances, de Claude Mulot

1976 - Échanges de partenaires, de Claude Mulot

1976 - Luxure, de Max Pécas

1976 - Mes nuits avec..., de Michel Barny

1976 - Plaisirs solitaires, de Francis Leroi

1977 - Marche pas sur mes lacets, de Max Pécas

1977 - Délires pornos, de Michel Barny

1977 - Je suis une belle salope, de Gerard Vernier

1978 - Exhibition 2, de Jean-François Davy

1978 - Embraye bidasse, ça fume, de Max Pécas

1978 - Ondes brûlantes, de Bernard Lapeyre

1978 - Les Bidasses au pensionnat, de Michel Vocoret

1979 - Exhibition 79, de Jean-François Davy

1979 - On est venu là pour s'éclater, de Max Pécas

1979 - Barmaids à jouir, de Alain Payet

1980 - L'Immorale, de Claude Mulot

1980 - Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu, de Max Pécas

1980 - Les Nouveaux romantiques, de Mohammed Benayat

1980 - Les Aventures de guidon fûté, de Jean-Marie Durand

1981 - Belles, blondes et bronzées, de Max Pécas

1981 - Les Bidasses aux grandes manœuvres, de Raphaël Delpard

1982 - Les Filles du camping, de Alain Payet

1984 - L'Araignée de satin, de Jacques Baratier

1984 - Vivre pour survivre, de Jean-Marie Pallardy

1985 - Cameroun connection, de Alphonse Beni

1987 - L'ange de la Mort, de Andrea Bianchi

1988 - Dark Mission, les Fleurs du Mal, de Jesus Franco