Cette rubrique répertorie quelques lectures susceptibles d'approfondir ou d'élargir les connaissances de tout un chacun quant au sujet qui nous est cher. L'intérêt pour le cinéma de genre, voire carrément le « mauvais » cinéma, semble en effet être partagé par beaucoup de cinéphiles. Il n'y a qu'à voir le nombre d'ouvrages - parfois badins, parfois extrêmement approfondis - consacrés au cinéma et à son "côté obscur". Que ces livres traitent du cinéma bis et de la série B en général, ou qu'ils partagent l'approche distanciée qui nous est chère, ils prouvent en tout cas que l'on peut être à la fois nanardeur et écrivain distingué.

Coupez !
Défense de la série B
Dictionnaire du cinéma populaire français : des origines à nos jours
Dizionario dei film italiani stracult
Encyclopédie du cinéma ringard
Gods In Polyester
Gods In Spandex
How I Made a Hundred Movies in Hollywood and Never Lost a Dime
L'Enfer du cinéma 1 : Dictionnaire des films cultes et maudits
L'Enfer du cinéma 2 : Dictionnaire du cinéma d'épouvante
Les 101 nanars / Le retour des 101 nanars
Les Super Héros
Ze Craignos Monsters (3 volumes)

Christophe Greuet : "Coupez !"
(Editions Carnot : 18 €)

"...Ces films que George Clooney, Nicole Kidman, Jean Reno, Kim Basinger... aimeraient oublier". Ecrit par un vieux routard du marché du film de Cannes, également chroniqueur cinéma au quotidien Midi Libre, cet ouvrage au prix très abordable dévoile les coulisses des projets foireux de nos ami(e)s les vedettes de cinématographe.
Un livre plutôt orienté "cinéma de grande consommation" et assez vite lu, mais dans lequel on trouve des articles sur quelques belles foirades, comme les adaptations de comics catastrophiques du début des années 80 par exemple.

Alain Paucard : "Défense de la série B"
(Editions L'Âge d'Homme : 12 €)

Un petit essai dont l'auteur, cinéphile distingué, ne craint pas de clamer haut et fort son amour pour les films méprisés par l'intelligentsia, ainsi que pour le cinéma populaire en général.
"Les séries B, les "nanars", régénèrent les mythes, leur donnent l'apparence contemporaine nécessaire à la stimulation des âmes", écrit Alain Paucard. Signe de bon goût, il cite même "L'Île aux femmes nues" et "Le Congrès des belles-mères". On prendra avec humour sa tendance à éreinter bien des films classiques, démarche s'inscrivant dans une logique de polémiste rigolard.

Marco Bosseno, Yannick Dehee : "Dictionnaire du cinéma populaire français : des origines à nos jours"
(Editions Nouveau Monde : 50 €)

Un gros ouvrage sympathique qui permet de retrouver des bios de pointures nationales (telles que Max Pecas, Richard Balducci, Philippe Clair ou Jean Rollin) et nous remet en tête plein de visages de seconds et troisièmes couteaux du cinoche français (les Mario David, Daniel Ceccaldi ou Jess Hahn), même si on aurait aimé trouver davantage de photos des visages que l'on reconnaît dans tous ces films et dont on n'arrive pas forcément à identifier le nom.
Malgré tout, il est gênant de s'arrêter sur autant de coquilles et d'erreurs factuelles curieuses pour un ouvrage de ce standing (et de ce prix !) : en "acteurs étrangers" on signale Gert Frobe dans "Golgfinger", Howard Vernon crédité comme acteur anglais (il est Suisse), l'assertion que le cinéma français n'utilisait pas d'acteurs allemands pour camper des officiers nazis (ah bon ! et Hardy Kruger dans un Taxi pour Tobrouk, il jouait quoi ?) ou encore sur la page "Charlots" on trouve "Gérard Rinali" pour "Rinaldi". Cependant, devant un bouquin qui site Nanarland dans l'article fanzine parmi les sites de passionnés qui prennent la relève des zines mythiques des 70's (qui ont donné Mad Movies et l'Ecran Fantastique !), on ne peut que s'incliner...

Marco Giusti : "Dizionario dei film italiani stracult"
(Sperling & Kupfer Editori : 31 €)

Rigoureusement intraduisible, ce livre est réservé à ceux qui possèdent une très bonne connaissance de la langue et de la culture italiennes.
L'auteur, puits de science sur le cinéma et la culture populaire de son pays (il a dû quasiment tout voir depuis les années 1960), y trace sur près de 900 pages, dans une série de notules plus ou moins longues classées par ordre alphabétique, presque tous les films italiens "cultes" : séries B et Z, sexy-comédies, polars, western-spaghettis, films classiques biscornus (les erreurs de parcours dans les filmographies de Visconti, Antonioni ou Scola sont épinglées avec plus ou moins de mauvaise foi), et même pornos hard. Une mine d'informations. Deux petits regrets : l'auteur zappe en grande partie la période du péplum, et il tend souvent à raconter la fin des films. Ces réserves n'enlèvent rien au caractère unique de l'ouvrage.

François Kahn : "Encyclopédie du cinéma ringard"
(Editions Grancher : 19 €)

Ne vous fiez pas à sa couverture hideuse, cet ouvrage est authentiquement drôle et bien documenté sur le cinéma qui nous intéresse.
Classés par thèmes alphabétiques (Ados, Bessonade -- nous on préfère dire "Bessonerie", la rime est plus riche ! -- Bidasse, Disco, Christophe Lambert etc.), les articles sont bien écrits, hilarants et de bon goût (un type qui casse consciencieusement Besson, Sophie Marceau et les critiques/cinéastes de la Nouvelle Vague ne peut être quelqu'un de mauvais). Il semble ne manquer que les ninjas et le cinéma cheap des Philippines (domaines obscurs sur les rivages desquels François Kahn n'a peut être pas encore osé s'aventurer !) mais se risque par ailleurs dans des niches encore inexplorées comme celle des animaux gentils ou des mélos pleurnichards.

Suzanne Donahue and Mikael Sovijärvi : "Gods In Polyester"
(Succubus Press : 35 € environ)

Il est des projets auxquels Nanarland est forcé d’adhérer. Quand on nous a contacté pour chroniquer ce livre, le concept en lui-même nous emballait : un ouvrage tout entier dédié aux stars de la série B, une tribune invitant nos vedettes favorites à revenir sur leur carrière et leurs souvenirs de tournages.
L'objet est massif, beau et luxueux : 460 pages entièrement consacrées au cinéma que nous aimons, c'est beau. Le principe de Gods in Polyester est aussi simple qu'efficace : le livre couvre une période comprise entre 1970 et 1981 et y consacre un chapitre par année. Chaque chapitre est structuré de la même manière. La page de titre nous remet en tête quelques évènements clefs de l’année évoquée (ainsi en 1972, alors que George W.Bush était arrêté pour conduite en état d’ivresse, le « fils de Sam » commettait son premier meurtre… Pas vraiment un grand cru. Heureusement, dans le même temps, Sly jouait dans Rocky et posait les bases d’un genre nouveau : l'épopée sportive. De quoi rétablir l'équilibre entre le Yin et le Yang).

Chaque chapitre nous offre les témoignages d’acteurs et de réalisateurs, qui évoquent longuement les séries B auxquelles ils ont pu participer. Les commentaires sont sympa, amers, ou aigris. C’est d’ailleurs ce qui fait tout le sel de ce livre. Tous les types de films y sont abordés, depuis les classiques du cinéma d’exploitation à la Ilsa, jusqu’aux gros nanars cultes qui tachent dans le genre de « L'Invasion des araignées géantes ». Il est d’ailleurs essentiel de souligner la place offerte à ces héros de l’underground, ce qui dans le même temps nous donne une idée du respect que les auteurs portent à leur sujet. Ainsi, le témoignage de Bill Rebane à propos de « L'Invasion des araignées géantes » s’étale sur pas moins de 13 pages (on y apprend d’ailleurs que le film a été fait pour 300 000 $ et a rapporté 20 millions). Les points de vues exprimés sont souvent sincères et, quand on devine qu'ils ne le sont pas tout à fait, n’en sont que plus charmants !

La lecture de l'ouvrage nous apprend ainsi un nombre assez stupéfiant d’anecdotes, et à travers elles le fonctionnement de toute l’industrie parallèle qui nous intéresse. Ainsi, Richard Harrison explique comment il a pu se retrouver dans un film érotique malgré lui, ou bien Mel Novak révèle que Karim Abdul Jabar ne joue pas toutes ses scènes dans « Le Jeu de la Mort ». En étant attentif, ce sont même quelques scoops qui nous sont révélés : George "Buck" Flower dévoile par exemple que Don et Davis Friedman seraient en train de plancher sur un projet intitulé « La Fille d’Ilsa », une suite à la fameuse trilogie. Gods in Polyester apparaît donc comme l’un des meilleurs livres jamais édités sur le cinéma underground, d’abord parce que c’est un merveilleux objet et surtout parce que son contenu s’est révélé au-delà de nos espérances. L'ouvrage, qui n'existe qu'en langue anglaise, est disponible par correspondance sur le site www.headpress.com au prix de 35 € environ.

La page myspace de Gods in Polyester

L'interview des auteurs de Gods in Polyester réalisée par Nanarland

Suzanne Donahue et Mikael Sovijärvi : "Gods In Spandex"
(Succubus Press : 18 € environ)

Après Gods in Polyester, les auteurs Suzanne Donahue et Mikael Sovijärvi remettent le couvert avec Gods in Spandex. Alors que le premier ouvrage retraçait les plus ou moins grandes heures du cinéma d'exploitation des années 70, cette suite s'attelle logiquement à raconter la décennie suivante : les années 80.
Comme dans Gods in Polyester, le principe de narration du livre est assez original : on remonte le temps via des témoignages d'acteurs ou de réalisateurs qui racontent leurs souvenirs, en général assez fournis en anecdotes à propos d'un film donné. On retrouve donc au fil des pages de cet ouvrage des noms qui nous sont chers, tels ceux de Richard Harrison (très présent dans le livre), de Mel Novak, mais aussi une foultitude de seconds couteaux du cinéma bis tels qu'on les aime. Concernant les films abordés, ce sont aussi bien d'imputrescibles classiques de Nanarland (et ça fait sacrément plaisir, parce que mine de rien c'est pas tous les jours qu'on peut lire un témoignage de 3 pages sur le tournage de Robowar !) que d'incunables et obscures raretés, nous offrant quelques pistes pour de futurs visionnages. Un bel objet, moins luxueux dans la forme que le précédent opus, mais tout aussi fourni dans le contenu. Le livre, édité en langue anglaise uniquement, est disponible par correspondance sur le site www.headpress.com au prix de 18 € environ.

Les auteurs nous ont offert en exclusivité un extrait de leur livre, que nous avons publié dans l'onglet bonus de la chronique de Ultime Mission. Il s'agit du témoignage de Richard Harrison.

La page myspace de Gods in Spandex

L'interview des auteurs de Gods in Spandex réalisée par Nanarland

Roger Corman et Jim Jerome : "How I Made a Hundred Movies in Hollywood and Never Lost a Dime"
(Da Capo Press : 17$, soit 12 € environ)

Parée d'un titre sympathiquement ronflant, cette autobiographie de Roger Corman, le plus grand producteur indépendant des Etats-Unis, nous raconte avec une foultitude d'anecdotes savoureuses la carrière industrieuse d'un géant du cinéma bis.
Des premiers films tournés pour quelques milliers de dollars à la production et la distribution de dizaines de films via ses sociétés New World Pictures et Concorde-New Horizons, c'est l'expérience professionnelle de toute une vie, et la mémoire d'un pan entier de l'industrie du cinéma d'exploitation, qui sont ici proposées au lecteur. Cet autoportrait lucide d'un cinéaste businessman, partagé entre ses ambitions artistiques et financières, est judicieusement agrémenté de commentaires apportés par certains de ses collaborateurs d'hier et d'aujourd'hui, parmi lesquels Martin Scorcese, Jack Nicholson ou Francis Ford Coppola pour ne citer que les plus connus. Des interventions essentiellement anecdotiques, mais qui évitent l'écueil de la dithyrambe et de la dévotion propre aux outils promotionnels. Les illustrations sont rares et en noir et blanc mais rien d'anormal à cela puisqu'il s'agit d'un livre de poche, et non d'un gros ouvrage luxueux : on le trouve ainsi, en langue anglaise uniquement, à un prix très raisonnable.

Thierry Acot-Mirande et Alain Pozzuoli : "L'Enfer du cinéma 1 : Dictionnaire des films cultes et maudits"
(Editions Scali : 24 €)

Cet ouvrage se penche sur les films "maudits", dans toutes les acceptions de ce terme assez flou : films illustres mais au tournage tourmenté ("Apocalypse Now"), oeuvres obscures, films expérimentaux, censurés, honnis par la critique avant d'être réhabilités, mutilés au montage, perdus avant d'être ou non reconstitués, sont passés en revue dans une collection d'histoires parfois étonnantes. Un éclairage particulier est porté sur certaines oeuvres plus ou moins oubliées des années 1970.
On regrettera seulement certaines erreurs éditoriales qui eussent pu être évitées ("La Grande Illusion" affublée du résumé du scénario de.... "La Règle du jeu" !) et des raccourcis un peu faciles (les auteurs confondent les problèmes du tournage de "Poltergeist" avec ceux de sa suite), qui sont les bémols pouvant être apportés à ce livre instructif dont le prix est, hélas, légèrement trop élevé eut égard à son lectorat potentiel.

Robert de Laroche : "L'Enfer du cinéma 2 : Dictionnaire du cinéma d'épouvante"
(Editions Scali : 26 €)

Voici quelques temps, Nanarland avait eu le plaisir de recueillir les confidences du journaliste Robert de Laroche, inoubliable victime débile dans le non moins mémorable "Les Week-ends maléfiques du Comte Zaroff" (interview lisible dans l'onglet bonus de la chronique). Il nous prouve avec cet ouvrage que l'enthousiasme de ses jeunes années pour le genre fantastique n'a pas été estompé par son expérience de "comédien".
Travail passionné d'un amateur éclairé, ce dictionnaire nous présente, dans des notules assez brèves, les biographies des acteurs et réalisateurs clés du genre, ainsi que des résumés de films importants. C'est copieux (568 pages), bien que les choix des notules et leur longueur soient soumis à la subjectivité de l'auteur (comme toujours dans ce genre d'ouvrages). Des oeuvres un peu oubliées des années 1960-70 se voient remises à l'honneur, de manière bienvenue. Un seul bémol à cet ouvrage sans prétention : son prix, qui ne rend peut-être pas ce livre imprimé gros toujours accessible à son public potentiel de fans non érudits.

Note : ce "Dictionnaire du cinéma d'épouvante" est publié, de manière compréhensible mais peut-être dispensable, comme le tome 2 de "L'Enfer du cinéma : Dictionnaires des films cultes et maudits", sorti chez le même éditeur. Il nous semble pertinent de signaler que ces deux ouvrages n'ont cependant pas grand-chose à voir, excepté leur nature de dictionnaire et leur intérêt pour un cinéma "non officiel".

François Forestier : "Les 101 nanars / Le retour des 101 nanars"
(Editions Denoël : 18 € par volume)

Ces deux livres sont en fait le "best-of" des chroniques de François Forestier, un journaliste du "Nouvel Observateur". 202 nanars sont donc abordés dans ces ouvrages, sous forme de chroniques.
Deux ouvrages sympas mais un poil polémiques dans la sphère nanarophile... En effet, d'un côté Forestier oeuvre pour le nanar puisqu'il peut se vanter d'avoir popularisé cette appellation auprès du grand public. L'homme écrit bien, et ses chroniques sont vraiment marrantes. Seulement voilà, le problème est que, après réflexion, l'homme écrit "trop" bien : c'est après la lecture de sa notule du "Body" de Madonna que nous nous sommes rués sur le film. Et là, malheureusement, point de nanar ! Nous nous sommes retrouvés devant un gros navet chiant à mourir. C'est là que se trouve la limite de ces ouvrages : les chroniques sont bien plus marrantes que les films traités ne le sont à visionner. De par son écriture caustique et son style mordant, le diptyque des "202 nanars" pourrait s'avérer très chouette à lire, s'il ne relevait pas autant du jeu de massacre un tantinet gratuit.

Maurice Shone : "Les Super Héros"
(Dreamland Editeur : tirage épuisé)

Ce livre n'est pas réellement consacré aux nanars. Il a pour vocation, comme son nom l'indique, de traiter des adaptations de super héros au cinéma, depuis les premiers films en noir et blanc jusqu'à la version de "Spiderman" de Sam Raimi.

Le sujet est abordé de manière humoristique, sans toutefois négliger l'information. L'ouvrage est en effet abondemment illustré, et très bien légendé. On sent à la lecture que l'auteur aime son sujet et le maîtrise sans pour autant négliger un aspect critique. Le tout fourmille d'anecdotes rigolotes, et le néophyte du cinéma autant que de l'univers des super-héros n'est pas largué par des codes incompréhensibles dès la troisième page.
Ce qui nous a particulièrement interessé, c'est le fait que l'auteur n'ait pas renoncé à parler des adaptations plus ou moins hasardeuses, qui font notre bonheur de nanarophile.
Ainsi, "L'Homme Puma" est recensé (on lui aurait tout de même accordé plus d'importance), ainsi que moult adaptations douteuses. L'auteur décrit par exemple les "Captain America" version Reb Brown, ou bien évoque le légendaire "Homme Hommard venu de Mars" dans lequel Tony Curtis a trouvé l'un de ses plus beaux rôles !

Etant donné le prix accessible de l'ouvrage, plus le fait que les éditeurs (Dreamland) semblent réellement autant aimer le cinéma que leurs auteurs, nous conseillons la lecture des "Super Héros", en rappelant toutefois que le nanar n'est pas la cause première du livre. Malheureusement épuisé depuis que l'éditeur a déposé le bilan, cet ouvrage peut encore se trouver en solderies.

Jean-Pierre Putters : "Ze Craignos Monsters (3 volumes)"
(Editions Vent d'Ouest : 38 € par volume)

Collection qui compte trois volumes, "Ze Craignos Monsters" est le fruit d'un recensement qu'avait commencé Jean-Pierre Putters dans Mad Movies. Le but du jeu était à l'époque de lister les monstres les plus ridicules que le cinéma ait jamais engendré. Preuves photographiques à l'appui, la rubrique expliquait succinctement l'origine de monstres aussi peu crédibles que ringards. "Ze craignos monster" est en quelque sorte le développement de ce concept.
Ces ouvrages constituent une véritable mine d'or pour tout bon fan de nanar. Le premier volume propose un nombre incalculable de fiches, classées par ordre alphabétique, qui racontent brièvement la carrière des plus illustres réalisateurs de films de série B à Z. Plus thématiques, les deux volumes suivants abordent les grands genres du cinéma fantastique.

Traité avec humour et l'affection respectueuse de l'authentique passionné, pointu et richement illustré, c'est donc une collection qui présente un réel intérêt et que nous ne saurions trop conseiller à quiconque souhaite se plonger dans l'histoire du cinéma bis. Le seul reproche que l'on pourrait adresser aux "Craignos Monsters" tient à leur prix de vente, mais cela est sans doute imputable au fait que les ouvrages sont beaux et volumineux. La belle ouvrage, ça se paie.