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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Zombie ou Zombi :



Le terme "zombie" trouve son origine dans le vaudou haïtien : un zombie est un mort ramené à la vie par magie et obéissant aveuglément aux ordres du sorcier qui l'a ressuscité.


Suite à la parution du livre de Richard Matheson "Je suis une légende" (1954), l'image du mort-vivant évolue et devient plus inquiétante : sous la plume de l'auteur, les mort-vivants (appelés "vampires" dans le roman) sont, de manière plus active, les ennemis du genre humain qu'ils tentent de submerger.



Le mort-vivant instinctivement enclin à dévorer l'humain normal devient une figure très populaire du cinéma d'épouvante, notamment grâce aux films de George A. Romero. "Zombie" (Dawn of the dead) est notamment le déclencheur d'une mode spectaculaire qui verra des mort-vivants affamés de chair humaine déferler sur le genre humain en général et sur le cinéma en particulier.



Parfois inspirés (comme Lucio Fulci avec "L'Enfer des zombies"), souvent pas du tout, les imitateurs de Romero vont user de surenchère et faire sombrer le sous-genre du film de mort-vivants dans le nanar le plus complet. Maquillages dégoulinants d'asticots, figurants surjouant leur zombitude : le mort-vivant nanar ressemble souvent à un convive mal remis d'une soirée arrosée, qui se serait écrasé de la pizza pas fraîche sur la figure, ou barbouillé de la peinture verte, dans le cas des films les plus misérables.





Des zombies nazis, aquatiques et érotomanes dans "Le Lac des Morts-Vivants" (Notez que l'un d'eux a perdu son pantalon).


Au milieu des années 1980, le mort-vivant devient une figure franchement comique, et va jusqu'à faire des doigts d'honneur à ses victimes ("Le Retour des Mort-vivants 2"). N'est pas Romero qui veut, et avec "Virus Cannibale", notamment, la parabole politique d'une terre envahie par les zombies bascule définitivement dans une pantalonnade pseudo-pamphlétaire à peine digne des "Guignols de l'info".


La tête volante de "Zombi 3".



Un temps désuet au cinéma, le genre a connu une belle renaissance avec les adaptations de jeux vidéo comme "Resident Evil" et "House of the Dead". Celui qui renverra les zombies nanars six pieds sous terre n'est pas encore né!
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