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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Gweilo ou gwaï-lo :

Terme chinois (cantonais), utilisé à l'origine, principalement, dans la région de Hong Kong. Gweilo signifie, selon les traductions, "diable étranger" ou "fantôme blanc". Il s'agit à l'origine d'un terme raciste, utilisé pour désigner les Occidentaux, vus comme des êtres étranges (fantômes) voire nocifs (diables). Le terme, entré dans le langage courant, s'est considérablement adouci avec le temps et est, aujourd'hui bien plus familier (ou humoristique), que raciste. Les Occidentaux expatriés s'étant mis à l'employer eux-mêmes, le mot s'est progressivement vidé de son contenu xénophobe et n'est pas plus insultant que "ricain" ou "rital". L'expression la plus polie pour désigner un Blanc en chinois est "saiyahn" (pour une femme blanche, on dit "gweipo" et pour les Noirs "huggwai").

Dans le contexte du cinéma chinois, le terme désigne généralement les Blancs tenant des rôles plus ou moins importants dans des films (plutôt fréquent dans le cinéma de Hong Kong) : gouverneurs, chefs de la police au temps de la colonie britannique, trafiquants étrangers, agents d'Interpol et autres artistes martiaux engagés par les méchants pour se mesurer au héros...


Louis Roth, habitué des seconds rôles dans le cinéma de Hong-Kong :ici dans "Combats de maîtres" avec Jackie Chan et dans "Ninja Connection".

L'ineffable John Ladalski, second couteau dans un certain nombre de films tournés en Extrême-Orient (ici dans "Sakura Killers").


Les acteurs occidentaux professionnels ayant tenu de manière récurrente des rôles importants dans des films chinois sont relativement rares. Cynthia Rothrock est un cas presque unique d'Occidentale devenue vedette dans le cinéma de Hong-Kong avant d'accéder à la notoriété dans son pays d'origine.


Michelle Yeoh et Cynthia Rothrock dans "Sens du devoir 2".


Faute de bénéficier d'un nombre suffisant de comédiens blancs sur place, le cinéma chinois se résoud souvent à confier ces rôles secondaires à des acteurs non-professionnels, avec des résultats variables quant à la qualité de l'interprétation. Les films de Godfrey Ho, tournés pour l'exportation avec une majorité de comédiens blancs, sont d'une nullité proverbiale pour ce qui est du jeu des acteurs (accablés par ce qu'on leur fait jouer, comme Richard Harrison, non-professionnels, ou tout simplement démotivés).


Bruce Baron.

Stuart Smith.


Une "gweilette" en folie dans "Crocodile Fury".

"Jim Norris" (?) pratiquant les arts martiaux (?!?) dans "L'Exécuteur défie l'Empire du Kung-fu".

Un gweilo anonyme jouant comme une savate dans "Project G-7".
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