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Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Producteur nanar :

Type de producteur dont les goûts personnels , la pingrerie, les méthodes de travail ou tout simplement le statut d'indépendant le conduisent à produire au mieux des films bis, au pire des navets et/ou des nanars. Le producteur, notamment au sens hollywoodien du terme, pouvant être souvent considéré comme l'auteur ou le co-auteur du film (voir l'exemple de David O. Selznick pour "Autant en emporte le vent"), les interventions des producteurs nanars conduisent souvent à renforcer la mauvaise qualité de leurs productions. Les producteurs spécialisés dans le cinéma d'exploitation sont généralement associés au nanar.


Roger Corman.


L'américain Roger Corman, roi de la série B américaine à petit budget à partir des années 1950, montra souvent un certain talent comme réalisateur, mais ses habitudes de tournage à l'économie le conduisirent à produire un grand nombre de ringardises. Il fut pourtant un maître en cinéma, de nombreux réalisateurs se formant à son école de débrouillardise (James Cameron, Francis Ford Coppola...)


Menahem Golan et Yoram Globus.

L'israélien Menahem Golan, lui aussi cinéaste à l'origine, et son cousin et associé Yoram Globus, se distinguèrent en important le style des séries B dans l'univers des films à gros budget.


Dick Randall.

L' américain expatrié en Italie Dick Randall se signala en finançant, en Europe - Espagne, Italie, France - comme aux USA, une quantité impressionnante de séries B et Z aux budgets généralement faméliques : "La Dimension de la Mort", "Supersonic Man", "Le Château de Frankenstein". Il oeuvra également dans des co-productions avec l'Asie, à Hong Kong comme aux Philippines : "Bruce Contre-Attaque", avec Bruce Le, "For Your Height Only" avec le nain Weng Weng.

Le producteur nanar peut se caractériser par son manque de goût artistique, voire même d'intérêt pour le cinéma en tant que moyen culturel :


Joseph Lai.

Le chinois de Hong Kong Joseph Lai, patron d'IFD, se spécialisa dans la production de véritables escroqueries cinématographiques, comme les mélanges de métrages pratiqués par son complice Godfrey Ho.


Marius Lesoeur.

Et le français Marius Lesoeur, via sa compagnie Eurociné, fut le maître d'oeuvre de séries Z hallucinantes qui portent indéniablement, par leur absence totale de qualités, sa marque de fabrique.

Le manque total de budget et d'ambition, voire le goût marqué pour le plagiat, conduisent de toutes manières certaines compagnies de production comme Ciné Excel à privilégier le nanar, quoi qu'elles fassent!



Une maison de production américaine comme Troma a d'ailleurs comme marque de fabrique de ne produire que des nanars, mais de manière parfaitement volontaire.




David F. Friedman, producteurs de films comme "Blood Feast", "2000 Maniacs", "Ilsa la louve SS" ou "Le Totem du sexe", qui fit ses premières armes en réalisant des nudies .

Samuel Z. Arkoff, patron du studio AIP, grand producteur et distributeur de séries B en tout genre pour le meilleur et pour le pire ("Dr Goldfoot and the Bikini Machine", "Soudain les monstres", "Coffy la panthère noire de Harlem").

Voir également : IFD, Filmark, Cannon, Kinavesa, Nu Image, Eurociné, Cine Excel, The Asylum, Réalisateur nanar.
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