Accueil > Glossaire > S > Super-héros

Le glossaire de nanarland

Pitch, 2 en 1, Nudie, Rape and Revenge, Nanar volontaire, Kaiju Eiga, nous nous sommes rendu compte que les termes employés frisaient parfois le jargon. Pas question de déconcerter le néophyte : le nanar, comme tout objet d'étude, mérite d'avoir un vocabulaire accessible et clairement défini.
Grâce à ce lexique, vous pourrez saisir le jargon de la cinéphilie pointue et/ou décadente, mais aussi découvrir ou approfondir votre science du monde fantastique du mauvais film symathique.
Voici donc pour la première fois au monde le glossaire nanar, simple, évolutif, et richement illustré.

Le glossaire nanarland

Super-héros :

Catégorie de héros, aux activités de justicier et se caractérisant par des pouvoirs sortant de l'ordinaire ("super-pouvoirs") et un costume fantaisiste. La définition est cependant un peu élastique, Batman, qui n'a aucun super-pouvoir, étant considéré comme un archétype de super-héros de par son costume et ses exploits spectaculaires.

Si le concept d'un héros dôté de capacités paranormales est assez ancien, le super-héros tel qu'on l'entend aujourd'hui trouve sa principale origine dans les comic-books des années 1930, l'ancêtre le plus connu étant "Superman", paru en 1938. Le succès aidant, les premiers films (en fait, des serials - voir ce mot) mettant en scène des super-héros virent le jour dans la décennie suivante. La pauvreté des moyens et le côté puéril des scénarii n'aidèrent pas à transposer ces mythes sur grand écran.

Le super-héros se prète en effet assez aisément au ridicule, du fait de costumes et d'aventures assez difficiles à restituer en "live" : les tenues chamarrées de certains super-héros se prêtent davantage à figurer sur la scène d'une opérette que sur le dos d'un justicier de la nuit. Les cinéastes, considérant le matériau de départ avec, disons, un certain recul, devaient aggraver la situation en livrant des oeuvres volontairement parodiques, comme le "Batman" de 1966.



Dans les années 1960, les italiens firent des leurs en déversant sur les écrans des super-héros maison, aux illusoires prétentions de sérieux : "Goldface contre les hommes invisibles", "Superman le diabolique", "Superargo Contre Diabolikus"... Les exploits de personnages plus exotiques comme le catcheur mexicain Santo, ou les "sentaï" comme "Super Inframan" ou "Super Riders" n'arrangeant pas les choses.








Richard Harrison est..."Fantabulous" (1967) !


Un peu glorieux précurseur du film de Sam Raimi.



L'évolution de la technique aidant, il fallut attendre 1978 pour avoir un film de super-héros crédible, avec le "Superman" interprété par Christopher Reeve. Mais les plagiaires veillaient au grain et allaient rapidement renvoyer le super-héros dans l'enfer du nanar avec "L'Homme Puma" et autres "Supersonic Man".



Une catwoman pakistanaise.


Des films de super-héros philippins.


Remis à la mode par les spectaculaires progrès technologiques des effets spéciaux et le succès des premiers "Batman" de Tim Burton, le super-héros est devenu un élément de blockbusters à succès, la paralittérature enfantine amenée au rang de franchise milliardaire. Mais des catastrophes nanardesques comme le "Captain America" de Menahem Golan, "Steel" avec Shaquille O'Neal ou "Batman & Robin" sont là pour nous rappeler que la nanardise d'un film de super-héros ne tient en rien à son budget ni à la qualité de ses effets spéciaux, mais bien à l'absence de talent de certains auteurs peu inspirés. Finalement, la seule chose qui puisse tuer un super-héros, ce n'est pas la kryptonite, c'est le ridicule!

"US Catman", de Godfrey Ho.



Voir également : Sentaï.
Le glossaire