Immortal Combat, de Dan Neira
Par Kobal, mercredi 8 novembre 2006 à 15:48 :: Vite vu :: #145 :: rss

Sonny et Rody sont sur un bateau. Le scénariste tombe à l'eau....
Le maître-mot de Immortal Combat : nawak.
Nawak dans les persos dont les motivations sont aussi simples qu'obscures. Roddy Piper est un flic incompétent qui sourit comme un niais, nous déclare "il n'y a plus de juridiction quand il y au assassinat" et se lance à la recherche des méchants avec pour seul indice un briquet. Sonny Chiba fait de la figuration interlude pendant la première partie du film (on le voit de temps en temps chez lui en train de se soigner un bras blessé), pour ensuite rejoindre Roddy sans qu'on sache trop ce qui unit les 2 hommes et finalement se déguiser en un ninja militaro-commando des plus étranges. Et comme si cela ne suffisait pas, y'a un florilège de gros bras habitués au genre : Tommy Tiny Lester (matez sa conséquente fiche imdb, mais il a entre autre jouer l'apocalyptique Zeus face à Hulk Hogan dans le très bon Cadence de combat), Woon Youg Park, et surtout, surtout, ma nouvelle idole : Deron McBee.

La star.
Avec lui, découvrez une nouvelle dimension au mot "cabotinage". Il grimace comme pas possible, se déplace en permanence comme dans une arène à gladiateurs, grogne des "oh ouaiiiiiiis" à tout va, bref, il joue la suprême méchant comme on lui a dit. Et c'est bandant. A lui seul il justifie le visionnage de ce film et peu d'acteurs en sont capables.
Nawak dans le scénario où le réalisateur-producteur-scénariste Dan Neira a décidé de fourrer tout ce qui lui passait par la tête : une enquête, des combats cladestins kumite-style, une histoire d'amour entre un père et sa fille (adoptée, oops, je spoile), la jeunesse immortelle, les méfaits d'un tueur en série, les mayas, des chasses à l'homme et même des ninjas à la fin qui arrivent comme un cheveu masqué sur une soupe à la pastèque, les explications pseudo-scientifiques fumeuses et les légendes mayas rajoutant une couche supplémentaire de je m'en foutisme par dessus tout ça.
Nawak dans la réalisation où le film commence direct par ce qui pourrait être la fin (mais non, c'est bien le début) avec une succession de flash-back qui nous narre une intervention policière aussi ratée qu'incompréhensible dans une fête orgiaque qui propose femmes nues, lignes de coke, et petits kumites dans le jardin. Difficile de savoir quelle dose de sérieux et d'humour Neira a voulu injecter dans son film. Certains scènes sont tellement débiles qu'on se pose des questions.
Bon, au final, Immortal Combat est bien un nanar. Il ne cartonnerait pas dans les hauteurs si je devais lui mettre une note, car il est parfois un peu agaçant dans son j'm'en foutisme et il souffre de creux naveteux dans son rythme. Mais malgré ça, y'a suffisamment de bonnes choses pour motiver un achat, et de toutes façons, s'il ne faut qu'un argument, alors le voici :

Commentaires
1. Le mercredi 8 novembre 2006 à 16:32, par Skro
2. Le mercredi 8 novembre 2006 à 16:53, par Nikita
3. Le jeudi 9 novembre 2006 à 07:52, par Barracuda
4. Le jeudi 9 novembre 2006 à 10:25, par Wolfwood
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