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jeudi 7 février 2008

Promizoulin mon amour

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mardi 15 janvier 2008

"Vampira" n'est plus

Nous apprenons avec un peu de retard le décès, le 10 janvier dernier à l'âge de 86 ans, de l'actrice et présentatrice Maila Nurmi, plus connue sous son pseudonyme de Vampira. De son vrai nom Maila Elizabeth Syrjäniemi, cette finlandaise naturalisée américaine atteignit la célébrité dans les années 1950 avec l'émission de télévision "The Vampira Show", qui la voyait, dans un accoutrement de sorcière vampire, présenter de vieux films d'horreur aux spectateurs nocturnes, contribuant à un regain de popularité pour ce genre de cinéma. Elle joua également des rôles dans un certain nombre de films. Personnalité assez bien introduite dans le show-biz américain, Maila Nurmi fut un temps l'amie de James Dean, Marilyn Monroe ou Elvis Presley.

Maila Nurmi a notamment sa place dans l'histoire du nanar pour sa participation au célèbre "Plan Nine From Outer Space", réalisé par Ed Wood. Sa célébrité télévisuelle passée, elle se reconvertit dans le commerce d'antiquités, ouvrant une boutique appelée "Vampira's Attic". Elle fit reparler d'elle dans les années 1980 en faisant un procès pour plagiat à Elvira, une présentatrice qui incarnait un personnage comparable au sien.

vendredi 14 décembre 2007

Décès d'Alain Payet

Nous apprenons la disparition le 13 décembre, à l'âge de 60 ans et des suites d'une longue maladie, du réalisateur français Alain Payet, dit John Love. Après avoir débuté dans le cinéma traditionnel (il était assistant de Philippe Labro sur "L'Héritier", avec Jean-Paul Belmondo), Alain Payet avait fait l'essentiel de sa carrière dans le porno hard, dont il était devenu en France l'un des réalisateurs les plus prolifiques. On lui doit des titres comme "Prostitution clandestine", "Elle suce à genoux", "Sottopaf et Saccapine font leur cinéma", "Monique et Julie, deux collégiennes en partouze", "Katsumi à l'école des sorcières" ou "Les Tontons tringleurs". Mais Payet n'était pas seulement un pornographe expert dans l'art de filmer des pénétrations baveuses, il pouvait aussi se montrer un réalisateur fabuleusement exécrable dès qu'il s'écartait de son domaine de prédilection. Travaillant occasionnellement pour Eurociné, il signa des nazisploitations comme "Nathalie rescapée de l'enfer" ou "Train spécial pour SS", et co-réalisa avec Jesus Franco le célèbre "Les Amazones du temple d'or" (les fameuses scènes de "la jungle au bois de Boulogne" - à moins que ce ne soit le bois de Vincennes -, c'était lui). Il signa également l'une des comédies les moins drôles de toute l'histoire du cinéma français, l'indescriptiblement mauvais "L'Emir préfère les blondes". A vous dégoûter de vouloir faire du cinéma tout-public ! Un coup de chapeau en tout cas à ce chaînon manquant entre Marius Lesoeur et Marc Dorcel, pour nous avoir fait passer quelques francs moments de rigolade avec ses amazones en mousse.

jeudi 29 novembre 2007

IFD fête son 34ème anniversaire

Le crime paie ! IFD, la boîte de production de Hong Kong dirigée par Joseph Lai et son épouse Betty Chan, qui nous donna les meilleurs films de Godfrey Ho, fête ses 34 ans de crapulerie ininterrompue, au service de la mauvaise qualité cinématographique. Et tout ça sans aller en taule, ça s'arrose !

Joseph Lai, le David O.Selznick du fond de la poubelle.

Pour l'occasion, la compagnie propose un nouveau site, aussi pourri que l'ancien; en fait, c'est le même, mais avec une nouvelle URL. Et comme même leur webmestre est nanar, ils n'ont pas encore fait de redirection depuis l'ancienne au moment où ce billet est écrit. Vous pourrez aller admirer la luxuriance de leur catalogue, qui propose inlassablement les mêmes grosses merdes moisies depuis 15 ans, avec un habillage à peine refait. Et, comble du bonheur, il y a même des bande-annonces, sur lesquelles vous pourrez apprécier les mêmes trognes de gweilos avinés qu'il y a vingt ans, avec de vrais bouts de ninjas (y'avait encore des rogatons de films qui trainaient, fallait pas laisser perdre ça), des morceaux de Mike Abbott, et des dessins pas animés.

Et pour que la fête soit complète, ils ne sont même pas foutus de trouver un anglophone à Hong Kong, puisque leur page d'accueil annonce triomphalement "Welcome your visit !"

Pour finir, dans la série "honte de rien", le site fait appel à notre honnêteté de consommateurs en précisant "Help protect our intellectual property!" Le téléchargement illégal de vieux 2 en 1 pourris, c'est pas bien !

dimanche 16 septembre 2007

Mad Movies fête son numéro 200 !

Deux cent numéros de mad movies, et ce depuis 35 ans... Cela valait bien un magazine au contenu exceptionnel. Et il faut reconnaitre que les gars de chez mad ont fait un sacré effort : outre le contenu habituel, on trouve dans ce numéro 200 un dossier consacré aux 100 films fantastiques qu'il faut avoir vu ces 10 dernières années, les portraits de 13 réalisateurs de fantastiques qui comptent, une interview de Jean Pierre Putters (le créateur historique du mag), un article fleuve sur la fin de la VHS, j'en passe et des meilleurs. Cerise sur le gâteau, c'est l'illustrateur Melki, bien connu des collectionneurs de VHS, qui a dessiné la couv'. Il est aussi interviewé dans ce numéro. Merci donc à l'équipe de Mad pour cet exemplaire collector ! Vivement le numéro 300.

A noter que le mag est aussi vendu accompagné du DVD "contamination", un excellent film de Luigi Cozzi.

lundi 18 juin 2007

Bon anniversaire Max Thayer

Juste un petit billet pour signaler qu'aujourd'hui tombe, outre la commémoration de l'appel du 18 juin 1940, l'anniversaire de Max Thayer, le héros du roman-photo écrit par Le Rôdeur. Roman-photo encore en cours, d'ailleurs. Le terminera-t-il un jour ? Armons-nous de patience et n'oublions pas que Joyce mît 17 ans à écrire "Finnegan's wake". En tout cas, bon anniv'Max Thayer ! 61 ans, ça se fête ! (et dire qu'on fait tout un plat du quarantième anniversaire de Nicole Kidman... y'en a qui n'ont pas le sens des vraies valeurs)

Let's party !

jeudi 24 mai 2007

Bruno Mattei : révisons nos classiques (retrospectives des chroniques)

Alors que Bruno Mattei vient de nous quitter, nous vous invitons à découvrir ou à redécouvrir ses plus grands classiques, chroniqués sur Nanarland. Des perles de cinémathèque qui feront, à n'en pas douter, la joie des générations futures d'historiens du septième art.

Virus Cannibale (1980), sans doute son film le plus connu. Bruno étrenne pour l'occasion son pseudonyme de Vincent Dawn, en référence à "Dawn of the dead" ("Zombie") de George Romero. Une imprudente pollution déclenche une épidémie de zombies mutants en Afrique : c'est l'occasion pour Bruno de se livrer à un vibrant plaidoyer écologique, vingt ans-sept ans avant l'évènement planétaire de la candidature José Bové à l'élection présidentielle. Au passage, on pique aussi bien à "Zombie" qu'à "L'Enfer des zombies" de Lucio Fulci.

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mardi 22 mai 2007

Georges Aminel est mort et Doc Savage en reste sans voix

Triste série : après Bruno Mattei, nous venons d'apprendre que le comédien Georges Aminel est parti rejoindre le père éternel. Mulâtre originaire de Martinique, il fut le premier comédien de couleur (enfin, relativement coloré) à rentrer à la Comédie Française, où il resta de 1967 à 1972. Mais c'est principalement par le biais du doublage que Georges Aminel restera dans les mémoires : il conféra en effet à Grosminet un zézaiement souvent imité mais jamais égalé et à Dark Vador une voix sourde difficilement oubliable. Nanarland lui sera éternellement gré d'avoir contribué au doublage français fabuleusement crétin de Doc Savage arrive, où il affubla un héros déjà bien atteint du même zozotement que Grosminet, contribuant à faire sombrer l'oeuvre dans un n'importe quoi intégral. Une occasion de nous souvenir que des doubleurs de talent peuvent, pour peu qu'ils décident de se lâcher, contribuer à la nanardisation de n'importe quel film (certes, Doc Savage avait de bonnes bases). Un grand coup de chapeau à Monsieur Aminel, qui nous rappelle tout ce que nous devons à nos amis les doubleurs. Monsieur Aminel, vous étiez bath !

lundi 21 mai 2007

Bruno Mattei nous a quittés

C'est avec une grosse boule dans la gorge que nous apprenons le décès, aujourd'hui même, à l'hôpital d'Ostia (Italie), et à l'âge de 76 ans, de l'un de nos réalisateurs préférés, Bruno Mattei, qui emporte avec lui Vincent Dawn, Werner Knox, Martin Miller, Jimmy Matheus et sa myriade de pseudonymes. Passé sur le tard à la mise en scène, cet ancien monteur se fit rapidement connaître comme fossoyeur du film de zombis avec Virus Cannibale, massacreur du post-apocalyptique avec Les Rats de Manhattan, auteur du film de guerre le plus débile de tous les temps avec Strike Commando, plagiaire impénitent de "Predator" et de Cannibal Holocaust, voire des deux à la fois, Bruno aura parcouru tous les genres du bis, n'épargnant même pas le western, le péplum ou le film érotique. Après un hiatus dans les années 1990, il avait repris du service avec une série de films excessivement pourris, tournés en DV aux Philippines avec les bas-fonds du monde du spectacle. C'est une vie toute entière dédiée au nanar le plus délirant qui vient de s'achever, éteignant avec elle un peu de nos rêves de cinéphiles. Et dire qu'il restait encore tant d'histoire de zombis radioactifs à tourner... Ciao, Bruno, e grazie tante !

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jeudi 17 mai 2007

Chirac c'est fini, mais le nanar RPR demeure!

Nous vous en avions déjà parlé lors de la fin de notre updète "élections", mais alors que not'président Jacques Chirac vient de laisser les clefs de la maison à Iznogoud et de partir pour une nouvelle vie de retraité actif pleine de canards aux olives et de visites dans L'île aux femmes nues, nous vous invitons à vous repencher à nouveau sur les vertes années RPR et leur propagande bourrine cinématographique. Ce qui nous a donné un exemple assez rare de nanar politique français, avec l'ultra-obscur "La Nuit du risque", de Sergio Gobbi, mélange de polar naze des années 1980 et de tract politique chiraquien. Coproduit par des membres du RPR, réalisé spécialement pour fêter les élections législatives de 1986, ce film signe également le déclin fatal du film policier français. Notre nouveau premier ministre François Fillon disait "Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes". Nous, en tout cas, nous nous souviendrons de ça aussi. A revoir et à déguster en écoutant en boucle la chanson Jacques Chirac maintenant ! (Attention, c'est hardcore)