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Andy Milligan

Andy Milligan

Biographie



Parmi les personnalités légendaires du cinéma bis, Andy Milligan était quelque chose comme le vieil oncle infréquentable, que personne n’avait vraiment envie d’inviter pour les fêtes mais dont on était obligé de reconnaître l’appartenance à la famille. Personnage inquiétant, auteur de films aussi malsains que nuls, doté d’un véritable sens de l’étrange mais largement incapable de l’exploiter par manque de patience, d’argent et de maîtrise technique, Milligan a été décrit par le critique Jean-Pierre Bouyxou comme se situant entre Kenneth Anger et Ed Wood, auxquels nous pourrons ajouter un peu de Jesus Franco pour le côté déjanté et obsessionnel et Rainer Werner Fassbinder pour le goût de la marginalité. Le critique américain Michael Weldon, plus prosaïque, estimait pour sa part que "si vous êtes un fan d'Andy Milligan, alors votre cas est désespéré !"


Andy Milligan en 1987.


Andrew Jackson Milligan Jr est né le 12 février 1929 à St Paul, Minnesota, Etats-Unis. Fils d’un militaire, il grandit au sein d’une famille que les anglo-saxons décriraient aujourd’hui comme « dysfonctionnelle », avec un père souvent absent et une mère omniprésente, dominatrice et obèse. Si les détails de l’enfance de Milligan ne peuvent que faire l’objet de conjectures, il est manifeste que son éducation l’a laissé émotionnellement et sexuellement perturbé. A la fin de son adolescence, il s’engage dans la marine américaine, où il passe plusieurs années ; il semble en avoir finalement été renvoyé pour homosexualité. Un peu par hasard, Milligan tente ensuite sa chance dans le spectacle, en décrochant un emploi de marionnettiste : employé par une compagnie itinérante, il parcourt le pays en camion avec ses collègues, mettant en scène des représentations pour enfants, dans des conditions économiques assez misérables. Après s’être produit comme acteur et chanteur dans des spectacles pour night-clubs, il décide de devenir comédien, et apparaît dans les années 1950 sur scène et dans des séries télévisées. Mais, peu satisfait des progrès de sa carrière, il laisse finalement tomber et bifurque à nouveau, pour travailler dans la couture.


Andy Milligan au temps de sa carrière d’acteur.


Après avoir travaillé pour un costumier, Andy Milligan ouvre à New York sa propre boutique de styliste, The Ad Lib. Couturier excentrique et caractériel (une misogynie assez effroyable le conduit souvent à malmener les clientes dont la tête ne lui revient pas ou qui lui rappellent sa mère), il parvient néanmoins à se créer une clientèle grâce à son sens original du design. Milligan fréquente le milieu artistique et homosexuel de Greenwich Village et devient rapidement un habitué du Caffé Cino, qui se trouve non loin de sa boutique. Dans cet établissement aujourd’hui légendaire du New York des années 1960 naît une manière de théâtre indépendant américain, « Off-Off-Broadway » ; le petit local, mi-bar mi-Coffee Shop, fréquenté par une faune branchée, accueille des mises en scènes de pièces de théâtre allant du classique à l’avant-gardiste, l’exiguïté des lieux faisant que les acteurs se trouvent à peine à deux mètres du premier rang de spectateurs. A partir de 1961, Milligan commence à mettre en scène des pièces au Caffé Cino, se distinguant par un choix d’œuvres âpres et violentes, et incitant souvent les comédiens à ne pas faire semblant lors des scènes de violence physique. Amateur de SM (lui même étant très nettement «S») et de rencontres sexuelles impromptues au coin d’une rue, Andy Milligan transpose nettement ses obsessions personnelles dans ses mises en scène d’œuvres comme « Les Bonnes » de Jean Genet ou « Purgatoire » de William Yeats. Connu dans son milieu comme une personnalité quelque peu violente, Milligan se fait remarquer par la grande sauvagerie de ses réalisations théâtrales, le lieu confiné de leurs représentations accroissant auprès du public l’impact de spectacles où les comédiens se frappent et se crachent dessus. Devenu une sorte de vedette du théâtre avant-gardiste new-yorkais, Milligan met en scène des pièces dans un autre établissement branché, le Caffé La Mama, où il a encore plus les coudées franches. Il tente ensuite, en 1963, de monter son propre théâtre, dans une vraie salle : le Showboat Theater va malheureusement être un véritable désastre. Habitué par tempérament à s’occuper d’absolument tout, Milligan est incapable de déléguer les tâches et son caractère épouvantable s’accommode mal de collaborer avec qui que ce soit. Sa mise en scène ne s’adapte pas aux contraintes d’autre chose qu’un théâtre de poche et les critiques sont désastreuses ; la salle finit par fermer.



Mais son échec au théâtre n’empêche pas Milligan de continuer à s’affirmer comme artiste d’avant-garde : il passe à la réalisation cinématographique en tournant « Vapors », un moyen-métrage de 32 minutes en 16mm, consacré à des saynètes tragi-comiques dans un sauna new-yorkais fréquenté par des homosexuels. Scénarisé par une femme (la comédienne Hope Stansbury, qui apparaîtra dans plusieurs films de Milligan), le film devient une sorte de mini-œuvre culte. Il est montré au premier festival du film homosexuel de Los Angeles. Gonflé en 35 mm, il est ensuite récupéré par le circuit de distribution du cinéma d’exploitation, qui le programme aux côtés d’œuvres érotiques hétérosexuelles.



Claironné par certains comme le nouvel espoir du cinéma underground américain, Andy Milligan va néanmoins mettre le doigt dans un engrenage qui condamnera sa carrière cinématographique à s’enliser dans le bis, puis dans le nanar le plus cra-cra. Il tourne un long-métrage, « Liz », sur une période de six mois, durant les week-ends, et dans des conditions semi-professionnelles, mais ne parvient pas à le vendre aux distributeurs. Survient alors le producteur-distributeur William Mishkin, l’un des rois du cinéma d’exploitation américain. Les films de Mishkin comptent parmi les plus gros succès des cinémas américains de troisième ordre, circuit alors symbolisé par la très cradingue 42ème Rue de New York, remplie de cinémas plus ou moins fréquentables montrant des films de qualité extrêmement variable, et où se presse une faune quelque peu interlope. Spectateur habitué de la 42ème Rue, où il cherche souvent des aventures sexuelles, Andy Milligan va en devenir l’un des cinéastes "vedettes". Mishkin accepte de lui acheter « Liz » s’il consent à rajouter une scène de fesse pour attirer le chaland ; Milligan s’exécute de mauvaise grâce et le film sort sous le titre « The Promiscuous Sex ».



Andy Milligan commence avec William Mishkin – que viendra seconder, puis remplacer, son fils Lew Mishkin – et avec quelques autres producteurs, une collaboration qui le voit devenir un réalisateur spécialisé dans les « sexploitations », ou films érotiques soft. Peu attiré – quelle surprise – par la représentation des relations hétérosexuelles, Milligan préfère, sous prétexte de sexe, représenter les relations humaines sous un jour violent et sordide, dans des films aux titres aussi évocateurs que « Depraved ! » ou « The Filthy Five ». Parallèlement, il s’essaie aussi au film d’horreur avec « The Naked Witch ». La filmographie de Milligan va progressivement évoluer de l’érotisme à l’épouvante (mais il semble ne jamais avoir bien fait la différence), sans rien perdre de ses méthodes de travail. Il tient à lui tout seul presque tous les rôles de l’équipe technique, affublé au générique d’une pléiade de pseudonymes (« Raffiné », du nom d’une boutique de vêtements qu’il tient à Staten Island, lui sert pour ses fonctions de costumier), et travaille plus qu’à l’arrache : en salle de montage, il découpe la pellicule avec les dents ! Andy Milligan est rapidement connu dans le métier comme un homme capable de faire un film - certes mauvais - pour presque rien, autant par tempérament que par nécessité : d'aucuns estiment même que s'il avait disposé d'un budget de 100 000$, il n'en aurait tout de même utilisé que 10 000 (la somme allouée en moyenne par ses producteurs). L’homme se distingue également en important au cinéma ses méthodes du théâtre, maltraitant souvent violemment les comédiens (et surtout les comédiennes) pour en tirer la prestation requise. Les budgets alloués par la famille Mishkin et les autres employeurs de Milligan sont complètement faméliques, Milligan lui-même arrivant à peine à joindre les deux bouts. Il lui arrive fréquemment de tourner avec des rebuts de pellicule, contribuant à donner à ses films une esthétique particulièrement cradingue. Plusieurs de ses films sont tournés à Staten Island, où il réside, et les comédiens doivent payer le ferry de leurs propres deniers, avant de devoir rentrer par eux-mêmes, souvent sans avoir eu le temps de s’essuyer du faux sang dont ils sont couverts après les prises ; on imagine les réactions des passants. Filmant tout lui-même caméra à l’épaule, avec des mouvements frénétiques caractéristiques de son style, son absence de délicatesse lui joue parfois des tours : un de ses films, « The Bitch », reste inachevé, la pellicule ayant été détruite suite à une mauvaise manipulation technique. Une poisse qui ne le quitte pas pour le film « The Weirdo », dont la copie sera tout simplement égarée par son auteur.




Andy Milligan sur le tournage de « The Bitch ».




Une image ordinaire des films d’horreur d’Andy Milligan.


Au tournant des années 1960-70, Andy Milligan se fait remarquer par ses films d’horreur à la fois bavards (les scènes de remplissage abondent) et mal foutus à l’extrême, mais fascinants par leur maladresse, une sourde violence régissant les rapports entre les personnages, ainsi que par une ambiance souvent claustrophobe, les plans rapprochés servant à cacher l’absence de décor. Amateur de films d’époque (il situe volontiers ses œuvres au XIXème siècle, mais se risque aussi au Moyen-Âge), Milligan use de ses talents de styliste pour créer, littéralement avec des rebuts, des costumes souvent délirants qui ajoutent à l’horreur involontaire de ses films. Seul l’un de ses films d’épouvante, « Seeds », semble avoir connu une distribution dans les salles francophones, sorti en Belgique sous le titre « Comment les refroidir ». Voulant améliorer son "image publique" (se prenait-il pour une vedette ?) et cacher son homosexualité à ses producteurs, Milligan épouse même l'une de ses actrices, Candy Hammond, aucun des deux ne prenant évidemment au sérieux leur éphémère union. Le marié passe sa "nuit de noces" à faire la fête dans les bars gay, sans madame.



A la fin 1968, Andy Milligan s’expatrie à Londres, un producteur britannique lui ayant proposé une collaboration de cinq films. Il signe le quasi-expérimental « Nightbirds », puis le film de vampires « The Body Beneath ». Mais un désaccord avec la production le laisse en rade : il doit reprendre contact avec les Mishkin père et fils (qui ont décidé d'abandonner l'érotisme pour exploiter le filon de l'épouvante) et tourne pour eux en Angleterre plusieurs films gores et sexués. L’affreux « Bloodthirsty butchers » illustre la légende de Sweeney Todd, le barbier qui égorgeait ses clients avant d’en utiliser la chair dans des tourtes préparées par sa complice boulangère ; la scène la plus mémorable du film est encore celle où des personnages découvrent dans une tourte… un sein entier, avec téton et tout, même pas décoloré par la cuisson (Bravo, la cuisinière !). « The Rats are coming ! The Werewolves are here ! », malgré son titre délirant, a la réputation d’être assez ennuyeux, et de constituer l'un des films les moins intéressants de son auteur. « The Man with two heads » n’est pas du tout l’histoire d’un homme à deux têtes (ne pas confondre avec le film « The Thing with two heads ») mais une version de « Dr Jekyll et Mr Hyde », où Milligan donne libre cours à ses obsessions sado-masochistes.



Mr Hyde sait traiter les gonzesses.


Revenu aux Etats-Unis, Andy Milligan continue ensuite d’alimenter les « grindhouses » : il tourne le grand-guignolesque « Guru the Mad Monk » (un film qu’il détestait car l’équipement trop lourd l’empêchait d’agiter sa caméra comme à son habitude) puis délaisse le gore pour un film réaliste, « Fleshpot on 42nd Street », où il traite des aspects les plus sordides de l’underground new-yorkais. S’ensuit « Blood », où la fille de Dracula rencontre le fils du Loup-Garou, ainsi qu’une plante carnivore. Mais Milligan joue de malchance : son film « Supercool », un polar blaxploitation, reste inachevé car l’actrice principale, à laquelle le producteur Lew Mishkin voulait imposer des scènes de nu, prend la fuite. Furieux, Milligan disperse dans la nature les scènes tournées. Sa relation de travail avec Mishkin abruptement interrompue, il va voir son travail au cinéma se raréfier dans la seconde moitié des années 1970. Il joue les cameramen et aurait tourné une partie de « Dragula », une obscure version gay de Dracula où le vampire transforme ses victimes en drag-queens ; aucune copie du film ne semble plus exister. Se tournant à nouveau vers le théâtre, il fait scandale en écrivant et mettant en scène une pièce délirante, censément consacrée à la jeunesse de Jean Cocteau, et se distinguant surtout par des scènes de sodomie. Il monte une troupe de théâtre pour donner des représentations à Staten Island. Les conditions de travail sont lamentables et les relations avec les patrons des salles minables où se produisent les comédiens, plus que tendues.




Dans le même temps, une partie de l’œuvre cinématographique d’Andy Milligan est irrémédiablement perdue : Lew Mishkin, en ces temps obscurs d’avant la VHS, ne voit plus de potentiel commercial dans ses films de « sexploitation » et, las de payer l’entrepôt, fait tout simplement détruire les copies. Les autres producteurs de Milligan ne semblent pas avoir fait preuve de davantage de délicatesse ; en même temps que huit des films de Milligan, une partie de l’histoire du cinéma d’exploitation américain disparaît. Comme il y a une justice, Mishkin et consorts se seront sans doute mordus les doigts de cette décision en voyant le marché vidéo éclore quelques années plus tard.



Pour un temps, Milligan abandonne le monde du spectacle pour se refaire financièrement… dans l’hôtellerie. Mais, comme pour le cinéma, il semble abonné à la série Z : ayant fait l’acquisition à Staten Island d’une baraque décatie, il la reconvertit en un hôtel destiné à la plus basse des clientèles, SDF, alcooliques et autres marginaux, qui font de son établissement un véritable coupe-gorge. A la fin des années 1970, Milligan prend le temps de tourner un autre film (« Legacy of Blood », qui est en fait le remake d’un autre de ses films, « The Ghastly Ones ») mais son énergie est à nouveau tournée vers le théâtre : en 1977, ayant fait l’acquisition d’un nouvel immeuble cradinque à New York, il en fait une salle de spectacle et monte une sorte de coopérative théâtrale, qu’il baptise The Troupe. La nouvelle petite entreprise Milliganesque, composée de vieux copains mais aussi de nouveaux venus qui ne savent pas dans quoi ils s’engagent, ambitionne d’être une démocratie théâtrale : ce sera, dans la pratique, une dictature où Andy Milligan impose à nouveau son caractère abominable. The Troupe interprète de tout : des pièces classiques, des comédies musicales pour enfants et même… des pièces de Milligan lui-même. Le théâtre est situé dans un quartier si sordide (on enjambe parfois les corps des drogués sur les trottoirs) que les critiques ont peur de venir aux représentations. Qu’importe, Milligan, qui dort sur place et travaille nuit et jour, parviendra à faire tourner huit ans son théâtre, en imposant à tout le monde un rythme de boulot massacrant, dans un contexte productif pitoyable. Il trouve encore le temps de tourner un nouveau film d’horreur, toujours pour le compte de Lew Mishkin, et de travailler à une sitcom dont le résultat assez effroyable ne sera jamais distribué.



Après avoir dû se résoudre à fermer son théâtre en 1985, Andy Milligan décide de changer d’air et quitte New York pour Los Angeles. Il ouvre dans la ville californienne une nouvelle boutique de styliste, qui n’aura qu’une vie éphémère. Milligan est néanmoins sauvé du chômage en 1987 par son vieil ennemi et employeur Lew Mishkin, qui l’embauche pour tourner « Monstrosity », un film d’horreur semi-parodique inspiré à la fois de « Frankenstein » et de « The Toxic Avenger ». Andy Milligan, qui vit alors avec un prostitué à demi demeuré du nom de Bobby Wayne Keeton, repasse derrière la caméra et réalise un nanar assez accablant aux dires de ceux qui l’ont vu, et qui ne sera que tardivement exploité en vidéo. Son caractère affable ne l’a pas quitté et il en arrivera, en fin de tournage, à menacer Mishkin de mettre le feu au négatif.




Suit « The Weirdo », un remake semble-t-il assez médiocre de son film perdu des années 1970. Milligan réalise ensuite « Surgikill », produit par un malheureux pigeon qui espérait faire de son épouse une star en lui faisant tenir le rôle principal de cette comédie horrifique ultra-Z. Considéré par les spécialistes comme le pire film d’Andy Milligan, « Surgikill » sera malheureusement son dernier. Rejeté même par le marché du Direct-to-Video, Milligan se retrouve en rade ; il en est réduit à tenter de décrocher à nouveau des rôles en tant que comédien, et apparaît ainsi dans quelques publicités où il joue les gentils grand-pères. Mais la poisse continue de coller à ses basques : son amant, Bobby Wayne Keeton, meurt du Sida et Milligan se découvre atteint à son tour. Sans ressources, il est hébergé par un ami, John Miranda, l’acteur principal de « Bloodthirsty Butchers ». Le 3 juin 1991, il meurt à l’hôpital. Aucun de ses amis n’ayant sur le moment de quoi payer son incinération, il est enterré à la fosse commune.



Destin sordide et fascinant d’un personnage célinien, l’histoire d’Andy Milligan apparaît comme une sorte de version sordide et brutale de la vie d’Ed Wood. Auteur totalement hors normes, il laisse derrière lui des films entre le nanar et le navet, parfois pénibles, parfois fascinants, mais d’une bizarrerie indéniable. Des années après sa triste fin, une partie de ses films survivants refont surface de manière inégale, en VHS puis pour certains en DVD, comme traces des années les plus dingues du cinéma d’exploitation et souvenirs des années ignobles et glorieuses des cinémas de quartier américains. Il n’est pas dit que la vie de Milligan ferait un film aussi attachant que le « Ed Wood » de Tim Burton, mais son potentiel d’étrangeté est tout aussi grand.


Andy et son chat (image issue de "Ze Craignos Monster" vol.1)


Un exemple des rééditions DVD d'Andy Milligan, chez Something Weird Video.





L’essentiel des informations de cette biographie, ainsi qu’une partie de l’iconographie, est tiré de l’indispensable ouvrage consacré à Milligan et écrit par Jimmy McDonough, ex-fanzineux américain qui fut l’assistant du cinéaste sur « Monstrosity » avant de trouver la gloire comme biographe de Neil Young : « The Ghastly One : The Sex-Gore Netherworld of Filmmaker Andy Milligan » (éditions Cappella, Chicago) est une lecture essentielle pour les nanardophiles anglophones et endurants.



Nikita
Nikita

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Filmographie



(Le signe * indique les films aujourd’hui perdus)

1988 - The Weirdo

1988 - Surgikill

1987 - Monstrosity

1983 - Tuerie (Carnage)

1983 - Red Rooster (sitcom)

1978 - Legacy of blood

1974 - Blood

1973 - Supercool *

1973 - Dragula *

1972 - The Man with two heads

1972 - The Rats are coming ! The Werewolves are here ! / Curse of the full moon

1972 - Fleshpot of 42nd St. / The Girls of 42nd St.



1970 - Nigthbirds

1970 - The Body Beneath

1970 - Torture Dungeon

1970 - Bloodthirsty Butchers

1970 - Guru, the Mad Monk

1968 - Kiss me, kiss me, kiss me ! *

1968 - The Ghastly Ones / Blood Rites



1968 - Tricks of the Trade *

1968 - The Filthy Five *

1968 - Comment les refroidir (Seeds / Seeds of evil)

1968 - Gutter trash *

1968 - The Bitch *

1968 - The Weirdo *

1967 - The Promiscuous Sex / Liz *

1967 - The Naked Witch / The Naked Temptress *

1967 - Depraved ! *

1967 - The Degenerates *

1967 - Compass Rose *

1965 - Vapors