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Sybil Danning

Sybil Danning

Biographie



De son vrai nom Sybille Johanna Danninger, cette sculpturale Autrichienne a quasiment oeuvré dans tous les genres et dans tous les pays où l'on tourne du nanar (il ne manque guère que les Philippines à son palmarès pour égaler Richard Harrison). Après avoir débuté dans des productions érotiques peu reluisantes, puis après quelques tentatives dans des films d'auteurs, elle se lance dans la série B, réussissant une brillante carrière dédiée aux rôles d'amantes flamboyantes ou de valkyries à gros flingues et string minimal. Elle restera toujours pour nous une inoubliable reine des loups-garous dans le désopilant « Hurlement 2 ».


Stirba, une reine des loups-garous qui montre pas moins de 16 fois ses seins dans le générique de fin de « Hurlement 2 » !!!


Née en 1947, de l'union d'une jeune autrichienne et d'un soldat américain en garnison dans la petite ville de Wels près de Linz, Sybil Danning passe sa jeunesse entre les Etats-Unis et l'Autriche. Après avoir essayé de devenir assistante médicale puis esthéticienne à Salzbourg, elle est remarquée par des photographes de mode qui lui demandent de poser pour des magazines féminins ou de beauté. Séduite par cette nouvelle carrière, elle décide de percer au cinéma.



Consciente que sa beauté très germanique est son principal atout, elle commence en jouant dans « Komm nur, mein liebstes Vögelein » (brièvement exploité en France sous le titre « Viens, mon petit oiseau »), un film à sketch historico-érotique allemand où elle incarne rien moins que la Loreleï dont la blonde nudité tourne la tête des bateliers rhénans. Tout en étudiant la comédie à Munich au début des années 70, elle s'aventure dans des productions germaniques polissonnes comme l'Allemagne ou la Suisse en exportent beaucoup en ces années érotiques, et dont les titres sont d'une vibrante poésie : « Les Fantaisies érotiques de Siegfried » ou « Les Jeux Olympiques du Sexe » ! Des films d'une nullité effarante d'après ceux qui ont pu les voir mais qui ne manquent pas d'un charme et d'une fraîcheur désuète.



Certains de ces films sont des coproductions qui la font au moins voyager comme l'anglo-danois (mais tourné par un réalisateur espagnol, José Ramon Larraz) « Whirlpool ou l'enfer de l'érotisme » (un film qui vous laisse lessivé assurent les spécialistes) jouant la carte du giallo du pauvre. Il faudrait encore citer ces films profondément engagés comme « J'ai avorté Mr le procureur » ou les célèbres « Schulmädchen-Report » ou « Hausmädchen-Report » qui, sous prétexte de mettre en garde le spectateur sur le cas d'honnêtes écolières ou femmes au foyer qui, dans ce monde moderne et corrompu, risquent de sombrer dans la débauche et dans la dépravation, n'hésitent pas à nous montrer ladite dépravation par le menu. Quoi racoleur ? Mais c'est pour une bonne cause... Tordons au passage le cou à une légende : Sybil n'a jamais sauté le pas du porno comme on l'a parfois prétendu. Simplement comme beaucoup de productions érotiques du début des années 70, ses films ressortiront parfois après la légalisation du X largement caviardés d'inserts pornographiques, ainsi « Les folles filles du pharmacien » de 72 ressorti en 81 totalement remodelé sous le titre finaud « Les 69 dalmatiennes ».

Lassée de stagner dans ces productions sans avenir, elle saute sur l'occasion lorsqu'on lui offre un petit rôle de prostituée dans une production internationale tournée en France, « Barbe Bleue », d'un Edward Dmytrick fatigué, où on croise aussi bien Raquel Welsh ou Richard Burton dans le rôle titre que Jean Lefebvre !





On la retrouve en Allemagne pour des films hélas inconnus chez nous (« Jungle warriors »), en France dans pas mal de productions calamiteuses (« Opération Lily Marlène » de Robert Lamoureux, le lamentable « SAS à San Salvador » avec Miles O'Keeffe où elle a une scène de 5 mn à poil ou « Commando Panther » alias « Panther Squad » de Pierre chevalier pour Eurociné), elle saute en Italie où on la retrouve aux côtés de Lou Ferrigno dans le « Hercule » de Luigi Cozzi ou encore « Les 7 Gladiateurs » de Bruno Mattei.




Mais c'est aux Etats-Unis où elle connaît le succès en tant qu'égérie de série B, qu'elle y tienne des rôles de méchante très méchante (comme dans « Les Anges du mal », film de prisons pour femmes où elle fait subir les pires outrages à la jeune Linda Blair) ou non, multipliant les apparitions dans les direct-to video, notamment pour le producteur Andy SidarisMalibu Express »).









Ratant de peu les rôles titres d’« Octopussy » et de « Sheena reine de la jungle » (mon Dieu, Sybil sur un zèbre), elle monte même sa propre maison de production, "Sybil Danning's Adventure Video", spécialisée dans la SF fauchée, l'aventure en bikini et les prisons pour femmes. Une carrière dédiée au nanar en pleine connaissance de cause quoi...



A la fin des années 80, l'âge venant, elle se retire du cinéma, tentant un bref come-back vers 2000. Plus pour le plaisir qu'autre chose d'ailleurs, car la belle a entre temps épousé un milliardaire allemand !





Rico
Rico

retour vers les acteurs

Filmographie

1968 - Komm nur, mein liebstes Vögelein

1969 - Le Livre érotique de la jungle (trader hornee)

1969 - Sam's Song

1970 - Golden Bananas (Liebesmarkt in Dänemark)

1971 - Rapport sur la vie sexuelle de la ménagère (Hausfrauen-Report 1)

1971 - J'ai avorté... Monsieur le procureur (Wir haben abgetrieben, Herr Staatsanwalt)

1971 - Les Aventures érotiques de Siegfried (Siegfried und das sagenhafte Liebesleben der Nibelungen)

1971 - Urlaubsreport - Worüber Reiseleiter nicht sprechen dürfen

1971 - Ehemänner-Report

1971 - L'Occhio nel labirinto

1972 - L'Amante dell'orsa maggiore

1972 - La Dame rouge tua 7 fois (La Dama rossa uccide sette volte)

1972 - Barbe-bleue (Bluebeard)

1972 - Gelobt sei, was hart macht

1972 - Blutjung und liebeshungrig

1972 - Das Mädchen mit der heissen Masche

1973 - Les Trois mousquetaires (The Three Musketeers)

1973 - L'Emigrante (id)

1974 - Les Quatre mousquetaires (The Four Musketeers)

1974 - Les Noces de porcelaine

1974 - Arrivano Joe e Margherito

1975 - Folies bourgeoises

1975 - Opération Lady Marlène

1975 - L'Important c'est d'aimer (scènes coupées au montage !)

1976 - Alien Attack de (TV)

1976 - Diamante Lobo

1976 - Geheimnisträger, Derde Franz Josef Gottlieb

1976 - Albino

1977 - Mitsva Yonatan

1978 - Crossed Swords

1978 - Femmes en cage (Cat in the Cage)

1979 - Meteor

1979 - Airport 80 Concorde (The Concorde: Airport '79)

1980 - Cobra (Il Giorno del Cobra)

1980 - Détective comme Bogart (The Man with Bogart's Face)

1980 - How to Beat the High Cost of Living

1980 - Les Mercenaires de l'espace (Battle Beyond the Stars)

1980 - Nightkill (id)

1980 - Cuba Crossing

1981 - The Salamander

1981 - Separate Ways

1982 - Julie Darling

1982 - S.A.S. à San Salvador

1983 - Les 7 gladiateurs (Seven Magnificent Gladiators)

1983 - Rush / La Bête de guerre

1983 - Hercule (Hercules)

1983 - Les Anges du mal / Enchaînées (Chained Heat)

1984 - They're Playing with Fire

1984 - Euer Weg führt durch die Hölle

1984 - Commando Panther / L'Escadron des Panthères / Panther Squad

1984 - Euer Weg führt durch die Hölle

1985 - Private Passions

1985 - Hurlements 2 (Howling 2)

1985 - Malibu Express

1985 - Lady Chatterley 2 (Young Lady Chatterley 2)

1986 - The Phantom Empire

1986 - Le Mystère de la pyramide (The Tomb)

1986 - Les Anges du mal 2 (Reform School Girls)

1987 - Hamburger film sandwich (Amazon Women on the Moon)

1987 - Talking Walls

1987 - Warrior Queen

1989 - L'Arme totale (L.A. Bounty)

1999 - Herbatel

2000 - L'Arme totale 2 (Ruger: L.A. Bounty 2)

Prix : pire actrice aux Razzie awards 1984 pour "Les Anges du mal" et "Hercule".