Accueil > Interviews > Interview de Don Gordon Bell

Interview de Don Gordon Bell

Si nous aimons rire d'un certain cinéma déviant, nous sommes très loin de mépriser les hommes et les femmes qui s'y sont impliqués ou compromis. Il nous a ainsi paru enrichissant de faire raconter le nanar et son univers par les gens qui l'ont vécu de l'intérieur. La diversité des intervenants et de leurs réponses nous a rendu encore plus proches du cinéma que nous aimons : vous découvrirez, au fil des entretiens que ces différentes vedettes ont bien voulu nous accorder, des informations précieuses pour le cinéphile et le cinéphage, des anecdotes cocasses et, en esquisse, le portrait attachant de personnages souvent hauts en couleur.
liste des catégories

Don Gordon Bell


Entre 1975 et 1985, Don Gordon Bell a fait partie de ces nombreux expatriés qui ont travaillé dans l'industrie du cinéma aux Philippines, à la fois sur de grosses productions internationales et dans de nombreux nanars à tout petit budget. D'abord simple figurant, puis cascadeur, avant d'enchaîner avec des rôles de plus en plus consistants, Don a également travaillé comme directeur de casting ou scénariste. Grâce à son expérience au sein des Marines, avec qui il a combattu en première ligne durant la Guerre du Viêt-nam, il a notamment dégotté un poste d'assistant de production sur le tournage d'Apocalypse Now. En tout, Don a travaillé sur environ 50 productions 100% philippines et 35 co-productions en l'espace de seulement dix ans, croisant des réalisateurs de premier plan comme Francis Ford Coppola et Oliver Stone, ainsi que des figures appréciées en ces lieux comme Cirio H. Santiago, les habitués des productions Kinavesa ou encore l'icône de la bruceploitation Bruce Le.

Cette interview date de juillet 2009 (avec une petite mise à jour en septembre 2016). Le manque de temps pour la traduire a longtemps retardé sa publication, ce qui explique en partie ce long délai de sept ans. Toutes nos plus plates excuses Don !

Interview menée par John Nada


Jusqu'à présent, le peu de choses que l'on sait de vous, nous le tenons de ce que nous ont raconté des personnes comme Nick Nicholson, Mike Monty ou Richard Harrison. Pourriez-vous d'abord nous parler de votre jeunesse ? Il semble que votre quête identitaire n'ait pas été très facile

Mon nom de naissance est Jun Yong-Soo, c'est ma mère biologique coréenne qui me l'a donné. "Jun" est le nom de famille de ma mère, et "Yong-Soo" un prénom qui signifie "Très Beau Visage". Je sais, je sais... « Qu'est-ce qui t'es arrivé ? », me demande mon épouse coréenne en rigolant. LOL. Je suis né durant la Guerre de Corée, ce qui fait de moi un "enfant de la guerre" comme disent les médias. Je préfère le terme "bébé de la Guerre de Corée". Mon père biologique était un soldat américain, venu se battre en Corée sans trop savoir pourquoi l'Amérique aidait le peuple coréen. Il se pourrait qu'il ait été un sous-officier de haut rang. Je sais qu'il a servi environ quatre ans en Corée, et qu'il a eu deux enfants ici (ma petite soeur et moi). Je n'ai appris ça qu'à l'âge de 38 ans.

Ma mère coréenne s'est donc retrouvée seule, avec deux enfants métis sur les bras. On nous appelait des "TuiGi", un terme coréen qui signifie "Enfant de Poussière" ou "Enfant du Néant", et qui désigne les enfants métis en général, et ceux qui sont Noirs/Coréens en particulier. Ce terme peut également se traduire par "Enfant du Diable". Il existe un terme moins péjoratif, "Hon Hyol Ah", bien que les mots coréens et chinois qui le composent soient toujours porteurs de connotations un peu racistes ("engeance" et "sang-mêlé").


Don, à l'âge de six ans.

Je suis né le 25 janvier 1952, et ma petite soeur le 9 juin 1955. A cette époque, en Corée, c'était tout simplement impensable pour une femme seule d'arriver à élever deux enfants métis comme nous, à cause du mépris et même de la haine que nous inspirions. Une différence culturelle de taille avec d'autres pays, notamment d'anciennes colonies espagnoles comme les Philippines, où être un métis moitié-Espagnol / moitié-indigène est plutôt bien considéré. Récemment, j'ai découvert grâce à un test ADN que mon père biologique avait des origines apaches, mexicaines et espagnoles. Avec mes origines coréennes par ma mère, on peut donc dire que j'ai une identité vraiment pluri-ethnique.

J'imagine que mon père a dû donner un peu d'argent à ma mère, et puis qu'il est rentré aux Etats-Unis. Je ne l'ai pas connu, en tout cas je n'ai aucun souvenir de lui. Je n'en ai jamais voulu à ma mère biologique, parce que mes parents adoptifs, chrétiens tous les deux, nous ont aidé à comprendre qu'elle n'avait pas vraiment le choix. J'ai grandi dans une famille de classe moyenne très typique, d'origine anglo-écossaise, dans la banlieue de Los Angeles. Mes parents adoptifs me disaient que nous étions américains, et qu'en tant que peuple nous autres Américains avions tous des origines très diverses. J'ai été élevé dans l'idée que j'avais été adopté dans la famille du Seigneur, mais ce n'est qu'au milieu de la trentaine que j'ai commencé à comprendre et assimiler cet enseignement chrétien.


Don, à l'époque où il était lycéen.

Vers la fin des années 60, j'ai terminé le lycée et j'ai eu envie d'action. J'étais très conservateur, et pour moi la situation au Viêt-nam était similaire à celle qu'avait connu ma mère et le peuple coréen quelques années plus tôt. Il fallait aider les Vietnamiens à se libérer du joug du communisme, et c'est pour ça que nous étions engagés là-bas. Du moins c'était mon opinion à l'époque.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre expérience de la guerre au Viêt-nam ?

Comme mon père avant moi, je me suis engagé pour servir mon pays. J'ai choisi les Marines, parce que j'étais impressionné par leur "Esprit de Corps" [Note de Nanarland : en français dans le texte]. J'étais dans la meilleure unité, parce que je voulais éviter de me retrouver en zone de combat avec des bleu-bites du contingent. Mes oncles et mes cousins avaient eux aussi servi dans les Marines, donc ce choix s'est vraiment fait naturellement. J'étais un vrai va-t-en-guerre, prêt à en découdre et à tuer pour Dieu, ma Patrie et la Rock 'n Roll attitude.

J'ai été affecté à l'élite des unités de Reconnaissance des Marines. Le "1st Recon Battalion" et la "1st Force Recon Company" constituaient l'élite de l'élite, les "Marines des Marines". Au Viêt-nam, face à l'ennemi, ces deux unités dans lesquelles j'ai servi ont obtenu un des ratios les plus élevés : seulement 78 de nos Marines tombés au combat contre environ 25 000 Viêt-congs et membres de l'armée nord-vietnamienne tués [Note de Nanarland : sur l'ensemble du conflit, ce ratio était en moyenne de 1 combattant américain pour 10 combattants viêt-congs, et le record pour une unité de 1 pour 400]. J'ai connu les horreurs de la guerre, combattu et tué pour une noble cause... mes camarades Marines à mes côtés au sein des Long Range Reconnaissance Patrols, une des tâches les plus risquées sur le terrain [Note de Nanarland : les LRRP étaient de petites unités lourdement armées - généralement six hommes - qui étaient envoyées loin en territoire ennemi pour effectuer des missions de reconnaissance, d'embuscade ou de sabotage].

Comme je ne connaissais pas mon propre père biologique, j'ai fait extrêmement attention à ne pas "enfanter un bâtard". J'ai néanmoins pris part à cette pratique, courante chez les soldats, de se détendre dans les bras de créatures exotiques. Je suis ainsi parti en permission en Thaïlande à trois reprises, tout frais payés par le gouvernement, en récompense des bonnes performances de nos unités de reconnaissance (plus grand nombre d'ennemis repérés et tués dans le mois). Au Viêt-nam j'ai découvert les saunas spéciaux "crème-vapeur", et les quartiers rouges plein de bars et de bordels, "Les Rues de la Passion", tels que "La Jungle" à Danang ou "TuDo Street" à Saïgon, des lieux qui répondaient parfois aux besoins des deux armées, la leur et la nôtre. Une fois, dans un bordel de bord de route, ma "boom-boom-girl" vietnamienne préférée s'est soudain mise à chuchoter « Plus parler ! VC, ici maintenant ! ». J'ai alors entendu plusieurs Viêt-Congs discuter, apparemment ils étaient venus pour leur R&R (Repos & Relaxation) ! Je me suis faufilé dehors avec, au cas où, mon arme réglée en mode rafale illimitée, tout ça bien sûr après en avoir eu pour mon argent. Au Viêt-nam, j'ai mené une vie assez folle et mouvementée, qui m'a en quelque sorte préparé à l'industrie du cinéma quelques années plus tard.


Don, en service au Viêt-nam.

Justement, comment êtes-vous passé de la Guerre du Viêt-nam à l'industrie du cinéma philippin ?

Après avoir quitté l'armée, je me suis inscrit à l'université, mais sans vraiment avoir de but ou d'ambition pour la suite. Le destin a fait que je suis parti en vacances aux Philippines avec mon colocataire, John R. Silao, un Philippin dont la famille avait émigré aux Etats-Unis quand il avait douze ans. C'était la fin de l'année 1975, le film sur la Guerre du Viêt-nam "Apocalypse Now", avec Marlon Brando et Martin Sheen, était en pré-production et recrutait des figurants. Le cousin de John travaillait dans le cinéma philippin et m'a informé qu'ils cherchaient des figurants occidentaux pour ce film. Le directeur de casting qui était sur place, Ken Metcalfe, a remarqué mon tatouage des US Marines sur mon avant-bras droit, a appris que j'avais servi au Viêt-nam, participé aux combats... Dix minutes plus tard, Ken m'a présenté au metteur en scène, Francis Ford Coppola.

Quand Francis a appris que j'avais servi dans les unités de Reconnaissance des Marines, derrière les lignes nord-vietnamiennes, sous le feu de l'ennemi, bref que j'avais vraiment tiré avec de vraies armes contre de vrais ennemis, j'ai été immédiatement embauché comme Assistant de Casting chargé de superviser les figurants étrangers, à 100 dollars par jour ! De simple figurant, je venais d'être promu Assistant de Production ! J'ai immédiatement pris mon rôle très à coeur, beuglant comme un Sergent Instructeur pour organiser les groupes de figurants en rangs ordonnés, leur faire remplir les formulaires, les faire prendre en photo etc. J'ai demandé à ceux qui avaient déjà servi dans l'armée de faire un pas en avant, puis annoncé aux dix qui se sont exécutés qu'ils étaient désormais MES assistants, et que leur salaire venait d'être doublé à 50 dollars par jour. Tout s'est passé au poil, et Ken Metcalfe semblait ravi de m'avoir à bord.


Don, dans un petit rôle d'opérateur radio dans "Apocalypse Now".

Plus tard, c'est moi qui fut chargé de former les figurants au maniement des armes, de leur donner des rudiments de tactiques d'infanterie, de leur apprendre à descendre d'hélicoptère rapidement mais sans risquer de se blesser, de m'assurer qu'ils portaient leurs uniformes et leur équipement correctement, et qu'ils s'accrochaient bien à leurs armes parce qu'il ne fallait pas qu'elles tombent entre les mains des Communistes. Bref, les aider à ressembler et à se comporter comme de vraies troupes au combat.

Je suis très déçu de ne pas avoir été crédité au générique pour mon travail sur le casting. J'ai néanmoins une lettre du deuxième assistant-réalisateur, Larry Franco, qui atteste ma promotion au rang d'Assistant de Production sur le tournage, en charge de tous les figurants sur le plateau : ifugaos, philippins, occidentaux et vietnamiens.

Voilà comment, alors que j'étais initialement parti aux Philippines pour trois semaines de vacances, je me suis retrouvé à travailler dans des films tournés là-bas pendant presque dix ans. Ce furent les meilleures années de ma vie.


Don avec un enfant Ifugao.

"Apocalypse Now", "Les Boys de la Compagnie C", "Hamburger Hill", "Platoon", "Né un 4 juillet" : la plupart des grands films sur la Guerre du Viêt-nam ayant été tournés aux Philippines, il devait y avoir pas mal de boulot...

Pendant le tournage de "Apocalypse Now", le réalisateur Sidney J. Furie est venu faire un tour sur le plateau. Ken Metcalfe m'a présenté à Sid comme son principal assistant, et on a été tous les deux engagés pour bosser sur la production que Sid préparait, "Les Boys de la Compagnie C". Le début du tournage était prévu pour l'été 1977. Bien entendu, Sid a également rencontré Francis Ford Coppola. Il lui a dit : « Bonjour, je fais AUSSI un film sur la Guerre du Viêt-nam ». Francis s'est mis à regarder autour de lui en faisant de grands gestes avec les mains, sans exagérer il y avait au moins 2000 figurants, acteurs, techniciens, en train de préparer la séquence où le USO fait un spectacle au Hao Phat pour les troupes. Francis s'est alors mis à beugler : « JE SUIS en train de tourner LE film sur la Guerre du Viêt-nam !!! ». Puis il est parti, entouré de sa cohorte d'assistants. Sidney s'est alors tourné vers Ken et moi, et avec un sourire de connivence il nous a dit : « N'empêche, mon film à moi sortira dans les salles avant le sien ». Et effectivement, "Les Boys de la Compagnie C" est sorti en salles le premier aux Etats-Unis, durant l'été 1978, battant "Apocalypse Now" d'une année.

Reconstituer le fil de votre filmographie est un vrai casse-tête : vous êtes parfois crédité sous le nom de "Don Gordon Bell", d'autres fois c'est simplement "Don Gordon" ou "Don Bell", sans parler du fait qu'il existe un autre acteur américain nommé "Don Gordon"... Pourriez-vous nous aider à y voir plus clair ?

Mon nom complet - celui que m'ont donné mes parents adoptifs - c'est Donald Gordon Bell. Au début, quand j'ai commencé à travailler au cinéma, j'ai juste utilisé "Don Bell", sur "Apocalypse Now", "Les Boys de la compagnie C", et pour de petits rôles dans des films philippins tournés pour le marché local, des documentaires, la télévision etc.

Quand les tournages d'Apocalypse Now et des Boys de la Compagnie C ont été terminés, ceux d'entre nous qui avaient travaillé sur ces deux films ont commencé à galérer pour trouver du boulot sur d'autres productions. Heureusement, les quelques contacts que j'avais noués avec des techniciens philippins m'ont servi. Ken Metcalfe m'a notamment présenté à Bobby A. Suarez [Note de Nanarland : producteur et réalisateur à la tête de son propre studio, BAS Films], qui a régulièrement fait jouer certains d'entre nous dans ses films. On y tenait généralement de petits rôles d'hommes de main, de voyous et de bad guys de service.

"Cléopâtre la panthère du kung-fu" (alias "Cleopatra James Bond du karaté" alias "Cleopatra Wong", 1978), réalisé par Bobby, avec l'actrice de Singapour Marrie Lee en vedette, fut l'un de mes premiers "films internationaux" en tant qu'acteur. C'est à cette époque, vers 1977-78, que j'ai commencé à utiliser le nom "Don Gordon" à l'écran, en expliquant aux techniciens qu'il fallait désormais me créditer comme tel.

Au début des années 80, j'ai travaillé sur un autre film de Bobby Suarez qui s'appelait "American Commandos" alias "Hit Man" [Note de Nanarland : sorti au cinéma en France sous le titre "Le Commando du triangle d'or", et en vidéo sous le titre "Hitman, l'Ultime Mission"]. Christopher Mitchum et John Phillip Law y tenaient les rôles principaux. Quand on s'est croisés sur le tournage, ils s'attendaient tous les deux à rencontrer le "vrai" Don Gordon, celui qui avait joué dans "Papillon" et dans "Bullitt" ! John Phillip Law m'a dit : « Mais... tu n'es pas Don Gordon ! ». Je lui ai répondu : « En fait mon vrai nom c'est Don Gordon Bell, mais je me fait créditer 'Don Gordon' depuis plusieurs années. Il existe un VRAI Don Gordon ? Jamais entendu parler... »

Si vous faites une recherche sur "Don Gordon" dans Google, le VRAI Don Gordon, vous trouverez des infos sur cet acteur, né en 1926, et qui a une très longue carrière dans le cinéma et à la télé, avec plus d'une centaine de rôles. C'était un acteur de seconds rôles assez connu, et un ami proche du légendaire Steve McQueen, mais moi à l'époque je n'en avais jamais entendu parler. Quand Chris Mitchum et John Phillip Law m'ont expliqué qui c'était, je me suis dit « Bon ben merde alors, qu'est-ce que je fais maintenant ? ». Chris a suggéré que j'utilise "Don Gordon Bell", un peu dans l'esprit de "John Phillip Law". On a tous convenu que ça sonnait bien. J'ai donc changé une nouvelle fois mon "nom de scène", passant de "Don Bell" (1976-77) à "Don Gordon" (1977-81) puis à "Don Gordon Bell" (à partir de 1981).

L'histoire ne s'arrête pas là. Vers la fin de l'année 1981, le "vrai" Don Gordon a tenu le rôle du conseiller de l'antéchrist dans "La Malédiction Finale" ("Omen III: The Final Conflict"). Mince, sur le visuel du film son nom apparaissait en deuxième, au-dessus du titre ! Et à travers tout Manille il y avait des affiches, des flyers et autres supports publicitaires avec marqué en gros "Starring Don Gordon" ! Du coup, aux Philippines, les gens ont cru que c'était MOI. J'ai essayé de démentir, mais c'était peine perdue, autour de moi tout le monde me disait « On t'a vu, avec une barbe, félicitations... quand est-ce que tu as tourné ce film ? ». Quand je leur répondais qu'ils faisaient erreur, personne ne voulait me croire, alors j'ai fini par acquiescer, ben ouais les mecs, c'était moi...

Au fait, vous avez peut-être remarqué mais sur de nombreux sites, certains de mes films sont attribués au "vrai" Don Gordon. Alors que c'est MOI qui ai fait ces films, moi, l'imposteur, Don Bell/Don Gordon/Don Gordon Bell ! Je me dis que ce n'est que justice... N'empêche, ça me ferait bien marrer que le "vrai" Don Gordon apprenne comment il s'est retrouvé crédité pour des films philippins qu'il n'a jamais tournés !

Peu de temps après, en 1982, Sidney J. Furie est revenu aux Philippines pour y tourner "Au coeur de l'enfer" ("Purple Hearts"). Pour lui je m'appelais toujours "Don Bell", puisque c'est comme ça que je me faisais appeler sur le tournage des "Boys de la Compagnie C" cinq ans plus tôt. Du coup, c'était un peu la confusion parmi l'équipe du film, pour qui je m'appelais tantôt Don Bell, d'autres fois Don Gordon, ou encore Don Gordon Bell. J'ai dû faire une annonce à toute l'équipe de tournage comme quoi dorénavant, et une fois pour toutes, j'étais Don Gordon Bell. J'utilise toujours ce nom aujourd'hui, quand je donne des cours d'anglais à des étudiants coréens. Je ne me doutais pas du bazar que mes changements de patronyme allaient provoquer plus tard, quand les films sortiraient en vidéo. Je ne pensais pas que ça aurait la moindre incidence en-dehors des Philippines. Cette interview me donne enfin l'opportunité de lever le voile sur ce mystère...!


Don sur le tournage de "Au coeur de l'enfer" avec l'actrice Cheryl Ladd de la série "Drôles de dames".


- Page suivante

- Page 1 -- Page 2 -- Page 3 -- Page 4 -- Page 5 -- Page 6 -
Retour vers les interviews