Recherche...

Y a-t-il un chien pour conduire le traîneau ?


Y a-t-il un chien pour conduire le traîneau ?

Titre original :Up on the Wooftop

Titre(s) alternatif(s) :Aucun

Réalisateur(s) :Joe Clarke

Producteur(s) :Tim Nash

Année : 2015

Nationalité : Etats-Unis

Durée : 1h13

Genre : All I want for Christmas is quality

Acteurs principaux :Adam Hicks, Dennis Haskins, Preston Lacy

Wallflowers
NOTE
2/ 5

 

La semaine dernière au volant de mon 4x4, alors que je vantais à mon comptable –par le biais de mon smartphone à la résolution d’image incroyable- le piqué de mes initiales fraichement brodées à l’intérieur de mon nouveau costume, je n’ai pu m’empêcher de lui avouer ma profonde réflexion sur le consumérisme qui a gangréné Noël et sur l’absence de lien spirituel qui réunit nos familles aujourd’hui, cédant sa place au matérialisme le plus basique. Alors qu’il soulignait, comme souvent, à la fois mon sens de l’observation et ma profonde morale,  j’ai dû couper court la conversation. Je venais d’appendre par ma femme (sur mon deuxième téléphone) la myopie précoce de notre enfant de 7 ans et je me suis résolu à lui acheter une paire de lunette à montures en écailles de tortue afin de le consoler de son chagrin. 

  Regardez-moi cet enfoiré capitaliste.

Vous savez ce qui me fait prendre à chaque fois conscience de l’inexorable vacuité de notre existence consumériste face aux valeurs tangibles qui devraient sous-tendre notre quotidien- et la manière dont nous traitons autrui- ne serait-ce que pendant ces quelques jours de décembre où cette générosité du cœur est supposée prendre le pas sur celle du portefeuille ? Non, pas les vœux télévisés du président, bande de Grinches. Non, c’est à chaque fois que, rassasié par un ragout de thon rouge mariné aux œufs de dodo que je digère lentement grâce au café fraîchement moulu de ma centrifugeuse domotique importée directement de Corée du Sud, je me pose devant une des nombreuses télévisions qui émaillent mon intérieur. Je tombe alors sur ce genre de téléfilms aux personnages dont la destinée fend mon cœur de trader successful. Successful mais néanmoins concerné par le sort des gens que je juge inférieurs à moi le reste de l’année : les fameux téléfilms de Noël.

  Pleure, tu pisseras moins comme disait ma mamie.

Bon plus sérieusement (je ne possède pas de 4x4), au cas où vous n’auriez pas remarqué, cette période de l’année où sapins enguirlandés et barbus dodus se donnent rendez-vous à côté de votre cheminée est aussi celle où votre télé est abreuvée de Christmas TV Movies. Cette vague saisonnière dont l’origine provient (forcément) des networks américains est devenue incontournable en Europe. En y regardant de plus près les téléfilms de Noël ont quasiment toujours existé mais ils ont commencé à prendre une importance et une récurrence quasi systématique au milieu des années 90, plus précisément via le réseau ABC ou CBS avec les productions Hallmark (nous y reviendrons). En France, les historiens du PAF semblent être d’accord pour dire qu’M6 s’est lancé en premier sur le créneau avant d’être suivi plus tard par le reste du traineau (TFI notamment). Aujourd’hui il est presque impossible aussi bien aux USA que chez nous de passer à travers ces fictions totalement calibrées et sans originalité. Rien qu’en France en 2020, il est diffusé plus de 70 films de Noël par semaine toutes chaines confondues. Un bon moyen de remplir à pas cher les grilles de programme comme une oie qui va se faire dévorer le foie. Car derrière ce robinet de fictions qui meublent les journées d'hiver il y a une audience plutôt forte et fédératrice. Et ça, les annonceurs aiment beaucoup quand toute la famille est devant la tété quand ils montrent leurs pubs pour du yaourt. Aujourd’hui le concept de « film de Noël » s’est même déporté sur d’autres évènements de l’année comme par exemple la St-Valentin, Pâques, Thanksgiving ou Halloween.

  Une scène quotidienne dans le monde des appartements témoins.

Mais vous nous connaissez…nos goûts en matière de (télé)films de Noël à Nanarland ils sont un peu à l’image du reste : déviants. Par exemple, comme la plupart des gens on aime les bûches de Noël toute simple avec le chocolat qui craque sur le dessus. On trouve ça cool. Mais ce qui nous attire du coin de l’œil c’est la bûche un peu planquée là… celle que personne ne veut manger car le pâtissier s’est permis d’improviser une nouvelle recette (genre qui allie les saveurs cassis/pistache) et qu’on voudrait bien tester. Juste une fois comme ça. Pour ne pas mourir idiot et en parler autour de nous.

C’est pourquoi le film chroniqué ici n’est pas un énième téléfilm à propos d’une femme trentenaire carriériste (donc sans enfant) en panne de voiture dans un village perdu la veille de Noël et qui tombe amoureux d’un père de famille veuf qui ne croit plus à l’amour. Ni celui où par son job de créateur dans la pub un quarantenaire cynique voit son avion pour Hawaï détourné pour cause de tempête de neige et doit attendre dans une ville isolée des montagnes où il rencontrera ses habitants qui ont le cœur sur la main et dont la principale activité en décembre est de construire un orphelinat… Non. Moi je parle d’un film au pitch nettement plus crédible : un film avec les chiens du Père Noël qui parlent.

 Trois chiens : deux la gueule ouverte et un qui reste muet. Devinez lequel on entend parler dans le film ?

Toby est un chien qui travaille pour le Père Noël au Pôle Nord. Déjà, pardonnez mon audace mais faire bosser des chiens par -25°, il y a de quoi mettre un membre de L214 en PLS mais passons. Toby donc, rêve de tirer le traineau le jour de Noël et est prêt à tout pour arriver à ses fins. Pour quelle raison ? Aucune, mais je serais tenté de répondre que pour le film, les rennes c’est rien que des baltringues et que la start-up nation, c’est aussi prouver qu’une seule personne avec de la volonté peut travailler autant que 8 autres pour le même salaire. C’est ça Noël : croire en ses rêves.

Bref Toby est un chien malin et très sympa qui parle avec une voix de jeune coquin espiègle. Ses autres potes chiens qui parlent eux aussi mais avec une voix de demeurés, n’arrêtent pas de se moquer de lui et ne croient pas trop à son potentiel. Et ça, Toby ça lui donne encore plus envie d’arriver à ses fins. 

   C’est Noël à la COGIP !

Alors. Pour répondre aux plus cartésiens d’entre vous qui se posent la question : oui, la présence des chiens est justifiée dans le film. Ils ont un job, ils sont là pour trier le CV des enfants pour savoir lesquels ont été sages ou pas. La valeur du cadeau de Noël dépendant de leur rapport final qu’ils remettront au Père Noël lui-même. Donc, sachez les enfants que si à la place d’une console de jeu vous avez une plante en plastique moche comme cadeau le matin du 25 décembre c’est qu’il y a une raison valable liée à votre parcours de vie. Ou alors c’est peut-être à cause d’un Berger Australien, sans doute la truffe humide à l’idée de partir en week-end un vendredi à 17h qui a balancé votre dossier dans la mauvaise pile. 

  11 chiens à l'image et pas un seul qui regarde au même endroit.

Quelques jours avant sa tournée, le Père Noël fait un tour de traineau pour tester ses rennes et Toby en profite pour s’embarquer en douce avec lui (niveau discrétion, heureusement que notre héros est petit modèle non pas un dogue allemand) puis s’endort.  A la suite d’une manœuvre hasardeuse du père Noël qu’on essaye de nous faire passer pour un drift exécuté par un Zoku énervé, Toby chute du traineau tel le prince de Monaco d’un bobsleigh. Il atterrira sans encombre dans la cheminée de la famille Anderson en Iowa, U.S.A. Et d’ailleurs, en y repensant je me dis que c’est une coïncidence incroyable que Toby soit tombé exactement dans l’état de l’Iowa vu qu’en cherchant des infos sur le film j’ai appris qu’il avait été tourné en Iowa par une boite de prod. domiciliée en Iowa avec des acteurs habitant l’Iowa. Moquez-vous de ma candeur, mais c’est ça Noël : croire en la Magie.

  C’est comme le Clandestin, sauf que c’est un chien au lieu d’un chat.

Toby va tout faire pour rentrer au Pôle Nord. Il sera aidé dans sa tâche par les Anderson qui est une famille d’une originalité totalement plate : une fille espiègle + un ado qui se fait emmerder par des plus grands à l’école + un père martyrisé par son boss + une mère qui est juste là pour avoir 3 lignes de dialogues nous faisant réaliser qu’elle ne sert pas à grand-chose mise à part compléter le cliché de la cellule familiale quelconque.

Hélas la tâche de Toby sera complexifiée par des  « dangereux »  criminels qui voudront kidnapper Toby après avoir découvert que celui-ci n’est pas un chien ordinaire.

  Le service de sécurité : 50% flic, 50% break-dance.

Vu au hasard d’un après-midi de vacances il y a quelques temps sur la chaine TNT Gulli, le film n’aurait attiré qu’un vague intérêt de ma part s’il ne portait pas ce titre insolent (référence à « Y-a-t-il un pilote d’ans l’avion ? »). Mais je dois vous avouer une chose, les titres de films TV de Noël m’ont toujours fasciné. Tantôt sans aucune originalité comme par exemple (authentique) Un Noël de conte de fées, La Petite Boutique de Noël, Embrassez l’esprit de Noël, Un cowboy pour Noël, Noël à pile ou face, Un Noël à croquer,  Un délicieux Noël, Noël en dansant etc…) tantôt prodigieux par leur éloignement du titre original (A Christmas in Tennessee qui devient "Les Biscuits préférés du Père Noël", Christmas in Mississippi qui devient "Noël dans les bras de mon ex" ou mon préféré : "Noël avec ma fille" dont le titre original est…Christmas Solo).

Mais parfois, ils ont comme une soudaine envie de s’affilier à un quelconque succès du cinéma, comme si ils avaient un peu honte de ce qu’ils étaient en se planquant derrière un titre évocateur. J’en veux pour preuve : Prête-moi ta main à Noël,Noël Actually, Coup de foudre chez le père Noël, Le Renne des neiges, Ma petite entreprise de Noël, Dans la peau du Père Noël, Autant en emporte Noël, Un Noël sans fin ou Le père Noël est tombé sur la tête.

J’ai appris qu’il existe notamment à TF1 une personne, qui en plus de son métier de base, est préposé à la traduction des titres de ces films. Reste que je ne sais pas qui a eu l’idée de traduire « Up On The Woof Top » par « Y a-t-il un Chien pour conduire le Traineau ? » mais je sais que la poudreuse qui se trouve dans le tiroir de son bureau n’a incontestablement rien à voir avec celle qui se trouve dans les pistes de ski.

  

Vous avez compris qu'on est pas là pour vous parler d'Hanouka.

Vraisemblablement tourné avec un budget qui vous rappelleront les histoires d’oranges de vos grands-parents, rarement un film n’aura respiré autant le manque d’argent. Entre le Père Noël dont la perruque nous donne l’envie de se gratter la tête nerveusement tellement elle semble inconfortable et ses elfes joués par des mecs habillés avec des costumes en papier crépon vert trop grands pour eux, on sait dès les premières minutes que le budget est dépensé ailleurs. Oui mais où ? Dans les effets spéciaux des chiens qui parlent ? Je vous aurais donné raison si on ne voyait pas régulièrement ces mêmes chiens suivre du regard le dresseur hors champ au lieu de la caméra quand on ne les voit pas carrément aboyer alors que le doubleur n’a pas de ligne de dialogue à synchroniser dessus. Je peux vous assurer que la prod n’a pas non plus cassé sa tirelire dans les décors si j'en juge la taille de la salle de réunion du Père Noël (censée représenter une grande entreprise) qui s’apparente plus au salon d’un chalet type F2 à Chamonix avec chaises de jardin en prime. Ou bien ces fonds verts qui semble avoir été plus souvent utilisés que le sens commun.

  « Tire sur mon doigt, sale morveux »

Il y a pourtant une règle d’or évidente quand on fait des films pour enfants : faire simple mais pas simpliste. Or ici c’est une règle qui semble avoir été oubliée dès de la deuxième page du scénario. 

Le film ne fait pas dans le simple. Il ne fait pas dans le simpliste, non plus. Il fait dans le simplet le plus total. Tout au long des 1H13 de métrage (générique et brossage de dents compris) j’ai eu des visions de mecs, costumes sombres et mines tristes, en salle de réunion devant des exécutifs de la chaine TV présentant leurs idées. Présentation Power Point en Comic Sans sur clef USB dans une main, gobelet Starbuck dans l’autre, résumant le film à la simple opération « Chiens qui parlent + Noël = $$$ ». Les types en face ont dit « GO ». Ils ont fumé un cigare ensemble pour fêter ça et décidé de broder avec fumisterie autour du concept.

Et devinez quoi ? C'est évident à l'écran. Tous les clichés du film de Noël semble tellement avoir été jeté à l’arrache et dans l’urgence dans le scénario qu’on dirait moi me rendant compte un 24 décembre à 19h30 que j’ai oublié d’acheter un cadeau pour ma nièce de 3 ans, et que dans la panique je me retrouve à lui emballer une guillotine à saucisson. 

  L’entrepôt Ikea du Père Noël.

«  Up on the Wooftop » de son titre original aura au moins la performance de nous faire revoir à la hausse la plupart des films TV de Noël des productions Hallmark, fournisseur de presque 90% des Christmas TV movies que vous voyez sur les chaines françaises pendant les fêtes. Et pourtant Hallmark, c’est pas la référence de la qualité artisanale. Pour pouvoir sortir ses 33 (trente-trois) films de Noël en 2017, la société fait tourner l’intégralité des scènes en deux semaines pendant l’été au Canada ou parfois en Roumanie. Une cadence de tournage qui inciterait les lutins du Père Noël à se syndiquer à la CGT mais qui permet de ne jamais dépasser le budget alloué de 2 millions de $ par film, fausse neige comprise. Fausse neige qui représente à elle seule un budget avoisinant les 50 000 $ et qui est : Totalement. Obligatoire. Pour. Chaque. Film. 

Bref, pour saisir le délire, 1H30 de film TV chez Hallmark c’est 5 fois moins de budget qu’un épisode de 50 mn de Game Of Thrones. Par conséquent : 1h13 de « Y-a-t-il un chien pour conduire le traineau » ça doit être l’équivalent du budget catering d’un film Hallmark.

                                       

  Le site de Backrow Studios nous fait remarquer l’incroyable performance du film au box-office 

Sans doute portée par la facilité du projet, je pense que Joe Clark a du se sentir libre d’effectuer son travail de réalisateur 4h par jour pour ensuite siroter du grog au lieu de diriger ses comédiens. J’ai compris au visionnage qu’il existe dorénavant à Noël deux choses perdues : le pain et le jeu des acteurs du film. Le film poussant sa fainéantise jusqu’au générique intitulant les parents du film « Dad » et « Mom » au lieu de leur trouver un vrai prénom. A propos du casting, notons deux curiosités : la présence de Dennis Hasking (alias Proviseur Belding dans la série « Sauvé par le Gong ») dans le rôle du Père Noël pour quelques scènes et celle, plus originale, de Preston Lacy de Jackass en tant que voix du chien Rusty, pour 4 lignes de dialogue.

  La meilleure actrice dans cette scène c’est la plante verte.

Et Toby dans tout ça ? Ben Toby il fait le job. Il est là, il est mignon, il couche ses oreilles, il dit des choses drôles, il se roule quand il faut, il fait le taff quoi. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il est doublé en VO par Adam Hicks, un ado star interchangeable qui a connu la notoriété par des rôles stars dans les séries TV Disney des années 2010. Je te félicite donc Adam : doubler un chien du Père Noël pour une star de Disney comme toi, c’est idéal comme plan de carrière. J’en suis encore plus désolé d’apprendre que tu as été arrêté pour coup et blessure puis vol à mains armé 3 ans plus tard… non en fait j’en suis pas désolé, ça me fait un peu rire en fait. C’est aussi ça Noël : relativiser nos problèmes du quotidien.

Le sapin venant de faire un AVC en regardant les rushs.

Mais je vous le demande : en définitive, c’est quoi Noël ? C’est surtout la famille. Avec souvent de l’engueulade certes (si vous ne savez pas sur quoi vous écharper cette année, mettez une chaine d’infos en fond sonore et resservez de l’alcool à tout le monde) mais aussi le PARTAGE. Et lors du visionnage de ce film, j’ai eu une révélation que j’ai envie de partager avec vous et avec « It's Beginning To Look A Lot Like Christmas » repris par Michael Bublé en fond musical. Pour ces fêtes, pourquoi ne pas partager avec votre enfant, votre neveu ou votre nièce une initiation au nanar par le biais d’un film qui lui est destiné à l’origine ? Imaginez-vous ensemble assis côte à côte sous un plaid moelleux après qu’il vous ait serré dans ses bras fluets. Un chocolat chaud fumant sur la table basse, l’apaisant feu de cheminée crépitant dans vos oreilles comme un timbre lointain, la douceur de votre sapin de lumière vous enveloppant comme du coton. Quoi de plus simple et chaleureux (et pas cher) que de regarder avec lui, un film TV suffisamment mauvais pour qu’il puisse développer son esprit critique avec humour sans pour autant en faire un snob élitiste ? Quoi de plus réjouissant de voir dans son regard juvénile, la compréhension soudaine d’un cinéma qui va au-delà des frontières de genre, qui lui ouvre un pan de sa cinéphilie lui permettant sans doute plus tard, d’affiner ses goûts culturels ? Il saisira avec votre aide précieusement désintéressée que Noël est la saison des cadeaux, de la famille et de l’affabilité, mais que c’est aussi la saison des scénaristes qui s’en foutent, des acteurs qui jouent mal et des producteurs télé qui vous prennent parfois pour une dinde. 

Et alors peut-être que l’année prochaine pour Noël, il demandera en cadeau une VHS de votre collection personnelle, puis l’année qui suit un magnétoscope (car il ne savait pas vraiment ce qu’était une VHS en fait) et puis l’année suivante pourquoi pas une place pour une Nuit Nanarland ? Vous partagerez j'en suis certain, des moments incomparables ensemble.

Et peut-être que cet enfant vous pardonnera un jour de lui avoir offert une fois une guillotine à saucisson et que par la magie de ce moment, tout sera oublié. 

Un peu comme dans un téléfilm de Noël en fait.

  

 

 

- Wallflowers -
Moyenne : 2.00 / 5
Wallflowers
NOTE
2/ 5
Rico
NOTE
2/ 5

Cote de rareté - 4/ Exotique

Barème de notation

Le film a été distribué localement sous différents visuels par "Level 33 entertainment", puis présenté au marché du film à Cannes mais n'a jamais été projeté en salle (c'est pas plus mal) ni bénéficié d'un DVD par chez nous.

Il a par contre été doublé en français et diffusé en télé sur Gulli et ClubRTL. Il est aussi possible de le retrouver en fond de catalogue sur des sites de SVOD qui ne payent pas leurs impots comme Amazon ou Apple par exemple.

Bonus

Cadeau bonus : photo prise par votre serviteur en 2016 montrant toute la facétie d'une programmation décalée.