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Nneka the Pretty Serpent
Réalisateur(s) : Zeb Ejiro
Acteurs principaux : Ndidi Obi, Okechukwu Ogunjiofor, Rita Nzelu
Avant de devenir le divertissement fade, répétitif et très commercial qu'il est aujourd'hui, le cinéma nigérian nous a offert une belle brochette de séries Z en direct-to-VHS dans les années 1990. Las ! Ce petit classique local de 1994, réputé pour avoir lancé la mode des films de possession démoniaque avec de puissants pasteurs évangéliques, souffre de sa réalisation inexistante, de son scénario souvent confus, et surtout de son absence de rythme insupportable. Il faut du courage ou beaucoup d'insouciance pour se fader ces deux heures de dialogues filmés au camescope en cracra-vision, avec prise de son directe et pub pour de la bière dans un coin de l'écran. On s'ennuie donc ferme devant cette histoire de femme fatale maléfique issue d'une malédiction parce que sa mère n'a pas suivi les enseignements de Notre Seigneur Jésus-Christ, en-dehors des moments où Nneka fait ses gros yeux et crie : "Tony ! Look into my eyes !" Alors là, pendant trente secondes, on bascule dans le nanar extrême, à base de 3D dégueulasse, de surjeu mélodramatique et de bande-son sortie du dixième cercle de l'enfer. Le reste du temps, ça a le goût du nanar, l'odeur du nanar, mais il manque la touche de folie nécessaire. Un remake homonyme est sorti en 2020, qui pour le coup est un vrai bon film.