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Jorge Rivero
(1ère publication de cette bio : 2004)Consulter la filmographie / Consulter les films chroniqués

Né Jorge Pous Ribe à Mexico le 15 Juin 1938, l'acteur mexicain d'origine espagnole Jorge Rivero a grandi dans un ranch où, à la faveur d’un développement au grand air, il s'est très vite découvert de solides aptitudes physiques, s'illustrant dans de nombreuses disciplines sportives – l'athlétisme, la natation et le jai-alai notamment (comment, vous ne connaissez pas le jai-alai ?! Mais enfin voyons, c'est, euh mince, où est passé mon dico… ah oui, voilà : c’est l'équivalent américain de la pelote basque !).


Ce goût du sport le conduit au bodybuilding, qu'il pratiquera régulièrement tout au long de sa carrière comme un moyen de rester en forme. Il développe ainsi assez tôt une carrure avantageuse, venant compléter à merveille une charmante physionomie. Élève studieux, Jorge décroche un diplôme d’ingénieur en chimie en 1960 mais décide bientôt de tout abandonner pour se lancer dans le cinéma. Modeste, il déclarera à ce sujet : « J'ai tout oublié dès que j'ai quitté l'école » !



Grâce à ce physique musculeux, Jorge décroche ce qui semble être son premier rôle dans « The Invisible Assassin » alias « El Asesino Invisible » (1965), film de lucha libre signé René Cardona dans lequel il tient le rôle-titre, seulement crédité en tant que El Enmascarado de Oro. Ironie absurde pour celui qui est un sexe-symbole en devenir : il doit garder son beau visage dissimulé sous un masque pendant quasiment toute la durée du film !

Le succès n'est cependant pas long à venir. Dès 1966, il tient le premier rôle dans le western « El Mexicano », également réalisé par René Cardona. Le film casse la baraque et la notoriété de Rivero explose. Sous contrat avec la Cima, les films s'enchaînent. Un autre western (« Pistoleros de la frontera » en 1967), et surtout des rôles de luchadors dans des aventures de catcheurs mexicains que René Cardona réalise ou co-réalise avec son fils René Cardona Jr la plupart du temps. Des films qui mettent toujours en valeur la plastique impeccable de Rivero, mais cette fois à visage découvert !

« Operación 67 » (1967) de René Cardona Père & Fils, un des nombreux films mettant en scène le personnage de Santo, à l'origine catcheur intraitable vénéré comme un demi-dieu par les Mexicains devenu super-héros nanar au cinéma. Dans cet opus, Rivero a l'honneur d'affronter El Enmascarado de Plata en personne.
Dans « Operación 67 » toujours, Rivero en train d'essayer de persuader Elizabeth Campbell de venir chez lui admirer sa collection d'estampes japonaises.
« El Tesoro de Moctezuma » (1968), un autre Santo, lui aussi réalisé conjointement par Cardona Sr & Cardona Jr. On peut voir Rivero en haut à gauche, les gambettes moulées dans un collant couleur vinasse.
En l'espace de très peu de temps, Rivero le beau gosse devient une véritable star du box-office mexicain. « On n'est tout simplement pas préparé à ce genre de chose, ça vous prend par surprise. Je n'aurai jamais imaginé… Et les femmes ! Ouahou !! Je me disais : tout ça pour moi ? Quand je suis rentré à Mexico elles me couraient après... ». Sans avoir toujours besoin d'en faire des tonnes, le jeune Rivero se distingue sans peine de ses aînés par sa fougue et son panache. Quand il croise des stars de l'âge d'or du cinoche mexicain – pour la plupart des chiffes molles vieillissantes qu'il faut doubler dès qu’il s’agit de faire un roulé-boulé ou de monter à cheval – il a d'ailleurs du mal à cacher sa déception. « Ils avaient de ces ventres. Je veux dire… de gros ventres ! J’étais parmi les premières têtes d’affiche mexicaines à assurer la plupart de mes cascades. »

Un disque enregistré par Jorge en 1972, avec notamment une reprise en espagnol de la chanson "Paroles, paroles" popularisée en France par Dalida & Alain Delon.



Jorge Rivero (crédité George Rivers pour l'occasion) et Candy Wilson, dans le jardin d'Eden en carton-pâte de « The Sin of Adam and Eve » (El pecado de Adán y Eva, 1968). Les deux acteurs y sont dénudés la plupart du temps, ce qui a semble t-il grandement contribué au succès du film.
Grâce à une loi qui stipule qu'une compagnie étrangère venant tourner au Mexique doit respecter la présence d'un certain quota de main-d'œuvre locale dans son équipe, acteurs compris, Jorge Rivero fait ses premières apparitions dans des productions hollywoodiennes avec les westerns « Soldier Blue » (1970) et surtout « Río Lobo » (1970), un classique réalisé par Howard Hawks dans lequel il décroche le second rôle, la tête d'affiche n'étant autre que John Wayne ! Une performance d'autant plus remarquable qu'à l'époque Jorge ne parle pas un mot d'anglais, apprenant son texte phonétiquement avec l'aide d'un professeur et balançant ses répliques le jour de l'audition sans vraiment comprendre ce qu'il dit ! Par la suite, Rivero l'ambitieux va s'efforcer de faire son trou à Hollywood, prêt à privilégier les seconds ou troisièmes rôles de productions américaines aux premiers rôles proposés au Mexique, dont l'industrie a déjà amorcé un lent déclin.
Don 'Red' Barry, John Wayne et Jorge Rivero dans Río Lobo (1970).

Caramb… euh, Hugh !
Pour parler franchement, il s'agit moins de « seconds ou troisièmes rôles » à proprement parler que de petites apparitions ponctuelles ici, là, partout où il peut, et où pour quelques répliques échangées avec Charlton Heston dans « La Loi de la haine (The Last Hard Men) » (1976) on le retrouve par exemple cantonné la même année en Chicano de service dans l'épisode « Question d'honneur / A Matter of Honor » (1976) de la série « Columbo », avec son meuble-vedette Peter Falk qui ne peut que reléguer Rivero et son personnage de Carlos aux oubliettes. En fait il ne jouera qu'occasionnellement aux États-Unis où, sans nécessairement être cantonné dans les rôles de Latino, on lui proposera souvent des personnages « ethniquement typés » comme celui de l'Indien Spotted Wolf [loup tacheté] dans « Soldier Blue » (1970) ou Broken Thumb [pouce cassé] dans « Colorado / Centennial » (1978), une mini-série western très populaire qui faisait surtout la part belle à des acteurs Blancs comme Timothy Dalton, Robert Conrad ou Richard Chamberlain.


Jorge aux côtés de James Coburn dans La Loi de la haine (The Last Hard Men), western américain de 1976 réalisé par Andrew McLaglen.
Encore l'univers du western, avec Las viboras cambian de piel, alias Guns and Guts (1974) de René Cardona Jr.
Toujours l'univers du western avec la mini-série télé « El Mexicano » (1977), réalisée par René « je suis partout » Cardona.
Du coup, durant cette période, c'est finalement en Europe qu'on voit le plus Rivero, celui-ci se rabattant volontiers sur les propositions de rôles venant d'Espagne et d'Italie. On le retrouve ainsi dès 1974 dans « Evil Eye » alias « Eroticofollia », une coproduction italo-hispano-mexicaine réalisée par Mario Siciliano où Jorge joue le rôle de Peter Crane, un playboy américain de passage à Rome télépathiquement poussé à commettre des meurtres par un obscur culte sataniste. Un titre semi-culte réputé pour ses scènes d'orgies et son esprit profondément décadent ! À cette époque, un producteur du studio romain Cineccitá lui aurait déclaré : « Je te garantis que si tu restes en Italie, tu ne manqueras jamais de boulot ! »

Rivero dans « Evil Eye » (1974).
L'affiche mexicaine du film.
En Espagne, la mort du dictateur Franco ouvre la voie à toutes sortes de libéralités nouvelles qui se traduisent notamment par une grosse période de « sexploitation » au cinéma. C'est dans ce contexte qu'on retrouve notre latin lover de Jorge dans le plus simple appareil pour les besoins du drame à suspense « La Playa Vacía » (1976) de Roberto Gavaldón, en plein ménage à trois avec Pilar Velasquez et Amparo Rivelles. Lucide, l'acteur ne s'offusque pas de ces emplois de quasi-gigolo, bien conscient qu'il ne doit la plupart de ses rôles qu'à sa plastique avantageuse. « Les réalisateurs me demandaient toujours d'enlever ma chemise » racontera t-il.

Jorge Rivero et Amparo Rivelles dans « La Playa Vacía » (1976), adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jaime Salom.
Jorge tendrement caressé par Fanny Cano dans « Las Cautivas » (1971).
Jorge offre son épaule confortable à Isela Vega dans « Basuras Humanas » (1972).

Jorge prend des pauses de maître-nageur dans « Angel Negro » (1977).
Objectivement, les années 70 représentent le sommet de la carrière de Rivero, qui enchaîne les tournages au Mexique et à l'étranger à un rythme soutenu. Les années 80 seront moins fastes...
Photo promotionnelle tirée de El llanto de la tortuga (1975), drame réalisé par Francisco del Villar dans lequel Jorge Rivero et Hugo Stiglitz jouent deux amis millionnaires, que vont déchirer la jalousie, le désir et l'ambition.
À la fin des années 70, Jorge Rivero divorce d'avec son épouse Irene Hammer, une ancienne étudiante allemande avec laquelle il a eu deux fils (Jorge & Roberto si vous tenez vraiment à tout savoir), puis se remarie dans les années 80 avec la scénariste Betty Moran, interprète d'un jour aux côtés de son mari dans Mort sous contrat alias Counterforce (1987).

« Violence à Manaos » alias « Évasion de l’Enfer » (Manaos alias Slaves from Prison Camp Manaos, 1980).
Jorge Rivero en plein marivaudage avec Amparo Muñoz dans « El Tahú » (1980).
Rivero nanti d’une moustache tout simplement inadmissible dans la comédie-western « Las Mujeres de Jeremías » (1980).
Installé depuis plusieurs années dans le sud de la Californie, Jorge « le tombeur de ces dames » Rivero n'apparaît plus qu'occasionnellement dans le paysage audio-visuel mexicain à travers quelques films et soap operas, continuant à orienter sa carrière vers des productions internationales de second plan (formulation sobre, vous en conviendrez), en Italie et en Espagne le plus souvent, et à l'occasion desquelles il se voit souvent rebaptisé « George Rivero », voire « George Rivers » quand on souhaite totalement angliciser son patronyme.


Le crâne bien au chaud sous une épaisse moumoute, Jorge est Mace, guerrier bourru et ami des animaux dans le « Conquest » (1982) de Lucio Fulci.
Il tient ainsi le haut de l'affiche dans une œuvre d'heroic fantasy de Lucio Fulci, Conquest, sorti en 1982 dans la foulée de Conan le barbare. À l'occasion d'une interview, le réalisateur italien déclarait à propos de Conquest : "C'était un film que les producteurs voulaient faire à tout prix parce qu'il y avait Jorge Rivero, un des acteurs les plus importants du Mexique. (...) Bon, Conquest a été un échec en Italie, mais au Mexique, les gens ont fait la queue pour acheter leur place ! C'est parce que ce Jorge Rivero est tellement célèbre."

Jorge, camionneur vengeur dans « Killing Machine » (Goma-2 alias La Máquina de Matar, 1984).
« Dos Camioneros con Suerte » (1989), une potacherie exagérément cocasse comme en fournit encore ponctuellement le Mexique... Jugez plutôt : Jorge Rivero et Alfonso Zayas y campent un duo de camionneurs qui, suite à un quiproquo, sont confondus avec des agents secrets ayant pour mission le démantèlement d'un réseau de contrebandiers. Pour les aider à mener à bien cette tâche, les deux larrons se voient remettre de l'argent et quelques armes très spéciales, dont un parfum les rendant irrésistibles pour la gente féminine. Ça annonce du fin tout ça !
Si Rivero reste actif dans les années 90, la qualité des films dans lesquels il est impliqué entre deux telenovelas ne va pas vraiment en s'améliorant. Il tâte un peu du film de baston, via de petites productions comme « Fist Fighter » (1989), « Fist Fighter 2 » (1993) ou « Death Match » (1994), dans lesquelles il croise la route du géant allemand Matthias Hues.

Dans l'interview de Hues menée par Nanarland, le Mr Muscle allemand abonné aux rôles de méchant nous racontait : "Je garde un super bon souvenir de "Fist Fighter", Jorge était alors tellement connu au Mexique... rien que de se balader avec lui, c'était quelque chose. Je veux dire que marcher à ses côtés, c'était comme d'être avec Stallone. J'ai rencontré tellement de gens vraiment chouettes, les meilleurs, tout le gratin de Mexico, certains plus riches que bien des Américains, mais aussi des pauvres et des gens normaux. Le tournage était excellent, on a bossé dur, il m'a cogné pour de bon et je dois dire que ça ne m'a pas déplu, héhé ! Le résultat à l'écran n'en était que plus réaliste. (...) Jorge était invariablement cool, en excellente condition physique et un sacré déconneur."

Jorge Rivero en 1989 dans Fist Fighter. L'acteur est alors âgé de 51 ans et affiche encore une condition physique impressionnante.
Après celle de Ice (1994), où Jorge voit sa présence à l'écran totalement occultée par la sulfureuse Traci Lords, la participation de l'acteur la plus marquante de la décennie, négativement parlant, semble être ce Werewolf - Le Loup-garou (1996), navet de Tony Zarindast sans aucun intérêt si ce n'est démontrer qu'on peut faire bien pire que la franchise des Hurlements, et dans lequel semble Jorge s'ennuyer ferme en attendant son chèque, aux côtés de Richard Lynch et Joe Estevez.

Aujourd’hui, Jorge partage son temps entre sa demeure des collines de Hollywood et son ranch de Mexico. Même s'il se montre beaucoup moins présent à l'écran que par le passé, on le dit toujours actif dans le monde du cinéma, essentiellement en tant que producteur.

Une légère pointe de nostalgie vient voiler le regard de Rivero quand on évoque sa carrière, particulièrement la période où il fut au sommet de son image de "tombeur". « J'ai toujours essayé de coucher avec l'actrice principale » raconte t-il. « Parfois j'y arrivais, parfois non, mais j'ai toujours essayé. »

Jorge, âgé de 65 ans sur cette photo.
Le briscard aura roulé sa bosse dans plus de 150 films, touchant à une impressionnante multitude de genres et croisant sur son chemin une pléiade d'acteurs, aux noms prestigieux comme John Wayne, James Coburn ou Max Von Sydow, plus modestes comme Donald Pleasence, Peter Falk, Robert Forster, John Ireland, Lee Van Cleef, Chuck Connors, George Kennedy, Isaac Hayes, Richard Roundtree, Henry Silva, Richard Lynch, mais aussi des figures du bis moins illustres, emblématiques d'un cinéma de genre trop souvent méprisé par le plus grand nombre, comme l'authentique Santo el Enmascarado de Plata, le marshmallow Christopher Mitchum, Hugo Stiglitz, Sabrina Siani, Fabio Testi ou encore Matthias Hues. Un sacré itinéraire quand même !

Films chroniqués
Filmographie

2014 - El Crimen del Cácaro Gumaro
2001 - The Pearl
1996 - Blue Devil, Blue Devil
1995 - With Criminal Intent
1995 - Warrior of Justice
1995 - Guns and Lipstick
1995 - Le loup-garou (Werewolf)

1994 - Death Match
1994 - Ice
1993 - Fist Fighter 2
1993 - La Perra de la Frontera
1990 - La sombra del Tunco
1989 - Dos camioneros con suerte (recongidos en cancus)
1989 - Fist Fighter

1988 - Mi fantasma y yo
1988 - Mort sous contrat / Counterforce (Escuadrón)
1986 - La vida de nuestro señor Jesucristo
1984 - Entre ficheras anda el diablo - La pulquería 3
1984 - Killing Machine / Goma-2 / La máquina de matar
1983 - Las vedettes
1983 - Conquest

1983 - Maldita miseria
1983 - El día del compadre
1982 - Jugando con la muerte
1982 - La pulquería 2
1981 - Abierto día y noche
1981 - Priest of Love
1981 - Profesor eróticus
1981 - La pulquería

1981 - Las mujeres de Jeremías
1980 - El rey de los tahures
1980 - Morir de madrugada
1980 - Frontera brava
1980 - Las tentadoras
1980 - Violence à Manaos / Évasion de l'enfer (Manaos)

1980 - Verano salvaje
1980 - Golpe a la mafia
1979 - Muñecas de medianoche
1979 - Le jour des assassins (Day of the Assassin)
1979 - El tahúr
1979 - Pasión por el peligro
1979 - Adriana del Rio, actriz
1979 - El cortado
1979 - Juventud sin freno
1979 - Río de la muerte
1979 - Erótica
1979 - Tigre
1979 - Las cariñosas
1979 - Mojados
1978 - De Cocula es el mariachi
1978 - El niño y el tiburón
1978 - Ángel negro

1978 - Noches de cabaret
1978 - El cuatro dedos
1977 - Bellas de noche 2
1977 - La playa vacía
1977 - Volver, volver, volver
1977 - Maten al león
1976 - Beatriz
1976 - El hombre
1976 - La Loi de la haine (The Last Hard Men)
1975 - La montaña del diablo

1975 - Bellas de noche
1975 - El caballo del diablo
1975 - Los caciques
1975 - Acapulco 12-22
1975 - Malocchio / Eroticofollia / Evil Eye / Mas alla del Exorcismo
1975 - El llanto de la tortuga
1975 - El mejor regalo
1974 - Cabalgando a la luna
1974 - El secuestro
1974 - Peor que los buitres
1974 - Los leones del ring contra la Cosa Nostra
1974 - Los leones del ring
1974 - Las viboras cambian de piel
1974 - El payo - un hombre contra el mundo!

1973 - Carne de horca
1973 - Los hombres no lloran
1973 - Las cautivas
1972 - Los hijos de Satanás
1972 - Indio
1972 - Basuras humanas
1972 - Hoy he soñado con Dios
1972 - Una mujer honesta
1972 - Trampa mortal
1971 - Jesús, el niño Dios

1971 - Los dos hermanos
1971 - Sin salida
1971 - La hora desnuda
1971 - Verano ardiente
1970 - Rio Lobo
1970 - Paraíso
1970 - Soldat bleu (Soldier Blue)
1970 - La hermanita Dinamita
1970 - Confesiones de una adolescente
1970 - Prohibido
1970 - Estafa de amor
1969 - Mujeres de medianoche

1969 - The Sin of Adam and Eve (El pecado de Adán y Eva)
1969 - Al rojo vivo
1969 - Alerta, alta tension
1968 - El tesoro de Moctezuma
1967 - Cómo pescar marido
1967 - Operación 67
1967 - Arrullo de Dios
1967 - Pistoleros de la frontera
1967 - La vuelta del Mexicano

1967 - Pedro Páramo
1966 - Jinetes de la llanura
1966 - El mexicano
1966 - Los endemoniados del ring
1965 - The Invisible Assassin (El asesino invisible)
Ainsi que de nombreux rôles dans des séries télé...
Pour celles et ceux qui maîtrisent l’anglais, je glisse le lien vers un article intéressant qui permet de mieux comprendre l’impact qu’a pu avoir Jorge Rivero sur la culture populaire mexicaine.

