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Patrouille dans la jungle
(1ère publication de cette chronique : 2026)
Titre original : Jungle Assault
Titre(s) alternatif(s) : The Last Hero, Military Force
Réalisateur(s) : David A. Prior
Producteur(s) : David Winters
Année : 1989
Nationalité : Etats-Unis
Durée : 1h24
Genre : Patrouille dans une décharge publique
Acteurs principaux : William Smith, Ted Prior, Darwyn Swalve, William Zipp, Maria Rosado, David Marriott, Jeanie Moore

Comme les habitué-e-s du site le savent, les principaux décors employés dans les films fauchés sont la carrière de graviers, le terrain vague, l'usine plus ou moins désaffectée et la forêt. La forêt peut facilement devenir un élément à même de nanardiser une oeuvre, surtout si cette forêt est censée être une étouffante jungle tropicale mais qu'à l'écran on n'a qu'un banal sous-bois de feuillus clairsemés. Et si le film a en plus été tourné en plein automne, inutile de dire que son réalisateur aura bien du mal à nous faire croire à la végétation dense et luxuriante de l'enfer vert où l'action est censée se dérouler. Le jardin public californien où s'est effectué l'intégralité du tournage devient dès lors un véritable acteur nanar à part entière – et même, à bien y réfléchir, la vraie star du film – d'autant plus quand le mot "jungle" est omniprésent jusque dans le titre.
Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n'y a ?
Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n'y a ?
Y a un p'tit bois, le plus beau des p'tits bois...Le p'tit bois derrière chez moi...!Tralalonlalonlaaa, tralalonlalonlère,Tralalonlalonlaaa, lonlalonlèèère...

Seul avantage d'un tournage en automne : permettre au héros de se planquer sous un tas de feuilles mortes...
...pour surprendre les sbires comme Rambo.
Tout a beau avoir été filmé exactement au même endroit, la forêt utilisée est censée représenter les quatre coins du globe, dans un flou géographique et artistique assez fascinant. Durant la majorité du film, la jungle est celle d'un pays d'Amérique Centrale indéterminé (Guatemala ? Salvador ? Honduras ? San Carlos ?). On sait juste qu'on est en Amérique latine – y a une nana qui dit "Vamos !" avec un mauvais accent – dans une charmante dictature alliée de Washington dont les habitants crèvent gentiment de faim. Les gentils Marines qui occupent gentiment le pays pour le délivrer du méchant communisme se font méchamment tuer dans des attentats commis par de méchants terroristes qui veulent faire la revolución uniquement dans le but de gagner un max d'argent (seule réelle motivation des révolutionnaires des films reaganiens), même si leur business plan reste un mystère complet (mais les Russes sont comme toujours dans le coup, cela va de soi).

C'est au sein de cette méchante guérilla de cocos crasseux et cruels que se retrouve embringuée une fille gentille mais un peu naïve, emportée qu'elle est par son idéalisme puéril de jeune rebelle humaniste qui veut changer le monde. Notre jeune nunuche gauchiasso-libérale pleine de bonnes intentions se trouve être la fille d'un général ricain qui, lui, sait qu'il est très bien comme ça le monde, pourquoi le changer ? Alors de voir sa propre fille dénigrer les valeurs sacrées de l'impérialisme américain et s'acoquiner avec la vermine communiste, ça ne lui plaît pas du tout. Il décide alors de faire appel à deux vétérans alcoolos au chômedu pour aller récupérer sa progéniture et, par la même occasion, flinguer les chicanos qui ont osé s'attaquer à la bannière étoilée.
Une somptueuse jaquette nippone.
Dans Patrouille dans la Jungle, la jungle est aussi celle du Viêt-Nam. Dans la première scène nanarde du film, le réalisateur David A. Prior s'emploie à nous reconstituer le grand drame épique de la guerre du Nam avec deux acteurs et trois figurants pour jouer les Bérets Verts et les Viêt-Congs. Incrédule, le spectateur a droit à une risible escarmouche au milieu des châtaigniers, aux airs de partie d'airsoft où personne n'est capable de viser juste en dehors des héros, avec explosion d'hélicoptère nanarde et soldats yankees s'apostrophant pour crier "Ouais ! J'l'ai eu !" comme des gamins à la foire. Un spectacle tellement fauché qu'il mettrait la honte aux producteurs de la série télé L'Enfer du Devoir. Tout ceci n'était bien entendu qu'un rêve/flashback post-traumatique d'un de nos vétérans, qui se réveille en sursaut de façon stéréotypée, avant de proposer à son pote (avec qui il vit en coloc' dans un appart' crade, bordélique et jonché de cadavres de bouteilles) d'aller picoler dans leur bar favori histoire de prendre l'air. Au Viêt-Nam, ils étaient les meilleurs, mais pour le moment nos deux héros déchus sont surtout deux locataires pochtrons s'apprêtant à rendre leur piaule dans un état absolument déplorable à leur proprio, qui va avoir un mal fou à tout nettoyer après l'expulsion de ce duo de poivrots mauvais payeurs.
L'enfer du Viêt-Nam !
TACATACATACATAC !!!
TACATACATACATAC !!!
TACATACATACATAC !!!
En même temps, le bandeau sur les yeux, ça ne doit pas être très pratique pour viser.

Meurs, ordure communiste !
La putain de guerre, et sa franche et virile fraternité d'armes.
Au Viêt-Nam, ils étaient les meilleurs... Ils le sont encore !!!
Les meilleurs, j'vous dis !!! D'ailleurs, à gauche, c'est Mike Danton de Ultime Combat, alors...
Le débardeur par dessus le tee-shirt et le survêt' bleu fuchsia : le top de la classe dans les années 80.
Nous avons ensuite droit à une séquence dans laquelle nos deux vétérans se torchent dans un rade pourri, lorsque surgit une bande de loubards déglingués aux tronches pas possibles, traînant une jeune femme hurlant son non-consentement. Et là, avec cette tranquille désinvolture des nanars 80's qui considéraient les scènes de viol comme de simples ressorts narratifs parmi d'autres, nos zonards installent tranquillement la malheureuse sur une table de billard pour laisser leur chef balafré et rigolard abuser d'elle en premier, sous les rires des autres, les "Baise-la, cette salope !" de la punkette du gang, et l'œil grivois du barman qui se lèche les babines. Inutile de dire que nos héros vont s'en mêler (après avoir terminé leur bière quand même) et qu'on va avoir droit à la syndicale baston de bar de tout film de baroudeurs qui se respecte (baston particulièrement pathétique en l'occurrence).

David A. Prior filme les bikers avec le détachement bienveillant d'un documentaire sur les coutumes locales.


Lui, ça n'a pas l'air d'être le couteau le plus affûté du tiroir.
Un festival de trognes réjouissantes.
Dans le rôle du chef des loubards, on reconnaît Darwyn Swalve, le grand méchant de "Reactor".
La suite est hélas moins drôle et le milieu du film connaît un gros passage à vide, en meublant sur le canevas habituel : le général recrute nos héros pour la mission suicide (en les convainquant par cette fine métaphore digne du colonel Trautman : "Une lame peut ne plus couper, mais l'acier est toujours là."), nos héros s'entraînent pour se remettre en forme, nos héros survolent la "jungle" en hélicoptère sur fond de musique pompière et de speech patriotique ("Vous êtes les meilleurs... Votre pays a besoin de vous... J'ai besoin de vous..."), nos héros patrouillent dans la "jungle", nos héros se font capturer comme des glands grâce à une ruse débile, nos héros se font torturer (car les méchants ne les tuent pas pour des mobiles obscurs)... Bref, AUCUN cliché ne nous est épargné et ça tourne un peu en rond pendant une demi-heure assez bavarde, dont l'aspect terriblement zédard ne suffit plus à maintenir l'intérêt du public.

Je suis prisonnier, ces ficelles sont trop épaisses, tout est foutu...

A moins que... GNNNIIIIIIIIIIII...
TCHAC ! Grâce à ses gros muscles, Ted Prior n'a aucun mal à rompre ses liens. Grâce aussi à la fainéantise scénaristique de son frère David, qui avait visiblement la flemme d'inventer un moyen d'évasion crédible.
Nos héros sont aussi confrontés à de méchants trafiquants de drogue (à l'arrière-plan, un sbire barbu qui semble être David A. Prior lui-même).
Occasion d'une petite baston entre Ted Prior et un autre gros baraqué, qui adore lui aussi le bleu fuchsia.
Alors on se raccroche à l'interprétation, qui nous réserve quelques sympathiques retrouvailles. Dans son rôle habituel de guest-star cachetonnant dans les pires zèderies, le grand William Smith assure le strict minimum syndical, se contentant d'apparaître ponctuellement au début en totalisant à peine cinq petites minutes de présence. Pour justifier sa non-participation à la mission de sauvetage de sa fille, le général nous explique qu'il a passé l'âge de ces conneries – ce qui était manifestement aussi le cas pour William Smith, dont le charisme naturel se noie sans résistance dans une démotivation aussi palpable que compréhensible.

William Smith payant ses impôts avec l'entrain d'un pilier de bistrot à qui le barman demande de régler son ardoise.
Déjà stars du culte Ultime Combat (également réalisé par David A. Prior et produit par David Winters), Ted Prior et William Zipp sont deux héros creux, monolithiques et inexpressifs au possible, à la psychologie ultra-sommaire, qui suscitent malgré tout une certaine sympathie grâce à leur côté loser attendrissant et bas du front revendiqué. Physiquement, notre duo reste plutôt crédible pour jouer les gros bras et on a donc deux héros couillus pour le prix d'un, aucun n'étant le sidekick de l'autre, ce qui est plutôt inhabituel, sinon original. Dans le rôle de la fille du général manipulée par les terroristes, la rouquine Jeanie Moore n'est ma foi pas mauvaise du tout pour incarner l'innocence déçue de la jeune gauchiste dont la crise d'adolescence révolutionnaire sera refroidie par le visage grimaçant du communisme nanar et son cortège de massacres gratuits et de viols avinés. Bien entendu, le bon droit capitaliste triomphera aussi dans son coeur une fois qu'elle aura ouvert les yeux sur la barbarie des lecteurs de Marx et d'Engels.
Jeanie Moore s'apprêtant à transpercer à coup de tronçonneuse le socialiste à l'air pénétré au second plan.
Le machiavélisme rouge trouve son incarnation parfaite chez la cheffe aussi belle que sadique des guérilleros, Maria Rosado. Plutôt à l'aise dans son rôle, Maria campe une sexy bitch fourbe et cruelle, qui flingue ses propres sbires quand elle n'est pas contente, et tente sans succès de séduire Ted Prior, qui lui répliquera un "Tu vas arrêter d'me tripoter avec tes sales mains, espèce de salope !" aussi élégant que burné. La "salope", comme l'appelle Ted Prior pendant tout le film, est secondée par un mercenaire écossais nommé McClusky, joué par un David Marriott très en forme, qui se déchaîne dans le rôle de la brute épaisse sans scrupules. Passant son temps à picoler en titubant comme un poivrot, à mâchonner son cigare, à cracher par terre, à torturer et à exécuter des otages, à jurer comme un charretier avec une voix de bourrin, McClusky est un méchant assez réussi dans l'abjection nanarde.
Maria Rosado, dont ce fut apparemment le seul rôle.
Une très méchante révolutionnaire communiste (pardon pour le pléonasme) dont la badass-attitude naturelle est un peu désamorcée par la dégaine de ses sbires.


Pour pousser Ted à passer du côté obscur de l'échiquier politique, Maria Rosado sort le grand jeu.
Le patriotisme fervent de notre valeureux Américain l'empêchera-t-il de succomber à ce déploiement de charme marxiste-léniniste ?
Même au risque de compromettre ses chances de procréation futures ?

David Marriott est McClusky du clan McClusky. Il ne peut en rester qu'un !

McClusky boit pour oublier qu'il est bête.
Après ce passage un peu barbant, où l'on sourit de quelques détails rigolos (quand vous avez repéré des pièges dans la jungle, il suffit de les déclencher en vous tenant à trente centimètres en arrière !) et de ficelles scénaristiques improbables (la CIA prend la peine de relever des empreintes digitales sur les lieux de massacres d'un pays plongé dans la guerre civile), Patrouille dans la jungle nous réserve heureusement un dernier tiers réjouissant. William Zipp parvient à s'évader et nous fait son propre Ultime Combat au cours d'une partie de cache-cache bien fendarde, qui donne lieu à des tactiques militaires particulièrement débiles. En effet, William passe toute la nuit à tailler des bouts de bois pour construire... DEUX pièges très compliqués et postuler que les sbires lancés à sa poursuite vont faire un détour de 15 km pour tomber pile-poil dedans. Et après s'être emparé d'une mitraillette, William fait exploser les sacs remplis de faux sang que les terroristes portent sur la poitrine, une fois que ces derniers ont vidé leurs chargeurs quasiment à bout portant sur notre héros sans jamais réussir à l'atteindre.



Un piège à homme débile dans la tradition de la Rambosploitation.
Après avoir été son sidekick dans "Ultime Combat", William Zipp devient le nouveau Mike Danton. Malgré son incapacité à se servir correctement de son fusil d'assaut.
Il faut dire que cette armée de guérilleros est une belle bande de bras cassés, qui se déplacent en troupeau compact histoire que William Zipp puisse en flinguer trois en une seule rafale. En outre, ils sont sourds et aveugles, les héros pouvant circuler en plein jour dans leur camp à peine à cinq mètres des sentinelles avec la discrétion d'un éléphant dans une bibliothèque. Nos guérilleros sont cependant d'une obéissance indéfectible envers leurs supérieurs : quand la méchante décide d'exécuter un de ses hommes, celui-ci se laisse faire avec un air con et indifférent alors qu'il a une arme à la main et qu'elle prend bien son temps pour le mettre en joue. Comme s'il n'avait pas compris ce qui allait lui arriver. De plus, nos terroristes nous offrent une brochette très bigarrée de tronches hagardes de figurants amateurs, dignes des plus beaux gweilos de Hong Kong.

La tactique de progression groupée en territoire ennemi, dite du "jeu de quilles".

Le film aurait pu s'appeler "Patrouille dans les sous-bois", mais ça aurait été moins vendeur.

"Une armée d'élite" nous promet la jaquette.


Une vague révolutionnaire qui s'apprête à déferler sur le continent américain... Quand on voit leur dégaine, la crédibilité de la "Théorie des dominos" prend cher.

La base fortifiée de nos FARCs d'opérette vaut vraiment le coup d'oeil. On s'attend à tout moment à ce que les baraquements en tôle ondulée s'écroulent au premier coup de vent. Voilà un camp de guérilleros de toute évidence bâti vite fait mal fait dans la décharge du coin.
La base terroriste la mieux gardée du monde.
Visiblement, David A. Prior a recyclé les tôles ondulées du camp de "Mankillers". Les deux films ont probablement été tournés dans la même clairière.
Enfin, impossible de ne pas décrire l'assaut final, qui monte crescendo dans le n'importe quoi jusqu'à exploser le compteur du nanaromètre. Après avoir passé la moitié du film à faire du bondage, attaché dans une des cabanes branlantes du bidonville misérable servant de base aux communistes, Ted Prior nous offre des fusillades hilarantes d'irréalité (la David A. Prior's touch), au cours desquelles il encaisse deux ou trois balles dans la poitrine et dans le ventre avec la même indifférence stoïque que s'il venait de recevoir une balle de ping-pong dans les côtes. Ce qui ne l'handicapera pas pour se battre et poursuivre Maria Rosado à travers tout le camp. Puis, s'emparant d'un bazooka qui traînait là par un heureux hasard, Ted lance un "Salope !" bien senti à la méchante et explose la voiture de cette dernière, dont il ne reste plus qu'un bout d'intestin délicatement posé sur un pneu ! Ensuite, c'est au tour de William Zipp d'attraper d'un bond l'hélicoptère du méchant en plein vol, alors qu'il passe à dix mètres au-dessus de sa tête ! Aussi fort que Max Thayer ! Et après ce saut d'homme puma défiant les lois de la gravité et de la mise en scène, le vilain se met à vider DEUX CHARGEURS ENTIERS à trente centimètres du front de notre héros immobile ET IL LE RATE !!!
TACATACATACATAC !!!
TACATACATACATAC !!!


Même vibe... sauf que dans Patrouille dans la jungle, c'est au premier degré.
"Salope !"
"Nooooooooooon !!!"
BOUM !
Dans ce p'tit bois, savez-vous quoi qui n'y a ?Dans ce p'tit bois, savez-vous quoi qui n'y a ?Y a un PEUNEUH ! Le plus beau des PEUNEUH !Dans le p'tit bois derrière chez moi...!
"Mouahahaarh !" TACATACATACATAC !!!

William Zipp est... Lastikman !
On aurait dit un félin qui volait.
Au passage, cette cascade, accomplie par l'acteur lui-même, devait être vachement dangereuse vu l'amateurisme et l'incompétence généralisés.
On sent d'ailleurs qu'ils en étaient fiers et que c'est vraiment le money shot du film, au point d'en avoir fait le visuel de cette édition VHS américaine.
Une explosion d'hélicoptère comme on les aime.
Parmi le champ de navets que constitue la carrière de l'auteur d'Ultime Combat, celui-ci s'avère l'un des plus comestibles. On ricane gentiment pendant les vingt premières minutes, on s'ennuie ferme au milieu, puis les zygomatiques sont de nouveau titillés durant la dernière demi-heure, jusqu'à finir le visionnage sur de tonitruants éclats de rire et une mine ravie, tandis que défile le générique de fin et sa ringardissime chanson "Freedom" à la gloire des USA. Sans atteindre tout à fait les tréfonds de misère tiers-mondiste de Mankillers (ici, il y a un hélico, le film paraît donc un peu plus "riche"), Patrouille dans la jungle se situe tout de même sous le seuil ultime de pauvreté du film d'action commando, à la limite de la situation d'urgence alimentaire. D'autre part, les éclairs de folie, le bricolage maladroit et la profonde crétinerie de ce sous-ersatz de Retour vers l'enfer et de Rambo 2 le font surnager du tout venant des commando-flicks de l'ère Reagan.
En forêt, on tombe parfois sur de sacrés loustics, en train de tourner des films singulièrement ringards. C'est aussi pour ça qu'on aime la forêt.

(Un très grand merci à Cyborg pour son aide précieuse)
Cote de rareté - 5/ Pièce de Collection
Barème de notationPour voir ce petit film de flingages décérébrés dans sa VF d'époque joyeusement ordurière, il faudra encore vous orienter vers le format VHS. Le film est sorti chez "Cobra Vidéo" et chez "Vidéo Poche" sous le titre Patrouille dans la jungle avec des visuels presque identiques. On le trouve également chez les petits farceurs d'"Initial Vidéo" sous les titres The Last Hero (chez leur sous-marque "Triangle Vidéo") et Military Force (sous-marque "Monitor Vidéo").
Les cassettes de Cobra Vido et de Vidéo Poche et leur accroche qui n'a pas beaucoup de sens.
Un visuel piqué à "Riposte Immédiate" avec Fred Dryer, une photo au dos de Reb Brown dans "Freedom Force" alias "Mercenary Fighters", un résumé et des crédits qui correspondent à "Un Mercenaire pour l'Enfer"... Un véritable jeu de piste pour nanardeurs !
Ce coup-ci, ils ont piqué l'affiche originale de "Mission Suicide : Strike Commando 2" et ils annoncent John Saxon en vedette. On est décidément bien facétieux chez Initial...
Attention cependant à ne pas vous faire arnaquer par "Les Mercenaires de l'Apocalypse" (toujours chez Initial) :
Cette fois, à peu près tout correspond à notre film (crédits, résumé, image de Maria Rosado au verso...), mais à l'intérieur on se retrouve avec un navet gnangnan mettant en scène deux chanteurs de country ! Là, ce n'est plus drôle du tout.
