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Howard Vernon

(1ère publication de cette bio : 2005)

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Notre interview exclusive d'Howard Vernon où l'acteur évoque les méandres de sa carrière.

Le cinéma bis (séries B et Z mêlées), a fortiori le nanar qui se confond souvent avec lui, a toujours été un réservoir de comédiens plus ou moins méconnus : acteurs, de métier ou de talent, tombés dans la débine ou n’ayant jamais réussi à s’imposer durablement dans le cinéma de série A. Pour un Klaus Kinski qui réussit à se tirer de l’ornière du bis grâce à sa rencontre avec Werner Herzog (et alterna par la suite séries B, films de prestige et nanars absolus dans une frénésie déconcertante), combien d’interprètes furent condamnés à demeurer durablement des "gueules", souvent inoubliables, des bas-fonds du cinéma 

Parmi les interprètes de ce cinéma souvent délicieusement décadent, y compris dans ce qu’il a de plus nanardesque, Howard Vernon brille d’un éclat particulier, tant son visage, son talent, sa diction étrange, contribuèrent à donner un peu de vie aux séries Z les plus putrides. Interprète de Melville, de Godard, de Fritz Lang, mais surtout acteur fétiche de Jesus Franco, ce remarquable comédien, si sa filmographie donne parfois l’impression d’un certain gâchis, compte parmi ceux qui contribuèrent, pendant des décennies, à donner du souffle et des visages à ce cinéma "différent" que nous aimons tant.


Howard Vernon, de son vrai nom Mario Lippert, est né officiellement (Cine-Zine-Zone n°20) le 15 Juillet 1914, à Baden, en Suisse alémanique, d'un père suisse et d'une mère américaine. Selon le Dictionnaire du Cinéma d'épouvante de Robert de Laroche, Vernon serait en réalité né en 1908, pour des raisons qui seront détaillées plus bas. Il passe une grande partie de son enfance en Amérique. Rentré en Europe, il fait ses études secondaires à Nice, puis à Berne, avant de s'établir définitivement en France. Son père souhaitait le voir travailler dans l’hôtellerie : après avoir suivi un temps cette voie pour lui faire plaisir, le jeune Mario se lance rapidement dans l’apprentissage du métier d’acteur. Il gagne sa vie en exerçant divers emplois dans des salles de spectacle : il sera notamment, en 1939, danseur de claquettes au Casino de Paris, et se produira également à l’Alcazar.

Avec l’Occupation, notre homme trouve l’occasion, grâce à sa maîtrise de la langue germanique, d’un emploi original : les autorités Allemandes ont en effet lancé un projet de télévision, destiné aux troupes et aux blessés des hôpitaux (qui sera d’ailleurs la première télévision jamais diffusée en France !). Howard Vernon, comme d’autres comédiens germanophones, y interprète de petites saynètes dont les archives n’ont malheureusement pas été conservées.

C’est avec la Libération que la carrière de notre ami va cependant prendre réellement son envol : le cinéma français a un grand besoin d’acteurs pouvant interpréter des officiers Allemands crédibles : l’accent nasillard de Vernon, sa connaissance de l’Allemand, sa distinction naturelle et son visage à la fois séduisant et inquiétant, à la Boris Karloff, le rendent idéal pour ce type d’emploi, qu’il va tenir à la chaîne dans les premières années de l’Après-guerre. Howard Vernon débute en interprétant un petit rôle d’officier prussien dans Boule de Suif, d’après Maupassant, puis enchaîne les rôles d’officiers nazis dans des films à la gloire de la Résistance comme Un Ami viendra ce soir, Les Clandestins, Jéricho, ou Le Père tranquille. Alors qu’il commence à se lasser de cet emploi, c’est paradoxalement sa notoriété en tant que "nazi de service" qui va lui donner l’occasion de tenir ce qui est considéré comme son plus grand rôle : Jean-Pierre Melville l’embauche en effet pour Le Silence de la mer (1947), d’après le roman de Vercors. Howard Vernon y tient le rôle principal, celui d’un officier Allemand pacifiste, anti-nazi et francophile, hôte imposé durant l’Occupation de deux français qui, par patriotisme, refusent de lui adresser la parole.

Le rôle est écrasant pour Howard Vernon, car il est quasiment le seul dans cette œuvre austère à parler durant tout le film (la voix de son hôte français ne parvenant au spectateur qu’en voix off). Tout le film repose donc sur ses épaules et il se sort superbement de cet emploi, sa diction étrange et envoûtante portant merveilleusement le rythme décalé du récit. Howard Vernon s’impose enfin comme un acteur raffiné et subtil, capable de tenir les rôles les plus écrasants. C'est apparemment à ce moment qu'Howard Vernon aurait commencer à tricher sur son âge en se retirant six ans, autant par coquetterie que pour ne pas passer pour "trop vieux" aux yeux des métiers du cinéma, alors qu'il venait de connaître son premier grand rôle à 39 ans.


La suite immédiate de sa carrière ne tiendra hélas pas ses promesses : si Vernon, grâce à sa maîtrise de l’Anglais et de l’Allemand, apporte son concours aux cinémas de plusieurs pays, notamment quelques coproductions anglaises ou américaines tournée à Paris ou aux studio de la Victorine à Nice, il ne parvient pas à retrouver de rôle à la hauteur, se contentant de jouer les utilités, comme deux petits rôles de lords anglais pour Sacha Guitry dans Si Versailles m'était conté et Napoléon. Sa diction, marquée par son accent suisse, et son physique inhabituel le cantonnent aux seconds rôles plus ou moins inquiétants. Il travaille également dans la post-synchronisation de films étrangers (un travail auquel il reviendra régulièrement, puisqu'on reconnaît son timbre sous l'atroce accent russe de Mike Cohen dans Sabotage !). Howard Vernon ne prend pas forcément sa carrière très au sérieux et y voit surtout un moyen de voyager et de s'amuser. Au gré des rôles il croise David Niven en Mouron Rouge, Errol Flynn en pirate (La taverne de New Orléans) ou une Brigitte Bardot sur le point d'exploser dans Manina, Fille sans voile.

Un nouvel emploi se présentera à lui avec la vogue du polar français dans les années 1950 : dans La Môme vert-de-gris , Vernon est un méchant classieux et sadique face à l’agent du FBI Lemmy Caution, interprété par Eddie Constantine. C’est le début d’une nouvelle série de rôles, dans des films de qualité variable (et qui souvent ne résisteront pas à l’épreuve du temps) mais qui permettront à notre homme de s’imposer comme un visage incontournable du cinéma de genre français : Monsieur Scrupule, gangster, Pas de souris dans le business , Jusqu’au dernier, Nathalie, agent secret, Interpol contre X.

La Môme vert de gris:  Face à Eddy Constantine, acteur américain devenu superstar en France dans les années 50 avec son Lemmy Caution détective/agent du FBI à la cool entre James Bond et Philipp Marlowe  dans une saga 8 films plus deux réinterprétations plus distanciées par Jean-Luc Godard.

Il retrouve également à plusieurs reprises Jean-Pierre Melville, qui lui donne notamment l’occasion de participer à un film de gangsters plus raffiné : Bob le flambeur (1955). Abonné aux seconds rôles de méchants et de tueurs inquiétants, il tient notamment cet emploi en Allemagne dans le dernier film de Fritz Lang, avec qui il restera ami, Le Diabolique Docteur Mabuse (1960) où, en tueur froid, il tue ses victimes à l’aide d’un fusil à clous. il parodiera d’ailleurs son emploi habituel en apparaissant dans le décalé Alphaville de Jean-Luc Godard, où il tiendra le rôle du Professeur Leonard Von Nosferatu, et affrontera à nouveau Eddie Constantine.

Décidement il y a toujours un flingue entre nous Mr Caution

Se partageant entre l'Allemagne, la France et l'Espagne, il retrouve Melville pour Léon Morin Prêtre (1962) ou participe en 1960 à la seule réalisation de Frédéric Dard, Une Gueule comme la mienne sorti aussi sous le titre Gestapo contre X après le désistement du premier réalisateur préssenti. Celui-ci avouera avoir tout délégué à son assistant, un jeune Pierre Granier-Deferre.

Le cantonnement de Howard Vernon au cinéma de genre policier commence cependant à ressembler à une ornière. En 1962, les rets du destin se tendent et Howard Vernon interprète, dans une coproduction franco-espagnole d’Eurociné, la compagnie de l'illustre Marius Lesoeur, ce qui sera à la fois son rôle le plus célèbre, le début d’une longue collaboration, et le début de sa descente vers les enfers du nanar. Il avait déjà tourné en Espagne pour les Lesoeur dans quelques productions historiques ou polars de cabarets, mais jusqu'alors il n'avait jamais plongé dans le genre horrifique qui commence à connaître un véritable essor en Europe au début des des années 60. Dans le rôle-titre de L’Horrible Docteur Orloff de Jesus Franco, Vernon fait merveille en savant fou froid et sadique, acharné aux plus glauques expériences sous le prétexte de guérir la maladie de sa fille.


Le Docteur Orloff et sa créature Morpho (« L'Horrible Docteur Orloff », de Jesus Franco)


Après ce petit classique de l’horreur européenne et du cinéma de quartier, qui reste considéré comme le meilleur film de son auteur, la collaboration de Howard Vernon avec Jesus "Jess" Franco va se poursuivre pour le meilleur et pour le pire, jusque dans les pires productions de l’Espagnol fou et les plus lamentables Z d’Eurociné. La qualité de la plupart de ses films ne va hélas pas cesser de se dégrader. Vernon s'en accomode finalement et prend cette évolution de sa carrière comme un moyen de voyager et de vivre des expériences originales : personnage singulier, esthète, photographe à ses heures, il trouve finalement dans la marginalité de la série Z une sorte d'écho à sa propre personnalité.




Howard Vernon, prêt à détrôner Christopher Lee !





En bourreau sadique dans « The bloody judge » aka « Il trono di fuoco » de Franco avec Christopher Lee justement. Semble t-il inédit chez nous.



Dès les années 1970, bien que Vernon continue de participer, dans des rôles de plus en plus secondaires, à des films de prestige (« Le Train » de John Frankenheimer, « Guerre et amour » de Woody Allen…), son visage s’identifie désormais à la pire série Z européenne, avec ou sans Jesus Franco : « Les Orgies du Dr Orloff », « Trois filles nues dans l’Île de Robinson » et autres « Les Exploits érotiques de Maciste dans l’Atlantide ».



Sans oublier, dans le désordre, l’épaisse gaudriole de « Célestine bonne à tout faire », film érotique de Franco ou il joue le grand-père gâteux et obsédé, et des bijoux comme « La Vie amoureuse de l’homme invisible » (alias « Orloff et l’homme invisible ») de Pierre Chevalier, réputé être l’un des pires Eurociné, « Les Week-Ends Maléfiques du Comte Zaroff » (un nanar d'horreur ahurissant de Michel Lemoine), et le célèbre « Le Lac des Morts-Vivants » de JA Lazer alias Jean Rollin. Howard Vernon réussit pourtant, jusque dans ses pires nanars et navets et ses rôles les plus ridicules, à garder une parcelle de sa dignité, éclipsant souvent sans peine ses partenaires. Plus ou moins spécialisé dans le film d'horreur, Howard est devenu le Christopher Lee du pauvre, le Vincent Price du producteur nécessiteux, le Peter Cushing de la série infra-Z ! Le triptyque de Jesus Franco, « La Fille de Dracula », « Dracula prisonnier de Frankenstein », et « Les Expériences Erotiques de Frankenstein », provoque encore des délires hallucinatoires chez les spectateurs rescapés ! On verra même Vernon dans « Revenge in the house of Usher », un Eurociné de Franco bidouillé avec des stock-shots de « L'Horrible Dr Orloff », censés être des flash-back !







Jesus et Howard



Il fera d’ailleurs preuve d’une grande fidélité à Jesus Franco, jusqu’à soutenir que « même dans les films les plus merdiques de Franco, il y a au moins une scène sublime ! » Comédien stakhanoviste, notre homme continue de remplir sa filmographie à toute allure, apparaissant aussi bien dans ses sempiternelles séries Z que dans des œuvres plus prestigieuses ou des films d’auteur plus ou moins confidentiels comme « Le Champignon des Carpates » de Jean-Claude Biette, ou « La Mort d’Empédocle » de Jean-Marie Straub (un film dont il dira pis que pendre!). On le voit également dans la collection des incroyables gueules de « Delicatessen », où il joue le vieillard éleveur, par nécessité alimentaire, de grenouilles et d’escargots.



Avec Tonie Marshall sur « Le champignon des Carpathes », film d’auteur de Jean-Claude Biette de 91 sur les angoisses de la création pendant un accident nucléaire.



A l’orée des années 1990, Howard Vernon connaîtra une manière de réhabilitation, avec un hommage rendu par la Cinémathèque Française à sa colossale filmographie. Soudainement devenu un acteur « branché », il apparaît dans quelques films d’auteur français comme « Le Rocher d’Acapulco » de Laurent Tuel, ou « Banqueroute » d’Antoine Desrosières. Mais il est bien tard, et l'interprète du Docteur Orloff meurt à Paris le 25 juillet 1996.





Si sa filmographie laisse parfois un goût amer d’inachevé, tant son talent apparaît avoir été sous-employé, et tant il fut parfois confiné aux tréfonds de la nanardise, il restera l’un des visages les plus marquants du cinéma bis européen et, par sa filmographie kilométrique, un vétéran du septième art, dont la longévité professionnelle ne peut qu’inspirer le respect. Chapeau l’artiste !

 

Sources iconographiques : Notrecinema.com -Moriareviews.com

- Nikita -

Films chroniqués

Filmographie

 

 

 

 

 

 

 

1964 - Le Train (The Train)

1964 -De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts (téléfilm)

1964 - L'ange noir du Mississippi (Bienvenido, padre Murray)

1963 - Autopsie d'un crime (Autopsia de un criminal) 

1963 - Le Vice et la vertu

1962 - Un Cas intéressant (téléfilm)

1962 - Zorro le Vengeur  (La Venganza del Zorro)

1962 -Le Sadique Baron Dr Klaus (La mano de un hombre muerto)

1962 - L’Horrible Docteur Orloff (Gritos en la noche)

1962 - Interpol recherche... (Han matado a un cadaver)

1961 - Léon Morin, prêtre

1961 - Le Capitaine Tempête (La Spada della Vendetta)

1961 - Première Brigade criminelle

1961 - Le Dernier passage (The Secret Ways)

1961 - Les Concini (téléfilm dans la collection: L'Histoire dépasse la fiction)

1960 - Division Brandeburg

1960 - Interpol contre X  

1960 - Le Diabolique Docteur Mabuse (Die 1000 Augen des Dr. Mabuse)

1960 - Une gueule comme la mienne - Gestapo contre X 

1960 - 6 Heures, quai 23 (Muerte al Amanecer)

1959 - Nathalie agent secret

1959 - Heiße Ware

1958 - Témoins à abattre (Dr Crippen lebt)

1958 - Othello

1958 - Sursis pour un vivant

1957 - Jusqu'au dernier

1957 - Der Herr im ersten Stock (Téléfilm allemand)

1957 - Weekend (Téléfilm allemand)

1957 - Monsignores große Stunde (Téléfilm allemand)

1957 - La Rivière des Trois jonques

1957 - Zwischen Meer und Himmel (Téléfilm allemand)

1956 - Bob le flambeur

1956 - Les enquêtes du commissaire Prévost (série TV - 1 épisode)

1956 - Alerte aux Canaries

1956 - Douglas Fairbanks, Jr., Presents (série anthologique américaine tournée en Angleterre - 1 épisode)

1956 - Das Abschiedsgeschenk (téléfilm allemand)

Non ce n'est pas le James Bond

1956 - Opération Tonnerre (tourné en 54 mais sorti deux ans plus tard)  

1956 - Ce soir les souris dansent (la melodia misteriosa - première participation à une coproduction Eurociné)

1956 - 08/15 Go Home! (In der Heimat)

1955 - Die Grune Kanaku (téléfilm allemand)

1955 - Gottes Utopia (téléfilm allemand)

1955 - Kopf in der Schlinge (téléfilm allemand)

1955 - Chasse au crime (Paris Precint - série TV franco-américaine -1 épisode)

1955 - Pas de souris dans le business

1955 - Le fugitif d'Anvers (El fugitivo de Amberes)

1955 - Napoléon (non crédité)

1954 - Si Versailles m’était conté

1954 - Le fantôme du cirque (Das Phantom Des Grossen Zeltes)

1953 -Monsieur Scrupule, gangster

1953 - Lucrèce Borgia

1953 - Le Petit Jacques

1953 - La Môme vert-de-gris

1953 - Das Geheimnis vom Bergsee (version alternative en allemand de la Fille au fouet)

1952 - La Fille au fouet

1952 - Manina la fille sans voile

1952 - Si ça vous chante

1951 - Boîte de nuit

1951 - La Taverne de New Orléans/ aventures à New Orléans (Adventures of Captain Fabien)

1950 - Le Dernier témoin (Black jack)

1950 - Fusillé à l’aube

 

1950 - L’Auberge du péché

1949 - L’Homme de la tour Eiffel (The man on the Eiffel Tower)

1949 - le Mouron rouge (The Elusive Pimpernel)

1949 - Le Silence de la Mer

1948 - Du Guesclin

1948 - Le Diable boiteux

1947 - Les Jeux sont faits

1947 - Les Chouans 

1947 - Le Bataillon du ciel

1946 - Jéricho

1946 - Les Clandestins

1946 - La Foire aux chimères

1946 - Le Père Tranquille

1945 - L’Insaisissable Monsieur Frédéric

1945 - Nuits d’alerte

1945 - Un ami viendra ce soir

1945 - Boule de Suif

















1965

Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution

Quoi de neuf, Pussycat ?

1966

Opération Opium

La Curée

Residencia para espias

Le Diabolique Docteur Z / Dans les griffes du maniaque

Le Chien fou

1967

La Nuit des Généraux

La Fantastique histoire d’Eddie Chapman

La Prunelle

L’Inconnu de Shandigor

1968

Necronomicon

Mayerling

Castle of the Bloody Lust



1969

Les Orgies du Dr Orloff

Marquis de Sade : Justine

Les Têtes brulées

La Rose écorchée

1970

Il Trono di fuoco

Un Beau Monstre

1971

Le Labyrinthe du sexe

Der Teufel Kam aus Akasava

X312 Flug zur Hölle

Sie tötete in Ekstase

Orloff et l’homme invisible / La Vie amoureuse de l’homme invisible

Jungfrauen Report

1972

Trois filles nues dans l’Île de Robinsone

La Fille de Dracula

Dracula prisonnier de Frankenstein

Les Expériences érotiques de Frankenstein

Les Ebranlées

Les Démons

1973

Les Gloutonnes / Les Exploits érotiques de Maciste dans l’Atlantide

Christina princesse de l’érotisme / Une Vierge chez les mort-vivants

Chacal

Journal intime d’une nymphomane

Paris sex murders

L’Alphoméga

1974

Quartier de femmes

Plaisir à trois

Un Capitaine de quinze ans

Célestine bonne à tout faire

Les Possédées du diable

Le Jardin qui bascule

Les Intrigues de Sylvia Couski

1975

L’Important c’est d’aimer

Guerre et amour

Change pas de main

Le Miroir obscène

Les Croqueuses

La Marque de Zorro

1976

L’Assassin musicien

Les Week-ends maléfiques du Comte Zaroff

1977

Visa pour l’enfer

Le Théâtre des matières

1979

De Dunkerque à la victoire

Les Belles manières

1981

Le Lac des Mort-vivants

Docteur Jekyll et les femmes

L’Appât du gain

1982

Loin de Manhattan

Revenge in the House of Usher / La Chute de la Maison Usher

Pan pan

Sola ante el terror

1983

Sangre en mis zapatos

Mad Mutilator/Ogroff

1984

Le Fou du Roi

El Siniestro Doctor Orloff

Furia en Jamaica

The Boy who had everything

1985

Sac de noeuds

1986

Viaje a Bangkok, ataud incluido

1986

Faubourg Saint Martin

Las tribulaciones de un Buda Bizco

Commando Mengele / L'Ange de la Mort

1987

Terminus

La Mort d’Empèdocle

Dernier été à Tanger

La Voix du désert

El Aullido del Diablo

1988

Le Funiculaire des anges

Les Prédateurs de la nuit

Somewhere in Europe

1989

Schwarze Sünde

1990

Le Champignon des Carpathes

1991

Delicatessen

The Girl who came late

1992

Faux rapports

1993

Tête de citrouille

1994

Terre sainte

La Part du serpent

Hey Stranger

1996

Le Complexe de Toulon

Le Rocher d’Acapulco

Banqueroute (sorti en 2000)

2000

Dr Wong’s virtual hell (film tourné après la mort de Vernon, où il apparaît via des stock-shots)