Chat
Mammifère de la famille des félidés. Accessoire indispensable du film d'horreur. Il fait nuit, le danger rôde. La peur au ventre, le personnage s'avance dans la pénombre une arme à la main, défense dérisoire contre la menace oppressante cachée dans les ténèbres. Soudain, un grand bruit retentit, faisant sursauter l'assistance, immédiatement suivi d'un Meow tandis qu'une ombre furtive file se cacher. Ouf ! Ce n'était qu'un chat ! Le héros se détend un instant, riant de sa propre terreur. C'est généralement ce moment-là que l'alien ou le psycho killer choisit pour frapper.

Ce procédé qui consiste dans un film à faire monter la tension puis à faire soudainement sursauter le spectateur s'appelle un jump scare. Les jump scares impliquant des chats sont si nombreux qu'ils portent eux aussi un nom : cat scare.
Vous pouvez en voir un florilège dans l'épisode N°88 de Escale à Nanarland.
Cette scène est un passage incontournable de tout film de suspense qui se respecte, à tel point que le procédé finit par être usé jusqu'à la corde, et l'élément déclencheur de frousse est à chaque fois un matou apeuré. Il n'y a pas de raison logique, pas de justification rationnelle et très peu d'exceptions. C'est comme ça, point.
Le chat ne se cantonne toutefois pas toujours à un rôle de figuration dans les films d'horreur. Nanarland compte d'ailleurs plusieurs spécimens réjouissants de films à base de chats tueurs (Le Clandestin), voire mangeurs d'hommes (La Nuit des Mille Chats).
